www.associationgrandparis.fr
Je vous remercie pour votre compréhension
Ce blog demeurera ouvert pour l'ensemble des archives depuis octobre 2006
Cordialement,
Antonio Duarte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Association Grand
Paris
Pour une gouvernance démocratique de la métropole !
www.associationgrandparis.fr
Mars 2010 dans son viseur. Cécile Duflot, tête de liste du rassemblement des écologistes, a lancé samedi la campagne en Ile-de-France, en insistant sur la dimension sociale de son projet et sa volonté de «remettre la proximité au cœur de notre territoire».
Lors d'un forum d'Europe Ecologie, devant plus de 600 personnes réunies au Palais des congrès d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), la secrétaire nationale des Verts a appelé à une «région village qui rassemble les Franciliens», une «région réconciliée», après des tables-rondes où la répartition inégale des richesses et la spéculation foncière ont été vivement critiquées.
Cécile Duflot, qui accueillera, entre autres, sur sa liste Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a salué les «gens qui s'engagent vraiment, sincèrement, sur une conviction très forte».
Selon l’associatif, ce sont les écologistes qui ont «le plus de courage politique pour engager les réformes» nécessaires pour lutter contre l'exclusion, alors qu'avec la crise, «les gens sont de plus en plus précarisés». Très applaudi, il a assuré rejoindre le mouvement «non parce que déçu mais parce que convaincu». «Je crois profondément au pragmatisme de votre parti, de votre groupe. L'écologie doit être au centre de toutes les politiques», a-t-il plaidé.
Lors des tables-rondes sur l'urgence climatique ou le Grand Paris, Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) de la région, a estimé que «le premier défi en Ile-de-France, c'est le défi social». La sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet, a affirmé que les écologistes combattront «de toutes leurs forces» le projet sur le Grand Paris, appelant à concevoir, à la place, «un projet qui réconcilie, ressoude, n'oublie personne».
LIBERATION 14/11/09
Les socialistes Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, seront reçus lundi à déjeuner par Nicolas Sarkozy à propos du projet de loi controversé sur le Grand Paris, a-t-on appris dimanche de source régionale. Répondant à une invitation de M. Sarkozy, les deux responsables PS vont de nouveau dénoncer le projet que doit défendre le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale Christian Blanc à l'Assemblée nationale à partir du 24 novembre, a-t-on précise de même source. Ils considèrent que ce projet n'a rien à voir avec l'"état d'esprit" du discours du 29 avril de M. Sarkozy, au cours duquel le chef de l'Etat avait annoncé 35 milliards d'investissements pour les transports en Ile-de-France. M. Sarkozy avait à l'époque validé à la fois le projet de métro automatique de M. Blanc et le plan de mobilisation de M. Huchon. Lundi dernier, M. Huchon a jugé "complètement réducteur" le texte du gouvernement, qui "se limite à quatre, sept, 10 territoires majeurs reliés par un métro souterrain, point" alors qu'au départ c'était "un projet de haute volée". Il a dénoncé une "usine à gaz" n'offrant "aucune sécurité juridique", sa compatibilité avec le schéma directeur de la région n'ayant "pas été vérifiée". De son côté, M. Delanoë a déclaré que le projet de loi "est la négation du discours du 29 avril". "Je suis content quand l'Etat intervient en IdF et dans la métropole, mais il ne faut pas que ce soit la schlague", a affirmé le maire de Paris.
AFP 14/11/09
AssociationGrandParis
Association pour une gouvernance métropolitaine
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'Association Grand Paris se félicite des premiers amendements au projet de loi sur le Grand Paris mais demande davantage de cohérence pour doter la métropole des outils qui permettront d'aménager de façon plus efficace et solidaire le Grand Paris !
L'amendement demandant au futur métro d'être « interconnecté aux autres réseaux de transport urbain en Ile-de-France » va permettre d'accroître l'efficacité du futur métro du Grand Paris. Les réseaux secondaires de tramway et bus doivent aussi être réorganisés autour des futures gares pour mieux irriguer les bassins d'habitation alentours. Le Plan de Déplacement d'Ile de France (PDIF) doit en conséquence être revu. Les citoyens se félicitent du transfert de la concertation à la commission nationale du débat public afin d'avoir une vraie concertation responsable et constructive avec les habitants du Grand Paris qui sont les premiers concernés par le projet de loi.
L'Association Grand Paris demande en revanche que le projet de loi prévoit le renforcement des documents de planification opérationnelle qui demeurent largement insuffisants. L'Association préconise la création d'un « Plan d'aménagement du Grand Paris » qui réponde aux spécififités de la métropole parisienne et synthétise l'urbanisme, les transports, le développement économique et durable. Il proposera une vision de l'agglomération dense à 20 ans et sera élaboré par les élus locaux adhérents d'un EPCI métropolitain et co-validé par le Préfet de Région.
Pour Antonio Duarte , architecte-urbaniste et président de l’Association : « Ce nouveau document de synthèse deviendra la bible de l'aménagement du Grand Paris. Il permettra de sortir la métropole du chaos urbain et administratif actuel dans lequel les citoyens, les élus et l'Etat sont plongés. Il mettra fin aux incohérences actuelles entre les secteurs urbanisés, les réseaux de transport, et les pôles d'emploi qui conduit à un ralongement des durées de transport. Il permettra d'accroître l'efficacité du plan gouvernemental en responsabilisant les élus locaux à l'avenir de leur agglomération. Il ne manquera plus qu'une péréquation fiscale et une gouvernance commune pour que le Grand Paris devienne une réalité démocratique.»
Le Plan d'Aménagement du Grand Paris :
Le « plan d'aménagement du Grand Paris » est un nouvel outil de planification opérationnelle qui regrouperait et se substituerait à un ensemble de documents actuels tel que le SCOT, PLH, PDU. Ce document se substituerait, pour les Maires adhérents à l'EPCI au contrats de développement terrorial du projet de loi sur le Grand Paris, qui demeurent extrèmement flous et dont le périmètre à l'échelle municipale est trop réduit ! Ce plan donnera une vision synthétique et opérationnelle de la métropole à 20 ans. Il doit être inséré dans le projet de loi afin d'instaurer un cadre plus efficace, démocratique et solidaire.
Il sera adopté par un EPCI (Loi Chevènement) dont le périmètre correspondra à la métropole dense et qui sera confirmé par le Préfet de Région pour veiller à la cohérence du périmètre. L'EPCI pourra être une Communauté d'Agglomération (comme Toulouse aujourd'hui) ou une Communauté Urbaine (comme le Grand Lyon aujourd'hui). L'EPCI pourra, si la réforme des territoires en cours le permet, évoluer vers un statut de « Métropole ».
Il permettra également une meilleure application de la loi SRU à l'échelle de la métropole, en se substituant aux Maires récalcitrants.
Il complèterait utilement dans le coeur d'agglomération le SDRIF, dont l'échelle pourrait être élargie au Bassin parisien incluant ainsi la troisième couronne parisienne pour mettre fin à l'incohérence actuelle. Les PLU communaux devront se mettre en cohérence avec le « Plan d'aménagement du Grand Paris », qui devra pour sa part intégrer les éléments stratégiques du SDRIF dans le périmètre central de la métropole.
Il permettrait ainsi aux élus locaux de renforcer leur légitimité en matière d'aménagement tout en permettant à l'Etat de contribuer au développement de la Région capitale.
"Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a pas de toit et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera remis en cause." Le candidat Nicolas Sarkozy s'exprimait ainsi le 18 décembre 2006, à Charleville-Mézières. Et pourtant, rien n'a vraiment changé. Depuis deux ans, le gouvernement paraît avancer avec des semelles de plomb.
Comme chaque année, une circulaire organise selon l'intensité du froid l'ouverture d'abris ponctuels supplémentaires pour accueillir quelques jours, quelques nuits, ceux qui ne savent ou aller. Avec le retour inévitable à la rue en ligne de mire.
Sur le front du logement, la situation n'est guère plus brillante. La loi sur le droit au logement opposable (DALO) peine à être mise en oeuvre. Faute d'accompagnement, de nombreuses personnes ne parviennent même pas à faire valoir leurs droits. Et même parmi les ménages qui ont été désignés prioritaires par la commission de médiation, ils sont plus de 7 000 à ne pas avoir été relogés. Là aussi, faute de priorité politique affirmée, les préfets n'ont pas mobilisé toutes les possibilités que la loi mettait à leur disposition.
Pourtant, en novembre 2007, à la suite de l'installation des tentes par les enfants de Don Quichotte, une conférence de consensus montrait que la résolution de ces problèmes est à notre portée. L'ensemble des associations de solidarité y proposait des solutions jugées par tous réalistes et reprises notamment dans un rapport du député Etienne Pinte. Enfin, en janvier 2008, le premier ministre annonçait qu'il s'agissait d'un "chantier prioritaire".
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, vient d'annoncer une réforme de l'hébergement d'urgence. Nous y avons travaillé. Une partie de nos propositions ont été reprises et nous voulons encore y croire. Mais, d'une part, nous savons que, pour réussir, une telle réforme doit pouvoir s'appuyer sur l'ensemble des ministères et sur un consensus des élus locaux. D'autre part, certaines réponses apportées ne sont pas les bonnes : on ne répond pas à une demande de professionnalisation et de renforcement des compétences de l'accueil des sans abri par la mobilisation de 2.000 jeunes volontaires....
Ce que nous voulons est pourtant simple, à partir d'un diagnostic aujourd'hui partagé :
- Evaluer les besoins réels sur chaque territoire en tenant compte de ce que disent et veulent les personnes concernées. Il ne sert à rien de créer des places d'hébergement où les sans-abri ne veulent pas aller.
- Assurer un accueil inconditionnel de ceux qui le demandent,et aller au-devant des personnes à la rue et leur proposer des solutions sans attendre qu'elles formulent une demande. Les personnes qui vont le plus mal ne demandent plus rien.
- Proposer, chaque fois que c'est possible, d'abord un logement : c'est une condition indispensable, sinon suffisante, à toute insertion sociale, ce qui implique un effort de construction de logement accessible aux revenus les plus modestes.
- Offrir à tous un chez-soi, pas un lit de camp dans un dortoir, mais un lieu privé, avec une clé, pour se poser, le temps qu'il faut, et trouver en face de soi un travailleur social qui accompagne, qui identifie les problèmes et propose des solutions durables.
- Mobiliser, pour assurer un accompagnement social global aux personnes en grande difficulté, toutes les compétences nécessaires : médicales, sociales, professionnelles, juridiques. Il vaut inverser la logique qui veut que pour les personnes les plus en difficulté, on développe les plus faibles moyens et les politiques publiques les plus pauvres.
- Assurer la continuité de la prise en charge en désignant un référent coordinateur, évitant aux personnes en grande difficulté sociale de toujours devoir raconter son histoire, encore et encore, pour justifier son appel aux services sociaux.
- Admettre le droit au recommencement : le parcours d'insertion est souvent chaotique, fait de ruptures, de retours en arrière et de renoncement.
Tout cela suppose de fixer une ambition et des objectifs réalistes de résultats, dont les représentants de l'Etat sur chaque territoire devront être garants comme ils le sont dans d'autres domaines plus médiatisés comme la délinquance ou l'immigration clandestine. On le voit bien, pour les acteurs de l'action sociale que nous sommes, il ne s'agit pas d'une demande de moyens supplémentaires, même si nous savons qu'une telle réforme ne se fera pas sans moyens, au moins dans les premières années. S'occuper des personnes les plus en difficulté a certes un coût à court terme pour la collectivité. Mais le coût budgétaire et surtout social de la non-intervention est sans commune mesure.
Avant tout, ce que nous demandons, c'est une ambition politique, et celle-ci ne peut reposer sur un seul ministre. Un pays qui laisse une partie de sa population vivre dans des conditions humiliantes et indignes est un pays qui n'a pas d'avenir. Comme le disait très justement le président de la République en 2006, c'est tout l'équilibre d'une société qui est en cause. p
Nicole Maestracci est présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars).
LE MONDE 12/11/09
Commentaires