Samedi 4 juillet 2009
En réponse à la demande du Président de la République, qui demandait que les représentants de droite désignent leur propre représentants au sein de Paris, Métropole, nous publions la réponse du Président de Paris Métropole, qui précise que ce sont les élus de droite  qui ont auto-désigné leurs représentants.
Nous ne pouvons que regretter cette tentation de politiser une instance de dialogue qui ne doit pas être la scène d'un theatre politicien qui n'interesse que peu les citoyens...
A.D.

TRIBUNE LIBRE 01/07/09
Communiqué de presse de Jean-Yves Le Bouillonnec, Président de Paris Métropole

Afin de ne laisser subsister aucune confusion sur la mise en place de Paris Métropole et sur la désignation de ses représentants, le président de Paris Métropole tient à préciser que ce sont les élus du centre et de la droite adhérents qui ont désigné leurs représentants au bureau de Paris Métropole, et qui ont proposé leurs deux viceprésidents.
Les élus qui n'appartiennent pas à la majorité présidentielle ont procédé de la même manière pour leurs représentants.
Ces modalités, prévues dans les statuts rectifiés, seront appliquées à l'occasion de l'accueil attendu de nouveaux membres, dont l'adhésion provoquera la recomposition des instances exécutives.
Jean-Yves Le Bouillonnec prend par ailleurs acte de la volonté du Président de la
République de voir grandir Paris Métropole .

Jean-Yves Le Bouillonnec,
Président de Paris Métropole
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Jeudi 2 juillet 2009
PRESSE I LEMONDE.FR | 02.07.09

La France devrait se doter, dans les mois à venir, d'une nouvelle "banque" des collectivités territoriales. Matignon et le ministère des finances ont donné leur feu vert politique à la mise en chantier d'une "Agence publique de financement du secteur public local", dont la vocation sera d'aller chercher de l'argent sur les marchés financiers pour le compte des villes, des départements et des régions de France.

La décision a été formalisée mardi 30 juin, lors d'une rencontre entre le directeur de cabinet du premier ministre François Fillon et les représentants des grandes associations d'élus locaux, Gérard Collomb, le président de l'Association des communautés urbaines de France (Acuf), et Jacques Pélissard, le président de l'Association des maires de France (AMF).

Un conseiller du premier ministre a été désigné pour superviser les travaux en coordination avec Bercy, tandis qu'une première réunion doit se tenir, dans les prochains jours, avec l'Agence France Trésor (AFT) pour définir la forme juridique que pourrait prendre une telle agence.

500 MILLIONS D'EUROS D'ÉCONOMIES POSSIBLES PAR AN

Ce projet est né à l'initiative des élus territoriaux, désireux de diversifier leurs sources de financements alors que la crise affaiblit les banques, traditionnelles créancières du secteur public local. Il vise à créer une agence détenue et pilotée par les collectivités, sans participation ni garantie de l'Etat, et qui empruntera sur les marchés.

La mutualisation des emprunts et le caractère public de l'agence - aussi bien notée qu'un Etat souverain (triple A) - offriront aux collectivités de meilleures conditions de financement, avec des économies susceptibles d'atteindre 500 millions d'euros par an.

Alors que le gouvernement avait semblé réticent, les collectivités territoriales sont parvenues à le convaincre de l'intérêt du projet. Plusieurs arguments ont porté, comme la nécessité d'assurer, sur le long terme, et en période de crise, la liquidité des collectivités, y compris pour les plus petites d'entre elles.

De fait, pendant la crise, et contrairement aux banques, les agences de ce type existant à l'étranger – comme la Kommunalbanken au Danemark et la Kommuninvest aux Pays-Bas - ont su trouver les ressources pour financer les investissements locaux sans intervention de leurs Etats.

Surtout, le gouvernement a pris acte du fait que l'agence fonctionnerait sans garantie de l'Etat et donc que celui-ci ne pourrait être appelé au secours en cas de défaut. C'était l'une des conditions posées par Bercy pour un feu vert. Le montage juridique devra spécifier que le passif de l'agence sera garanti par les collectivités locales sur leurs fonds propres.

"Nous aimerions que cette nouvelle agence voie le jour avant la fin de l'année, confirme au "Monde" Olivier Landel, le délégué général de l'Acuf et l'un des artisans du projet. Nous la voyons comme un outil de régulation, qui permettra d'assurer le financement des collectivités y compris en temps de crise. Elle ne se substituera pas aux banques mais apportera des financements complémentaires… et facultatifs".

Anne Michel
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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - LE MONDE - 01.07.09

Du haut du 38e étage de la tour First, immense carcasse de béton, en pleine reconstruction, à Courbevoie (Hauts-de-Seine), Nicolas Sarkozy s'est penché, mardi 30 juin, sur l'avenir du Grand Paris, vu cette fois de La Défense. "La crise nous donne l'obligation d'agir", a lancé le chef de l'Etat après avoir salué les ouvriers casqués de Bouygues, à la façon d'un général en chef venu galvaniser les troupes.

Il y a urgence. Le quartier d'affaires de l'ouest parisien, coeur du fief sarkozyste, ne parvient pas à commercialiser les 450 000 m2 de nouveaux bureaux autorisés par le "plan de renouveau" conçu par M. Sarkozy en 2006. Les projets de nouveau gratte-ciel, comme la tour Signal assignée à Jean Nouvel, cherchent des investisseurs. L'Etablissement public d'aménagement de La Défense (EPAD), présidé par le patron du conseil général, Patrick Devedjian anticipe un déficit de 150 millions d'euros du fait de la baisse des recettes tirées des opérations immobilières. Les finances départementales risquent de souffrir de la baisse des droits de mutation et de taxe professionnelle.

Pour sauver la Défense, il faut lui redonner du "sens", a estimé M. Sarkozy, devant près d'un millier de personnes invitées par l'Elysée au CNIT à assister à une "table ronde" sur l'avenir du quartier d'affaires. La City de Londres ayant périclité depuis la crise, la Défense a vocation à "prendre sa place", a expliqué le chef de l'Etat. Elle en a les moyens grâce à la concentration sur place de banques (Société générale), d'assureurs (Axa) et à l'installation des étudiants en finances de l'université de Dauphine, activement souhaitée par M. Devedjian au Pôle universitaire Léonard-de-Vinci, alias "la fac Pasqua".

M. Sarkozy veut surtout accélérer les projets de nouvelles dessertes de La Défense Pour prolonger le RER E à l'ouest, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a promis "d'avancer tout schuss" avec ses partenaires. Pierre Mongin, le patron de la RATP, s'est dit "prêt" à faire le premier le tronçon de métro automatique à l'ouest de la capitale.

Pour ce futur métro en rocade autour de Paris qui devra être en service "en 2017", a promis M. Sarkozy, "dix tunneliers travailleront en même temps" et "une trentaine de nouvelles gares" seront construites avec, autour de chacune, des "règles d'urbanisme assouplies" pour encourager les promoteurs, a-t-il expliqué. "Nous prélèverons une taxe sur la valorisation des m2 construits autour des gares pour financer les nouvelles infrastructures", a précisé M. Sarkozy.

Une loi devrait être votée à l'automne pour accélérer les procédures de lancement des chantiers de transports. Une société à capitaux publics assurera la maîtrise d'ouvrage du futur métro en rocade en associant l'Etat, la Région et les communes. Convié à la table ronde, Jean-Paul Huchon, le président (PS) de la région Ile-de-France a pu faire valoir ses projets de financement des transports. "Je n'ignore pas qu'il y a des élections. Mais si on doit attendre qu'elles soient passées pour travailler ensemble, on peut attendre longtemps", lui a lancé M. Sarkozy sous le regard un peu interdit de Valérie Pécresse, candidate UMP aux régionales en Ile-de-France.

En revanche, le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry, a dû se contenter d'une place dans le public. "Sarkozy ne cherche qu'à rajouter des tours aux tours pour combler le déficit de l'EPAD", déplorait-il dans les couloirs, alors que le président de la République veut réunir La Défense et Nanterre dans un seul établissement d'aménagement, sous l'égide de l'Etat.

Béatrice Jérôme
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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - BusinessImmo - 01/07/09

Annoncée à grands renforts de communication, la table-ronde sur
« l’avenir du site de La Défense à l’heure du Grand Paris » , qui s’est dérouléee mardi matin au Cnit, n’a pas tenu toutes ses promesses .

On attendait la confirmation de la création d’un million de m² à La Défense, information savamment entretenue la semaine dernière. Il n’en a point été question. Fidèle à son style direct et volontariste, le président de la République a surtout axé son discours, pêle-mêle, sur les infrastructures, le geste architectural ou la vocation financière de La Défense qui doit   devenir « La City de la France » . Chacun pourra y piocher selon son intérêt…
Que faut-il, au final, retenir de cette table-ronde mise en scène par Patrick Devedjian et dominée par le président de la République ? Sans aucun doute, le mode opératoire et le calendrier du Grand Paris, « devenue une référence à l’étranger» . Le mode opératoire, c’est un projet de loi que le gouvernement présentera au Parlement.  « Cette loi permettra d’accélérer les procédures et de réaliser une véritable ambition autour des gares autour desquelles les procédures d’urbanisme seront assouplies » , ne cache pas Nicolas Sarkozy qui a également annoncé la création d’un établissement ou d’une société à capitaux publics chargée de la maîtrise d’ouvrage et de l’aménagement. Il faut aller vite, très vite... Le calendrier, pour ce projet de loi, c’est l’automne 2009 mais c’est aussi un débat public à l’hiver 2010 et l’ouverture des premiers tronçons des nouvelles lignes de métro pour 2017. Quant aux moyens, le président a pris soin de ne pas évacuer le sujet, proposant, pour financer en partie les grands chantiers d’infrastructures, de prélever une taxe sur le foncier ainsi valorisé. L’idée avait déjà été évoquée il y a quelques mois…
Au-delà de ces décisions – qui ne sont pas vraiment nouvelles -, le président de la République a, une fois de plus, fait montre de tout son attachement à l’égard du site de La Défense qu’il connaît très bien.L’ancien président de l’Epad a ainsi stigmatisé l’obsolescence du premier quartier d’affaires d’Europe qui «  avait vieilli et risquait tout simplement de mourir » pour justifier son plan de renouveau. Bâtiments HQE, densité urbaine, transports en commun, architecture, logements, foncier… : le premier quartier d’affaires d’Europe a l’avantage de synthétiser, à lui-seul, toutes les problématiques urbaines. Pour finir, Nicolas Sarkozy a exhorté le ban et l’arrière-ban de l’immobilier, de l’architecture et de la classe politique francilienne à répondre à la crise par l’audace et les grands projets.  « J’appelle à une mobilisation générale. Nous vivons un moment historique » , a conclu le président de la République qui ne laissera visiblement à personne le soin de façonner le Grand Paris. Le message est clair.
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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - AFP - 30/06/09

Le mouvement HLM tire "la sonnette d'alarme" sur les financements futurs du logement en France malgré une production de logements sociaux en hausse, a déclaré Thierry Repentin, le président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), mardi lors d'une conférence de presse.
"Ce sont 91.500 logements sociaux nouveaux qui seront financés en 2009 contre 74.500 en 2008 et 68.623 en 2007", a annoncé M. Repentin tout en exprimant des craintes au sujet du budget 2010, lors de sa première conférence, six mois après son élection à la présidence de l'USH.
Sur ce total, 5.000 logements en 2008 et 8.000 en 2009 ont été achetés en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) par les organismes HLM auprès de promoteurs privés qui n'arrivaient pas à commercialiser leurs programmes à cause de la crise immobilière.
Le président de la République Nicolas Sarkozy avait annoncé le 2 octobre le rachat, en 2009 et 2010, par des bailleurs sociaux et une filiale de la Caisse des Dépôts, de 30.000 projets de logements sur les 60.000 à 70.000 des promoteurs privés qui n'avaient pas trouvé d'acquéreurs.
En plus de cette production locative, le mouvement HLM, qui loge 11 millions de personnes dans 4,2 millions de logements, va réaliser en 2009 un peu moins de 15.000 logements en accession sociale à la propriété.
Mais M. Repentin craint "que le projet de budget pour 2010 soit plus dramatique encore que la chute de près de 30% des aides à la pierre dans la loi de finances 2009 par rapport à 2008, hors plan de relance".
Pour le président de l'USH, "la préférence prononcée du gouvernement actuel pour les aides fiscales avec peu ou pas de contreparties sociales pèse très lourd dans le budget de la nation et se fait au détriment de la constitution d'un patrimoine social pérenne".
"Le logement pour tous doit redevenir une priorité effective des politiques publiques. Il doit être reconnu comme une grande cause nationale et en avoir les moyens", a affirmé M. Repentin.
Le président de l'USH a par ailleurs annoncé le lancement d'une "étude d'image" sur "la place des HLM dans la société française" et "la réalisation d'un audit interne" sur "le fonctionnement" de l'organisme central et de ses différentes composantes (les 5 familles adhérentes) qui devrait déboucher sur une simplification des structures.
La tenue des Etats généraux du Logement - sous forme d'un "grand débat public" - qui devaient avoir lieu avant la fin de l'année a été reportée au printemps 2010.
Le prochain congrès de l'USH, du 15 au 17 septembre à Toulouse, aura pour thème "les enseignements de la crise pour la politique du logement".

 

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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - AFP - 30/06/09

Entre mars et mai, la baisse a atteint 32,2% par rapport à la même période de l'année 2008. Pour le nouveau secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, "les chiffres actuels reflètent, avec un décalage de six mois, le début de la crise l'an dernier".   


Le nombre de permis de construire de logements neufs en France a reculé de 32,2% entre mars et mai 2009, comparé à la même période un an plus tôt, a annoncé le ministère de l'Ecologie. Entre février et avril 2009, comparé à la même période un an plus tôt, ce recul était de 26,1%, rappelle-t-on. Pour les 12 derniers mois considérés (juin 2008 à mai 2009), le nombre de permis de construire déposés (401.996) est inférieur de 16,5% à celui de la période juin 2007-mai 2008, indique le ministère. Sur le seul mois de mai, le nombre de permis de construire déposé s'est élevé à 26.452, soit une baisse de 29,1% par rapport à mai 2008.

"J'espère que nous sommes dans le creux de la vague", a déclaré à l'AFP le nouveau secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu. "Les chiffres actuels reflètent, avec un décalage de six mois, le début de la crise l'an dernier. Nous allons voir dans les prochains mois si cela va redémarrer avec le succès du 'Scellier', le dispositif fiscal pour les investisseurs louant leurs logements", a-t-il ajouté.

Pour Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X-Nanterre, "le recul des permis de construire n'est pas surprenant car la crise économique envahit tous les secteurs et celui de la construction n'y échappe pas". Le secteur de la construction devrait perdre 47.000 emplois en 2009 après en avoir crée 350.000 en 11 ans, malgré le plan de relance et les mesures du Grenelle de l'environnement, selon des prévisions du ministère de l'Ecologie publiées le 17 juin. "Il faut remonter au printemps 1999 pour retrouver des chiffres mensuels de permis de construire aussi mauvais", souligne Michel Mouillart.

Les chiffres globaux recouvrent de grandes différences. Alors que les mises en chantier de logements locatifs sociaux continuent de progresser (près de 75.000 en 2008 contre 68.000 en 2007) et que les ventes des promoteurs aux investisseurs louant leurs logements pour bénéficier d'avantages fiscaux connaissent un "frémissement", l'accession à la propriété connaît un véritable effondrement. "La baisse de l'accession à la propriété en 2009 va atteindre 40.000 unités par rapport à 2008", avance Michel Mouillart. "Cela s'explique par le marché des ventes dans l'ancien qui est bloqué et par la montée du chômage et les craintes qui tétanisent les primo-accédants", ajoute-t-il.

Aussi Michel Mouillard révise à la baisse son estimation du nombre total de mises en chantier qui devrait chuter en 2009 de plus de 15%, pour tomber "nettement sous les 320.000", contre 368.609 en 2008 et 437.086 en 2007, année record depuis la fin des années 1970.

Concernant ces mises en chantier, le chiffre le plus attendu par les professionnels, le ministère de l'Ecologie a indiqué mardi qu'il était obligé, comme le mois précédent, de différer sa publication pour le mois de mai du fait de perturbations informatiques. Selon les experts interrogés par l'AFP, le ministère ne serait pas dans la possibilité de rétablir la diffusion de cette donnée essentielle pour suivre le marché du bâtiment avant le début de l'automne. Benoist Apparu a indiqué à l'AFP qu'il "réfléchissait à lancer une inspection rapide pour comprendre pourquoi cette statistique n'est plus disponible".

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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - LE MONITEUR

Nathalie Moutarde | 30/06/2009 | 18:07 | Aménagement


Le 30 juin, lors d'une table-ronde consacrée à l'avenir du site de la Défense, le chef de l'Etat a confirmé le dépôt, à l'automne, d'un projet de loi destiné à piloter le projet de Grand Paris.


"L'ampleur des enjeux doit nous amener à créer un certain nombre de procédures nouvelles", a précisé Nicolas Sarkozy, qui avait déjà évoqué ce projet de loi, le 29 avril, à la Cité de l'architecture et du patrimoine, lors de l'inauguration de l'exposition consacrée à la consultation sur le "grand Pari(s) de l'agglomération parisienne".
Aujourd'hui, le projet de Grand Paris concerne principalement les transports. Estimé à 35 milliards d'euros, le plan transport reprend le projet de métro automatique rapide, encore appelé la "double boucle", élaboré par Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale (21 milliards d'euros) et le plan de mobilisation pour les transports porté par Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France (18 milliards d'euros, quatre milliards correspondant à des opérations communes). "Nous avons aujourd'hui un projet de transport pour la région Ile-de-France, qui embarque tout le monde et sur lequel nous sommes d'accord", s'est félicité le chef de l'Etat. Le projet de loi déposé à l'automne permettra "d'accélérer les procédures pour éviter les études interminables et les débats qui n'en finissent plus". "Bien sûr", a assuré le chef de l'Etat, "il y aura toujours un débat public et une enquête publique mais ce sera un vrai débat et une vraie enquête, pas un truc qui n'aboutit à rien."

Périmètre autour des gares

Selon le souhait du président de la République, ce projet de loi devrait aussi permettre d'établir un périmètre autour des gares où les procédures d'urbanisme seront assouplies, "où l'on pourra déployer le foisonnement d'idées nouvelles issues de la consultation sur le Grand Paris". "Il faut des règles mais elles doivent être moins nombreuses et plus claires et où le beau et l'architecture sont de nouveau des éléments dont on peut tenir compte", a-t-il commenté.
Le président de la République a également annoncé la création d'un établissement ou d'une société à capitaux publics, chargée de la maîtrise d'ouvrage et d'aménagement, estimant que "le choix d'une société permettrait d'associer l'Etat, les collectivités territoriales, la région, les départements et pourquoi pas les communes". Nicolas Sarkozy a encore indiqué que le débat public aurait lieu à l'hiver 2010 et l'ouverture des premiers tronçons en 2017.

Un TGV à La Défense

Dans son intervention, le président de la République n'a abordé la question du financement de ce plan transport qu'au travers de la valorisation du foncier. "Nous allons créer une trentaine de gares. Il va donc y avoir une valorisation du prix du m2. Et bien, nous prélèverons une partie de cette valorisation du prix du m2 pour payer les infrastructures, lesquelles infrastructures vont générer elles-mêmes leur propre équilibre économique".
Concernant plus spécifiquement la desserte de La Défense, le prolongement d'Eole (RER E) à l'ouest est désormais acquis. Selon Guillaume Pepy, P-DG de la SNCF, la mise en service pourrait intervenir en 2015 ou 2016. Le quartier d'affaires devrait également accueillir une gare TGV. "Le projet de TGV Paris-Le Havre via Cergy arrive à La Défense. On peut imaginer que le tunnel ou le viaduc entre La Défense et l'aéroport Charles de Gaulle inscrit dans le projet de Christian Blanc puisse aussi être utilisé par les TGV. C'est trop tôt pour le dire, on va regarder cela. Mais cela permettrait de mettre la grande vitesse au service de toute la région", a conclu Guillaume Pepy.

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Mercredi 1 juillet 2009
PRESSE - LE FIGARO 30/06/09

Sophie de Ravinel

Le président était mardi à la Défense (Hauts-de-Seine), quartier emblématique du Grand Paris.

«C'est à une mobilisation générale que j'appelle !» Mardi, au Cnit de la Défense, Nicolas Sarkozy a dit vouloir «aller vite, le plus vite possible» sur le dossier du Grand Paris. Deux mois après son intervention à la Cité de l'architecture à Paris, le 29 avril dernier, au cours de laquelle il avait lancé les grands chantiers, le président de la République a confirmé, mardi, le dépôt à l'automne par le gouvernement d'un projet de loi destiné à «piloter le projetdu Grand Paris de façon différente de l'habitude».

«L'ampleur des enjeux doit nous amener à créer un certain nombre de procédures nouvelles», a-t-il précisé lors d'une table ronde présidée par Patrick Devedjian, patron du conseil général des Hauts-de-Seine, en présence de Jean-Louis Borloo, Valérie Pécresse, Christian Blanc et du nouveau secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu. De ce texte devrait naître «une société à capitaux publics» pour la maîtrise d'ouvrage et l'aménagement, associant l'État et les collectivités locales mais aussi les dix équipes d'architectes qui «doivent se réunir en un atelier international».

 

Assouplir les règles d'urbanisme

Cette loi permettra aussi d'assouplir les règles d'urbanisme autour des quelque trente gares appelées à voir le jour au long de la double boucle de 140 kilomètres de métro automatique conçue par le secrétaire d'État au Développement de la Région capitale, Christian Blanc, en partie compatible avec la boucle de transports dite «Arc Express» projetée par la Région Ile-de-France.

Nicolas Sarkozy n'a pas douté de la capacité de trouver les 35 milliards nécessaires au financement de ces transports. Une mission sur laquelle travaille en ce moment le député UMP du Val-de-Marne, Gilles Carrez. «Quand on multiplie les transports en commun, on valorise le foncier alentour dans des proportions considérables», a expliqué le chef de l'État qui s'est félicité de la coopération des présidents de la SNCF et de la RATP, Guillaume Pepy et Pierre Mongin, présents à la table ronde. «Enfin deux présidents décidés à travailler ensemble !», leur a-t-il lancé.

Alors que ces dossiers exigent une forte concertation de l'État avec les acteurs locaux, Sarkozy a en outre proposé la création d'une «Agora du Grand Paris» pour réunir régulièrement les élus de la métropole. Présent autour de la table, Jean-Paul Huchon, président PS de la Région, n'a pu réprimer une grimace d'agacement. Il est aussi vice-président de Paris Métropole, ce syndicat lancé par le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, dont l'objet est justement de créer une synergie entre élus franciliens. Sarkozy n'apprécie pas le fonctionnement de Paris Métropole où «les représentants d'un courant politique sont désignés par un autre courant…» Il veut qu'en soient transformées les règles. Le nom aussi ? Dans l'assemblée, un autre vice-président du syndicat et maire divers droite de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, était agacé. «L'État veut prendre la main totalement et ne fait pas confiance aux élus locaux».

À la mairie de Paris, on dénonce «un mauvais procès» et on insiste sur le fait que Paris Métropole «n'est pas dans une logique politique ou partisane», comme l'a «justement souhaité» le président pour le Grand Paris.

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Mardi 30 juin 2009
PRESSE - 20 MINUTES 30/06/09

POLITIQUE - Le Président s'engage à mettre en service un bout de son métro de banlieue pour 2017...

En visite ce mardi à la Défense, Nicolas Sarkozy était attendu sur l'avenir du quartier d'affaires mais c'est sur le volet du Grand Paris qu'il s'est davantage concentré: dès l'automne, un projet de loi «spécifique» doit être présenté afin d'assouplir les règles d'urbanisme autour des gares. Les procédures habituelles - enquête publique, débat public - seront accélérées pour une ouverture «des premiers tronçons» du grand métro automatique en banlieue «en 2017». Une «société à capitaux publics» - dans laquelle seraient représentés Etat et collectivités locales - serait chargée de la maîtrise d'ouvrage et de l'aménagement et non le Syndidat des transports (Stif), présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon.

Celui-ci assurait ce mardi que le gouvernement était sur le point d'approuver son schéma directeur régional (Sdrif), un document d'aménagement capital. A condition de le mettre en révision à partir d'octobre pour y faire figurer les projets élyséens. Concernant la Défense elle-même - qui «doit être la City de la France» - Nicolas Sarkozy est resté prudent dans un contexte tendu avec les élus locaux de gauche. Il s'est contenté de réaffirmer le besoin d'achever le plan de renouveau présenté en 2006 par... Nicolas Sarkozy. Mais sans deadline. «C'est parce que, justement, il y a la crise qu'il faut de grands projets.» «Il faut élargir la surface de référence géographique, Nanterre a un potentiel de développement formidable», a aussi indiqué le chef de l'Etat. En janvier 2010, le quartier d'affaires devrait s'étendre sur cette commune dirigée par un maire communiste. Dès septembre, 500 étudiants de Dauphine viendront y étudier dans les locaux du pôle Léonard de Vinci. Un premier pas vers un  cluster financier».

Alexandre Sulzer
Travail dominical Nicolas Sarkozy a estimé que «tout Paris» ainsi que le quartier de la Défense devaient être considérés comme une zone touristique. Ce qui autoriserait l'ouverture dominicale des commerces dans l'ensemble de ces territoires. «Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins, je dois passer un coup de fil pour les faire ouvrir?».
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Mardi 30 juin 2009
PRESSE - AFP - 30.06.09

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a défendu mardi devant le Sénat la création de conseillers territoriaux devant des sénateurs divisés par cette mesure très controversée du rapport Balladur sur la réforme territoriale.

"Le gouvernement souhaite proposer au Parlement la création de conseillers territoriaux qui siégeraient au Conseil régional et au Conseil général", a déclaré M. Hortefeux, à l'occasion d'un débat sans vote sur le rapport de la mission sénatoriale présidée par Claude Belot (UMP) et consacrée à l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales.

La création de ces conseillers territoriaux dès 2014 n'avait pas été retenue par la commission Belot, malgré le soutien du groupe UMP du Sénat.

"Le mode de scrutin de ces conseillers territoriaux ne sera défini que par une seule exigence, la représentation démocratique", a assuré M. Hortefeux, ajoutant que le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix, avait "plusieurs pistes dans sa besace".

M. Hortefeux a affirmé que l'engagement du président Nicolas Sarkozy devant le Congrès le 22 juin de mener la réforme territoriale serait tenu "dans les mois qui viennent".

Lors du débat, les sénateurs se sont montrés divisés sur la création des conseillers territoriaux, laissant présager des discussions âpres en séance lorsque le gouvernement présentera son projet de réforme.

"Cette idée me semble être la meilleure disposition pour mettre fin à la concurrence institutionnelle, et donc financière, entre différents niveaux de collectivités", a estimé un des deux vice-présidents de la mission, Rémy Pointereau (UMP). A l'inverse, l'autre vice-président Pierre-Yves Collombat (PS), a a jugé que ce "serait une contre-réforme démocratique" qui entraînerait une économie "dérisoire" qu'il a chiffrée à 38,4 millions d'euros, "soit un tiers du budget 2009 de l'Elysée".

L'un des deux rapporteurs, Yves Krattinger (PS), a rappelé que la mission n'avait pas retenu cette hypothèse "qui ferait du conseil général une simple filiale du conseil régional".

"Je crains que si on diminue le nombre des élus, on augmente le nombre de fonctionnaires", a dit l'autre rapporteur, Jacqueline Gourault (MoDem).

Pour Charles Guéné (UMP), "l'élection des conseillers territoriaux constitue la pierre angulaire de la réforme". Jacques Mézard (PRG) a estimé que "si l'enjeu est de diminuer du tiers le nombre d'élus locaux, on passera à côté de l'essentiel". "A moins, a-t-il dit, que l'objectif ne soit l'ingestion lente des départements par les régions. Autant le dire clairement".

La mission Belot préconise notamment la création de métropoles avec un statut réservé aux plus grandes agglomérations de taille européenne et le maintien du lien fiscal entre les entreprises et les collectivités.

Sur ce point, M. Hortefeux a promis que la réforme de taxe professionnelle donnerait "lieu à une compensation intégrale pour les collectivités territoriales".

 

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GRAND PARIS TV
La télé du Grand Paris

Jean-Yves Le Bouillonnec


Président de Paris Métropole
(Paris.fr) 10/06/09

Nicolas Sarkozy



Discours sur le Grand Paris (Public Senat)

Edouard Balladur



présente son rapport sur le Grand Paris (Cap 24)

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