Lundi 16 novembre 2009
Pour fêter ses 4 ans, L'Association Grand Paris lance aujourd'hui  la version béta de son nouveau site :

www.associationgrandparis.fr

Je vous remercie pour votre compréhension

Ce blog demeurera ouvert pour l'ensemble des archives depuis octobre 2006

Cordialement,
Antonio Duarte
Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : Association Grand Paris
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Lundi 16 novembre 2009
L’idée de proposer des petites voitures électriques en libre-service fait son chemin. Dans dix-huit mois, il devrait y avoir 3000 véhicules en location à prix modique.

De nouvelles communes qui adhèrent, des réunions publiques pour informer les habitants sur l’implantation des stations, et bientôt un appel d’offres… Après un léger retard à l’allumage, Autolib’ avance.
D’ici à 2011, le réseau de voitures électriques en libre-service voulu par Bertrand Delanoë sera lancé dans Paris et une trentaine de villes limitrophes.
Pour définir la physionomie de ce service unique au monde (nombre de places dans les voitures, conditions d’utilisation) ,le syndicat mixte chargé de gérer ces nouveaux engins finalise actuellement un cahier des charges pour la publication d’un appel d’offres prévue le 10 décembre. Petite visite sous le capot d’Autolib’.

700 stations à Paris. Lors de la mise en service d’Autolib’ dans un an et demi, on comptera 1 000 stations et 3 000 véhicules à Paris et en petite couronne. La capitale sera équipée de 700 stations : 500 sur la chaussée et 200 en sous-sols. Après une première phase de rodage, le réseau Autolib’ pourra s’étoffer jusqu’à 1 400 stations et 4 000 voitures.

De 4 € à 5 € la demi-heure. Disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les voitures pourront être utilisées en trace directe, c’est-à-dire qu’il sera possible de déposer le véhicule dans une station différente de celle de départ. Petites (deux ou quatre places), les Autolib’ seront bon marché pour inciter les Parisiens à délaisser leur voiture. L’abonnement coûtera de 15 à 20 € par mois, et la demi-heure d’utilisation sera facturée entre 4 et 5 €.

Vols et vandalisme. Le vandalisme inquiète beaucoup la mairie de Paris, vu le traitement subi par les Vélib’ : 7 800 vélos volés et 11 800 endommagés en deux ans. « C’est un sujet sur lequel nous sommes particulièrement attentifs, confirme Annick Lepetit, adjointe de Bertrand Delanoë en charge des transports. Le cahier des charges insistera sur ce point. Les candidats devront proposer des solutions : peintures et pare-chocs de qualité, stations sécurisées, mais aussi campagne de sensibilisation en direction des utilisateurs. »
LE PARISIEN 14/11/09
Par Association Grand Paris - Publié dans : Transports
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Lundi 16 novembre 2009
La secrétaire nationale des Verts, candidate aux régionales, aura notamment pour colistier, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand.

Mars 2010 dans son viseur. Cécile Duflot, tête de liste du rassemblement des écologistes, a lancé samedi la campagne en Ile-de-France, en insistant sur la dimension sociale de son projet et sa volonté de «remettre la proximité au cœur de notre territoire»

Lors d'un forum d'Europe Ecologie, devant plus de 600 personnes réunies au Palais des congrès d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), la secrétaire nationale des Verts a appelé à une «région village qui rassemble les Franciliens», une «région réconciliée», après des tables-rondes où la répartition inégale des richesses et la spéculation foncière ont été vivement critiquées.

Cécile Duflot, qui accueillera, entre autres, sur sa liste Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a salué les «gens qui s'engagent vraiment, sincèrement, sur une conviction très forte».

Selon l’associatif, ce sont les écologistes qui ont «le plus de courage politique pour engager les réformes» nécessaires pour lutter contre l'exclusion, alors qu'avec la crise, «les gens sont de plus en plus précarisés». Très applaudi, il a assuré rejoindre le mouvement «non parce que déçu mais parce que convaincu». «Je crois profondément au pragmatisme de votre parti, de votre groupe. L'écologie doit être au centre de toutes les politiques», a-t-il plaidé.

Lors des tables-rondes sur l'urgence climatique ou le Grand Paris, Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) de la région, a estimé que «le premier défi en Ile-de-France, c'est le défi social». La sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet, a affirmé que les écologistes combattront «de toutes leurs forces» le projet sur le Grand Paris, appelant à concevoir, à la place, «un projet qui réconcilie, ressoude, n'oublie personne».

LIBERATION 14/11/09

Par Association Grand Paris - Publié dans : Régionales 2010 IDF
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Lundi 16 novembre 2009

Les socialistes Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, seront reçus lundi à déjeuner par Nicolas Sarkozy à propos du projet de loi controversé sur le Grand Paris, a-t-on appris dimanche de source régionale. Répondant à une invitation de M. Sarkozy, les deux responsables PS vont de nouveau dénoncer le projet que doit défendre le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale Christian Blanc à l'Assemblée nationale à partir du 24 novembre, a-t-on précise de même source. Ils considèrent que ce projet n'a rien à voir avec l'"état d'esprit" du discours du 29 avril de M. Sarkozy, au cours duquel le chef de l'Etat avait annoncé 35 milliards d'investissements pour les transports en Ile-de-France. M. Sarkozy avait à l'époque validé à la fois le projet de métro automatique de M. Blanc et le plan de mobilisation de M. Huchon. Lundi dernier, M. Huchon a jugé "complètement réducteur" le texte du gouvernement, qui "se limite à quatre, sept, 10 territoires majeurs reliés par un métro souterrain, point" alors qu'au départ c'était "un projet de haute volée". Il a dénoncé une "usine à gaz" n'offrant "aucune sécurité juridique", sa compatibilité avec le schéma directeur de la région n'ayant "pas été vérifiée". De son côté, M. Delanoë a déclaré que le projet de loi "est la négation du discours du 29 avril". "Je suis content quand l'Etat intervient en IdF et dans la métropole, mais il ne faut pas que ce soit la schlague", a affirmé le maire de Paris.

AFP 14/11/09

Par Association Grand Paris - Publié dans : Actualité Grand Paris
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Vendredi 13 novembre 2009
Le projet de loi sur le Grand Paris a été adopté jeudi à l'Assemblée nationale en commission, avec des amendements sur les transports et la gouvernance, avant l'examen en séance publique à partir du 24 novembre. Le projet prévoit une rocade autour de Paris, soit 130 km de nouvelles lignes de transport public. "On devrait pouvoir lancer les travaux début 2013", a récemment déclaré Christian Blanc, le secrétaire d'Etat chargé du projet du Grand Paris, qui défendra le texte au Parlement.. Selon les amendements adoptés, les députés ont prévu que "le nouveau réseau de transport public du Grand Paris doit être indépendant sur le plan du financement des mesures pour améliorer et moderniser les structures existantes". Adopté à l'unanimité, un autre amendement prévoit que ce futur réseau soit "interconnecté aux autres réseaux de transport urbain en Ile-de-France". Par ailleurs, un représentant des communes devra siéger au conseil de surveillance du futur établissement public "Société du Grand Paris". Il s'agit d'assurer "une représentation directe" des communes, "même si elle devra demeurer modeste", selon les auteurs de cet amendement. Un autre amendement entend "réaffirmer le principe d'égalité d'accès aux marchés". Les députés souhaitent aussi "une séparation juridique entre l'activité de gestion de l'infrastructure et celle de l'exploitation de services". Ils veulent "confier à la RATP les missions de gestionnaire jusqu'à la date d'ouverture à la concurrence du réseau métro". Annick Lepetit, député PS de Paris, a indiqué lundi que le gouvernement comptait financer par emprunt à hauteur de 17 milliards d'euros son projet de métro automatique autour de Paris reliant de futurs pôles économiques.
AFP 12/11/09
Par Association Grand Paris - Publié dans : Actualité Grand Paris
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Jeudi 12 novembre 2009

 

AssociationGrandParis

Association pour une gouvernance métropolitaine


COMMUNIQUE DE PRESSE

L'Association Grand Paris se félicite des premiers amendements au projet de loi sur le Grand Paris mais demande davantage de cohérence pour doter la métropole des outils qui permettront d'aménager de façon plus efficace et solidaire le Grand Paris !

L'amendement demandant au futur métro d'être « interconnecté aux autres réseaux de transport urbain en Ile-de-France » va permettre d'accroître l'efficacité du futur métro du Grand Paris. Les réseaux secondaires de tramway et bus doivent aussi être réorganisés autour des futures gares pour mieux irriguer les bassins d'habitation alentours. Le Plan de Déplacement d'Ile de France (PDIF) doit en conséquence être revu. Les citoyens se félicitent du transfert de la concertation à la commission nationale du débat public afin d'avoir une vraie concertation responsable et constructive avec les habitants du Grand Paris qui sont les premiers concernés par le projet de loi.

L'Association Grand Paris demande en revanche que le projet de loi prévoit le renforcement des documents de planification opérationnelle qui demeurent largement insuffisants. L'Association préconise la création d'un « Plan d'aménagement du Grand Paris » qui réponde aux spécififités de la métropole parisienne et synthétise l'urbanisme, les transports, le développement économique et durable. Il proposera une vision de l'agglomération dense à 20 ans et sera élaboré par les élus locaux adhérents d'un EPCI métropolitain et co-validé par le Préfet de Région.

Pour Antonio Duarte , architecte-urbaniste et président de l’Association : « Ce nouveau document de synthèse deviendra la bible de l'aménagement du Grand Paris. Il permettra de sortir la métropole du chaos urbain et administratif actuel dans lequel les citoyens, les élus et l'Etat sont plongés. Il mettra fin aux incohérences actuelles entre les secteurs urbanisés, les réseaux de transport, et les pôles d'emploi qui conduit à un ralongement des durées de transport. Il permettra d'accroître l'efficacité du plan gouvernemental en responsabilisant les élus locaux à l'avenir de leur agglomération. Il ne manquera plus qu'une péréquation fiscale et une gouvernance commune pour que le Grand Paris devienne une réalité démocratique.»



Le Plan d'Aménagement du Grand Paris :

Le « plan d'aménagement du Grand Paris » est un nouvel outil de planification opérationnelle qui regrouperait et se substituerait à un ensemble de documents actuels tel que le SCOT, PLH, PDU. Ce document se substituerait, pour les Maires adhérents à l'EPCI au contrats de développement terrorial du projet de loi sur le Grand Paris, qui demeurent extrèmement flous et dont le périmètre à l'échelle municipale est trop réduit ! Ce plan donnera une vision synthétique et opérationnelle de la métropole à 20 ans. Il doit être inséré dans le projet de loi afin d'instaurer un cadre plus efficace, démocratique et solidaire.

Il sera adopté par un EPCI (Loi Chevènement) dont le périmètre correspondra à la métropole dense et qui sera confirmé par le Préfet de Région pour veiller à la cohérence du périmètre. L'EPCI pourra être une Communauté d'Agglomération (comme Toulouse aujourd'hui) ou une Communauté Urbaine (comme le Grand Lyon aujourd'hui). L'EPCI pourra, si la réforme des territoires en cours le permet, évoluer vers un statut de « Métropole ».

Il permettra également une meilleure application de la loi SRU à l'échelle de la métropole, en se substituant aux Maires récalcitrants.

Il complèterait utilement dans le coeur d'agglomération le SDRIF, dont l'échelle pourrait être élargie au Bassin parisien incluant ainsi la troisième couronne parisienne pour mettre fin à l'incohérence actuelle. Les PLU communaux devront se mettre en cohérence avec le « Plan d'aménagement du Grand Paris », qui devra pour sa part intégrer les éléments stratégiques du SDRIF dans le périmètre central de la métropole.

Il permettrait ainsi aux élus locaux de renforcer leur légitimité en matière d'aménagement tout en permettant à l'Etat de contribuer au développement de la Région capitale.



Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : communiqués de presse
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Jeudi 12 novembre 2009
La volonté du chef de l'Etat de supprimer la taxe professionnelle sur les investissements productifs nous oblige, nous, élus locaux et sénateurs, à regarder la réalité de notre pays. Notre économie et notre société ont évolué plus rapidement que nos finances locales, désormais inadaptées à ces mutations. Après la réforme de Dominique Strauss-Kahn, la taxe professionnelle pèse pour plus de 33 % sur le secteur industriel. Or l'industrie française a perdu 500 000 emplois en quinze ans, et sa part dans la valeur ajoutée n'a cessé de diminuer, tombant de 21 %, en 1988, à 14,1 %, en 2007.
Ce sont ainsi les entreprises les plus soumises à la concurrence internationale et les plus menacées de fermeture ou de délocalisation qui doivent porter le fardeau de la taxe professionnelle, un impôt sans aucun équivalent en Europe, dans l'OCDE et a fortiori dans les pays émergents. Plus une entreprise investit en France, plus elle est taxée. Plus une collectivité locale veut financer l'investissement public, plus elle augmente la taxe professionnelle, et donc plus elle pénalise l'investissement privé. Ce n'est bon ni pour la croissance, ni pour l'emploi, ni surtout pour les collectivités locales qui voient la base taxable stagner ou se réduire comme peau de chagrin.

Il fallait du courage pour mettre un terme à ce jeu de massacre économique. Ce courage, Nicolas Sarkozy l'a eu. Cela nous oblige désormais à la réflexion sans esquive. C'est à nous, sénateurs, qu'il revient, après les députés, d'affecter de nouvelles ressources modernes et pérennes aux collectivités territoriales pour leur permettre de financer leurs politiques de proximité.

A la demande des sénateurs UMP, le gouvernement s'est déclaré dès le mois de septembre ouvert aux propositions du Parlement. Nous nous en réjouissons. Les sénateurs UMP de la commission des finances du Sénat souhaitent donc donner à la réforme un cadre politique en définissant trois principes.

Le premier principe, celui de la cohérence, repose sur deux rendez-vous législatifs à créer. L'avenir des finances locales ne se décide pas sur un coin de table. Aussi nous estimons que c'est maintenant qu'il faut fixer les grandes orientations du nouveau système, en se gardant la possibilité de les faire évoluer à l'éclairage des réalités. On ne peut pas différer le vote des principes et des modalités. Mais au-delà, nous proposons donc deux rendez-vous législatifs. Le premier, préparé avant le 31 juillet 2010, pour préciser le dispositif de répartition des nouvelles ressources des collectivités territoriales sur la base de simulations que le gouvernement devra remettre avant le 31 mars 2010, pour chacune des collectivités concernées. Il devra prendre place dans le projet de loi de finances pour 2011.

Le second, avant le 31 décembre de l'année de promulgation de la future loi qui précisera la répartition des compétences des collectivités territoriales, afin d'en tirer les conséquences financières. Nous prendrons le temps qu'il faudra pour aboutir à une répartition des compétences et des ressources cohérentes.

Le second principe, celui de la confiance, repose sur une double garantie de ressources. Nous avons entendu les inquiétudes légitimes des élus locaux. Pour 2010, les recettes globales de 2009 seront maintenues, le gouvernement s'y est engagé, et le groupe UMP du Sénat y veillera. Pour 2011, première année de la réforme, nous protégerons les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) contre des "accidents de base" et nous corrigerons les éventuels écarts dégagés par les simulations. En revanche, une baisse de la valeur ajoutée nationale, intervenue trois fois depuis 1945, demanderait à tous un effort, y compris aux collectivités locales. Ce choix est de raison, car hélas ! la crise, ce n'est pas que pour les salariés, pour les entreprises et pour l'Etat. Les collectivités locales doivent en tenir compte.

Le troisième principe, celui de la solidarité, repose sur un bon équilibre entre territorialisation et mutualisation des ressources. En échange de la suppression de la taxe professionnelle sur les investissements productifs, les trois niveaux de collectivités locales disposeront d'un panier de recettes diversifié dont la composition variera selon les échelons. Parmi ces recettes figurera la cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée : un impôt moderne, avec une assiette large et dynamique qui justifie l'instauration d'un barème national.

Nous comprenons la décision de l'Assemblée nationale d'affecter au bloc communal et intercommunal une part de cette cotisation complémentaire et d'en répartir le produit par établissement ; cela renforcera le lien entre entreprises et intercommunalités. Mais nous souhaitons qu'une solution soit trouvée pour neutraliser l'effet de son barème progressif. Nous ne pouvons accepter qu'une collectivité dont le tissu économique est constitué de PME ne perçoive qu'un faible produit de contribution complémentaire, alors qu'une autre, dans laquelle serait implantée une grande entreprise, toucherait le maximum.

L' Ile-de-France plus complexe doit faire l'objet d'une évolution spécifique par des dispositifs plus appropriés. Pour les départements et les régions, le principe de solidarité par la répartition nationale de la cotisation complémentaire s'impose. La valeur ajoutée est en effet concentrée dans certains départements et des grandes métropoles où les sièges sociaux sont implantés, les services développés et les salaires plus élevés.

Or les départements les plus riches ne sont pas toujours ceux où les dépenses sociales et médico-sociales sont les plus lourdes. Des départements moins bien dotés, en particulier dans le milieu rural, accueillent de plus en plus de personnes âgées qui viennent s'y installer après avoir mené leur carrière professionnelle ailleurs. Ces départements sont alors confrontés à une hausse de leurs dépenses de solidarité alors que leurs ressources restent limitées. La mutualisation et la péréquation des ressources sont pour nous indispensables pour les départements et les régions.

De plus, il faudra de toute évidence trouver en 2010 une solution pérenne et adéquate pour aider les départements à financer leurs dépenses sociales obligatoires. Le débat sur les retraites et la dépendance doit en être l'occasion. D'une façon plus générale, nous considérons que la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités territoriales doivent non seulement prendre en compte les mutations économiques, mais aussi l'évolution d'une société composée de Français qui vivent dans une commune, travaillent dans une autre, achètent et prennent leurs vacances ou leur retraite encore ailleurs.

Nous ne pouvons plus raisonner comme autrefois, à périmètre fermé. Le temps n'est plus ni à la timidité, ni aux conservatismes, ni aux calculs trop locaux. La France doit adapter sa fiscalité locale et son organisation territoriale aux enjeux d'aujourd'hui. C'est le défi que nous proposons aux cent cinquante et un sénateurs UMP, tous ensemble, unis dans le même esprit de cohérence, de confiance et de solidarité, au service de nos territoires et de nos concitoyens. C'est une affaire de longue haleine. Raison de plus pour l'engager dès aujourd'hui et bâtir ici et maintenant une majorité pour la réforme lucide et courageuse.

Gérard Longuet est président du groupe UMP au Sénat ;

Philippe Marini est rapporteur général de la commission des finances du Sénat ;

et les sénateurs UMP de la commission des finances.

LE MONDE | 11.11.09
Par Association Grand Paris - Publié dans : France : Débat Territoires
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Jeudi 12 novembre 2009
Ni claire ni juste." Après Edouard Balladur, qui avait utilement rappelé qu'il fallait "savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance", et Alain Juppé, selon lequel, avec ce projet, "le gouvernement cherche la provocation", on sait désormais ce que pense Jean-Pierre Raffarin de la réforme de la taxe professionnelle voulue par l'Elysée.
Ainsi, trois des quatre derniers chefs de gouvernement issus du parti majoritaire (Dominique de Villepin ne s'est pas encore exprimé sur le sujet...) critiquent ouvertement et vertement un projet de réforme en cours.

On cherche vainement un précédent à cette situation dans l'histoire politique de notre pays. Leur accumulation même montre bien que ces critiques dépassent le simple cadre des chamailleries habituelles au sein d'un parti politique. Au contraire, elles sont le symptôme de l'inquiétude profonde qui s'est emparée de la très grande majorité des élus locaux depuis que la réforme de la taxe professionnelle a été annoncée.

Cette inquiétude est fondée. Pour s'en convaincre, il n'est qu'à écouter le ministre du budget, qui déclarait, lundi 2 novembre, que cette réforme était "faite pour les entreprises d'abord".

Comment exprimer plus clairement la philosophie qui guide la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, pour qui les collectivités locales sont et doivent rester "secondaires" ? L'important, pour l'exécutif, c'est d'alléger le plus possible la fiscalité des entreprises, y compris - c'est en cela que l'on peut véritablement parler de "cadeau" - de celles qui n'en ont aucun besoin, notamment parce qu'elles ne sont pas soumises à la concurrence internationale. Dans ce cadre, les collectivités ne peuvent être que des forces de résistance qu'il convient d'entraver et de stigmatiser, comme le montre, par exemple, le discours récurrent sur leurs dépenses.

La discussion du projet de réforme à l'Assemblée nationale en a d'ailleurs fourni un exemple éclatant puisqu'un amendement déposé par l'UMP et soutenu par le rapporteur général du budget, qui visait non pas à supprimer mais à diminuer légèrement le montant de la baisse d'impôt que constitue cette réforme, a été repoussé... par les députés UMP, sous la contrainte du gouvernement relayant la position du Medef !

M. Copé, qui a, en l'occurrence, pris le parti du gouvernement, a d'ailleurs bien montré à cette occasion que la "coproduction législative" dont il s'était fait le promoteur n'était qu'un jeu de rôles qui devait prendre fin dès lors qu'il s'agissait d'intérêts patronaux...

Aurait-on imaginé, il y a quelques années encore, qu'un gouvernement soutenu par des parlementaires du centre, issus de l'UDF et du CDS, authentiquement décentralisateurs, puisse décider de supprimer l'impôt économique local et de bouleverser l'architecture de la fiscalité locale aussi rapidement, sans vouloir prendre le temps de simuler l'impact de cette réforme sur les territoires et pire, sans vouloir d'abord définir les missions des collectivités à financer ? Assurément non.

Cet épisode illustre ainsi parfaitement à quel point la création, en 2002, de l'UMP, puis l'accession de Nicolas Sarkozy à sa tête ont conduit à la dissolution des anciennes sensibilités de l'UDF et du CDS dans un parti unique, où la logique jacobino-libérale, celle de Margaret Thatcher, a écrasé toutes les autres identités.

La suite du débat sur la taxe professionnelle sera donc révélatrice. Soit le gouvernement recule et il trahit sa promesse au Medef. Soit il persiste dans l'erreur et, ce faisant, il montre bien une fois pour toutes que la sensibilité centriste n'a plus de place que dans les livres d'histoire politique.

Jean-Pierre Balligand est député de l'Aisne (PS).
LE MONDE | 10.11.09
Par Association Grand Paris - Publié dans : France : Débat Territoires
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Jeudi 12 novembre 2009
Ainsi les hivers se suivent et se ressemblent. Comme chaque année, les citoyens, relayés par les médias, vont se souvenir qu'il y a toujours autant de personnes sans abri sur les trottoirs ou dans les interstices de nos villes : des jeunes toujours plus nombreux, des familles, des personnes âgées, des personnes sans papiers qui fuient la guerre ou la misère, des malades, des travailleurs trop pauvres pour accéder au logement. L'émotion et la compassion seront au rendez-vous éphémère de l'actualité.

"Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a pas de toit et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera remis en cause." Le candidat Nicolas Sarkozy s'exprimait ainsi le 18 décembre 2006, à Charleville-Mézières. Et pourtant, rien n'a vraiment changé. Depuis deux ans, le gouvernement paraît avancer avec des semelles de plomb.

Comme chaque année, une circulaire organise selon l'intensité du froid l'ouverture d'abris ponctuels supplémentaires pour accueillir quelques jours, quelques nuits, ceux qui ne savent ou aller. Avec le retour inévitable à la rue en ligne de mire.

Sur le front du logement, la situation n'est guère plus brillante. La loi sur le droit au logement opposable (DALO) peine à être mise en oeuvre. Faute d'accompagnement, de nombreuses personnes ne parviennent même pas à faire valoir leurs droits. Et même parmi les ménages qui ont été désignés prioritaires par la commission de médiation, ils sont plus de 7 000 à ne pas avoir été relogés. Là aussi, faute de priorité politique affirmée, les préfets n'ont pas mobilisé toutes les possibilités que la loi mettait à leur disposition.

Pourtant, en novembre 2007, à la suite de l'installation des tentes par les enfants de Don Quichotte, une conférence de consensus montrait que la résolution de ces problèmes est à notre portée. L'ensemble des associations de solidarité y proposait des solutions jugées par tous réalistes et reprises notamment dans un rapport du député Etienne Pinte. Enfin, en janvier 2008, le premier ministre annonçait qu'il s'agissait d'un "chantier prioritaire".

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, vient d'annoncer une réforme de l'hébergement d'urgence. Nous y avons travaillé. Une partie de nos propositions ont été reprises et nous voulons encore y croire. Mais, d'une part, nous savons que, pour réussir, une telle réforme doit pouvoir s'appuyer sur l'ensemble des ministères et sur un consensus des élus locaux. D'autre part, certaines réponses apportées ne sont pas les bonnes : on ne répond pas à une demande de professionnalisation et de renforcement des compétences de l'accueil des sans abri par la mobilisation de 2.000 jeunes volontaires....

Ce que nous voulons est pourtant simple, à partir d'un diagnostic aujourd'hui partagé :

- Evaluer les besoins réels sur chaque territoire en tenant compte de ce que disent et veulent les personnes concernées. Il ne sert à rien de créer des places d'hébergement où les sans-abri ne veulent pas aller.

- Assurer un accueil inconditionnel de ceux qui le demandent,et aller au-devant des personnes à la rue et leur proposer des solutions sans attendre qu'elles formulent une demande. Les personnes qui vont le plus mal ne demandent plus rien.

- Proposer, chaque fois que c'est possible, d'abord un logement : c'est une condition indispensable, sinon suffisante, à toute insertion sociale, ce qui implique un effort de construction de logement accessible aux revenus les plus modestes.

- Offrir à tous un chez-soi, pas un lit de camp dans un dortoir, mais un lieu privé, avec une clé, pour se poser, le temps qu'il faut, et trouver en face de soi un travailleur social qui accompagne, qui identifie les problèmes et propose des solutions durables.

- Mobiliser, pour assurer un accompagnement social global aux personnes en grande difficulté, toutes les compétences nécessaires : médicales, sociales, professionnelles, juridiques. Il vaut inverser la logique qui veut que pour les personnes les plus en difficulté, on développe les plus faibles moyens et les politiques publiques les plus pauvres.

- Assurer la continuité de la prise en charge en désignant un référent coordinateur, évitant aux personnes en grande difficulté sociale de toujours devoir raconter son histoire, encore et encore, pour justifier son appel aux services sociaux.

- Admettre le droit au recommencement : le parcours d'insertion est souvent chaotique, fait de ruptures, de retours en arrière et de renoncement.

Tout cela suppose de fixer une ambition et des objectifs réalistes de résultats, dont les représentants de l'Etat sur chaque territoire devront être garants comme ils le sont dans d'autres domaines plus médiatisés comme la délinquance ou l'immigration clandestine. On le voit bien, pour les acteurs de l'action sociale que nous sommes, il ne s'agit pas d'une demande de moyens supplémentaires, même si nous savons qu'une telle réforme ne se fera pas sans moyens, au moins dans les premières années. S'occuper des personnes les plus en difficulté a certes un coût à court terme pour la collectivité. Mais le coût budgétaire et surtout social de la non-intervention est sans commune mesure.

Avant tout, ce que nous demandons, c'est une ambition politique, et celle-ci ne peut reposer sur un seul ministre. Un pays qui laisse une partie de sa population vivre dans des conditions humiliantes et indignes est un pays qui n'a pas d'avenir. Comme le disait très justement le président de la République en 2006, c'est tout l'équilibre d'une société qui est en cause. p


Nicole Maestracci est présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars).

LE MONDE 12/11/09

Par Association Grand Paris - Publié dans : France : Débat Territoires
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Mercredi 11 novembre 2009
Editorial du Monde

Que le gouvernement n'attende pas de nouveaux drames qui voient des SDF mourir de froid et qu'il se préoccupe de rationaliser et de mieux coordonner la politique d'hébergement des sans- abri va indéniablement dans le bon sens. Mardi 10 novembre, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, a ainsi annoncé la création d'un "service public de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées". Autre point positif : ce plan a été élaboré en bonne intelligence avec les associations "de premier accueil et d'urgence", qui se verront affecter auprès d'elles 2 000 jeunes volontaires du service civique.

A petits pas, une réforme de l'hébergement s'esquisse. Mais s'il vaut mieux ne pas attendre l'urgence pour agir, il y a toujours urgence à définir une politique ambitieuse qui permette à la France de ne plus être ce pays, pourtant prospère, où, au début du XXIe siècle, des personnes jetées à la rue par la misère et la maladie mentale meurent dans l'indifférenc.

Alors candidat à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait eu des mots forts et justes : "Je veux, si je suis élu président de la République, avait-il déclaré le 8 décembre 2006, que, d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine." On n'était pas loin du "zéro SDF" promis par Lionel Jospin en 2002.

Les intentions étaient louables, mais elles sont très largement restées lettre morte. Il y a toujours en France environ 1 00 000 SDF. La loi sur le droit au logement opposable (DALO), qui aurait dû permettre de donner la priorité au relogement dans le parc HLM de 6 0 000 personnes, est très en deçà des résultats attendus. La construction de logements sociaux est trés en deçà des besoins. Pourtant, il y a deux ans, quand Les Enfants de Don Quichotte avaient brandi leurs tentes pour faire sortir les pouvoirs publics de leur inertie, une "conférence de consensus" avait souligné qu'il était possible d'apporter des solutions réalistes au problème des sans-abri.

En janvier 2008, Etienne Pinte, député UMP, avait proposé, dans un rapport, la nomination d'un "super préfet" pour coordonner ce "chantier national prioritaire 2008-2012". François Fillon avait alors réaffirmé l'objectif que "personne ne soit contraint de vivre dans la rue ".

Les mesures annoncées par M. Apparu vont dans la bonne direction. Il faut s'en féliciter, même si elles ne permettront pas encore de mettre fin à ce qui reste une honte sociale.

LE MONDE 10/11/09
Par Association Grand Paris - Publié dans : Logement, Immobilier
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GRAND PARIS TV
La télé du Grand Paris

Antonio Duarte

 

Antonio Duarte, Association Grand Paris / Tivipro 30/09/09

Jean Nouvel

 

France Inter - Jean Nouvel par franceinter                                                                                                                 

 

Jean-Yves Le Bouillonnec


Président de Paris Métropole
(Paris.fr) 10/06/09

Nicolas Sarkozy



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