Lundi 30 novembre 1 30 /11 /Nov 09:41

Pour fêter ses 4 ans, l'Association Grand Paris lance aujourd'hui  la version béta de son nouveau site :

www.associationgrandparis.com

également accessible depuis l'adresse we :


www.grandparis.pro



Nous vous remercions pour votre compréhension

Ce blog demeurera ouvert pour l'ensemble des archives depuis octobre 2006

L'équipe de rédaction,

Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : l'Agenda du Grand Paris
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Samedi 28 novembre 6 28 /11 /Nov 22:15



Paris, le 24 novembre 2009

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les citoyens lancent MonGrandParis.fr le vrai site du débat citoyen !

Le gouvernement a lancé un site de concertation destiné aux citoyens du Grand Paris (www.mon-grandparis.fr) a grand renfort de publicité (radio, presse) la veille du passage du projet de loi à l'Assemblée Nationale

L'Association Grand Paris dénonce le lancement d'une fausse consultation citoyenne sur le Grand Paris par le gouvernement à grand renfort de publicité. Alors que le projet de loi est bouclé et passe à l'Assemblée Nationale ce soir, le site de pseudo-consultation participative est voué à l'échec au même titre de la grande consultation internationale d'architectes qui était visiblement destinée à amuser la galerie !

Le projet du Grand Paris aurait mérité une vraie consultation citoyenne avant d'élaborer un projet d'architectes et un projet de loi. En conséquence l'Association lance le vrai site de débats et d'information citoyenne sur www.mongrandparis.fr ! Le lancement sera effectué aujourd'hui à 18h30 devant l'Assemblée Nationale avec des citoyens qui ouvriront un vrai débat public. Organisé par des citoyens pour des citoyens, il relayera les travaux des Ateliers participatifs du Grand Paris lancé par l'association en mai dernier pour associer les franciliens au projet du Grand Paris.

L'Association Grand Paris dévoilera vendredi une sélection des 10 projets issue de la consultation d'architectes qui peuvent changer le quotidien des franciliens !

Pour Antonio Duarte , architecte-urbaniste et président de l’Association : «le lancement de la consultation par le préfet la veille de l'examen du projet de loi à l'Assemblée ressemble à un écran de fumée destiné à rattrapper l'absence de concertation avec les citoyens, les élus et les professionnels de l'aménagement. Alors que le rêve d'un Grand Paris plus solidaire, écologique et efficace s'est évaporé, les citoyens s'organisent pour imaginer la métropole de demain !»



Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : communiqués de presse
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Samedi 28 novembre 6 28 /11 /Nov 22:11

Paris, le 23 novembre 2009

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le projet du Grand Paris est une immense déception !

 

Le projet de loi sur le « Grand Paris » est une immense déception pour tous ceux qui avaient rêvé d'un Grand Paris plus agréable et solidaire. Les citoyens les architectes et les élus locaux regrettent cette absence de perspectives pour un vrai projet urbain qui supprime les ghettos, les frontières périphériques et politiques pour en faire une métropole plus agréable à vivre et plus compétitive. C'est une douche écossaise pour tous les franciliens qui doivent revenir à leur dure réalité et constater que le projet de loi se réduit à un plan de métro pour quelques chercheurs expatriés qui pourront désormais relier Roissy Charles de Gaulle en ½ heure, mais devront passer 1h30 chaque jour pour rentrer leur domicile ! Comment passer d'un rêve qui a mobilisé les meilleurs architectes du monde, braqué tous les projecteurs sur la ville des lumières pour en faire un vague plan de métro, qui est loin de faire l'unanimité ? Où est passée la grande ambition du Président de la République pour imaginer la première métropole post-Kyoto ?

Les citoyens de l'Association Grand Paris demandent au chef de l'Etat de redonner de l'espoir à tous les franciliens qui subissent des conditions de vie inssuportable en matière de logement, de transports, d'emploi et d'environnement dans première ville-monde d'Europe. Rassemblons toutes les énergies des architectes, des élus, des citoyens pour imaginer un vrai projet urbain qui assemble cette agglomération balkanisée par des décénnies d'indifférence. Dépassons l 'actuel éparpillement des structures administratives qui font du Grand Paris un collections de villes sans logique, sans solidarité, sans gouvernement ! Il est temps de construire un vrai Grand Paris qui dépasse les logiques politiciennes à la petite semaine et permette de faire entrer la métropole résolument dans le XXIe siècle !

L'Association Grand Paris dévoilera cette semaine une sélection de 10 projets issue de la consultation d'architectes qui peuvent changer le quotidien des franciliens ! Nous réclamons au Président de la République de vrais Etats Généraux du Grand Paris qui rassemblent les architectes, élus locaux, représentants de l'Etat et des citoyens pour instaurer un vrai dialogue et poser les bases d'un nouveau projet métropolitain !

Pour Antonio Duarte , architecte-urbaniste et président de l’Association : « le Grand Paris mérite mieux qu'un circuit touristique pour homme d'affaires pressés. Les citoyens attendent un vrai projet de civilisation qui permette d'imaginer une vie plus agréable et durable au quotidien. Il est nécessaire de repenser l'urbanité du Grand Paris et de sortir des clivages géographiques et politiques qui minent la métropole et que subissent les citoyens !»



Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : communiqués de presse
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Lundi 16 novembre 1 16 /11 /Nov 09:35
L’idée de proposer des petites voitures électriques en libre-service fait son chemin. Dans dix-huit mois, il devrait y avoir 3000 véhicules en location à prix modique.

De nouvelles communes qui adhèrent, des réunions publiques pour informer les habitants sur l’implantation des stations, et bientôt un appel d’offres… Après un léger retard à l’allumage, Autolib’ avance.
D’ici à 2011, le réseau de voitures électriques en libre-service voulu par Bertrand Delanoë sera lancé dans Paris et une trentaine de villes limitrophes.
Pour définir la physionomie de ce service unique au monde (nombre de places dans les voitures, conditions d’utilisation) ,le syndicat mixte chargé de gérer ces nouveaux engins finalise actuellement un cahier des charges pour la publication d’un appel d’offres prévue le 10 décembre. Petite visite sous le capot d’Autolib’.

700 stations à Paris. Lors de la mise en service d’Autolib’ dans un an et demi, on comptera 1 000 stations et 3 000 véhicules à Paris et en petite couronne. La capitale sera équipée de 700 stations : 500 sur la chaussée et 200 en sous-sols. Après une première phase de rodage, le réseau Autolib’ pourra s’étoffer jusqu’à 1 400 stations et 4 000 voitures.

De 4 € à 5 € la demi-heure. Disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les voitures pourront être utilisées en trace directe, c’est-à-dire qu’il sera possible de déposer le véhicule dans une station différente de celle de départ. Petites (deux ou quatre places), les Autolib’ seront bon marché pour inciter les Parisiens à délaisser leur voiture. L’abonnement coûtera de 15 à 20 € par mois, et la demi-heure d’utilisation sera facturée entre 4 et 5 €.

Vols et vandalisme. Le vandalisme inquiète beaucoup la mairie de Paris, vu le traitement subi par les Vélib’ : 7 800 vélos volés et 11 800 endommagés en deux ans. « C’est un sujet sur lequel nous sommes particulièrement attentifs, confirme Annick Lepetit, adjointe de Bertrand Delanoë en charge des transports. Le cahier des charges insistera sur ce point. Les candidats devront proposer des solutions : peintures et pare-chocs de qualité, stations sécurisées, mais aussi campagne de sensibilisation en direction des utilisateurs. »
LE PARISIEN 14/11/09
Par Association Grand Paris - Publié dans : Transports
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Lundi 16 novembre 1 16 /11 /Nov 01:43
La secrétaire nationale des Verts, candidate aux régionales, aura notamment pour colistier, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand.

Mars 2010 dans son viseur. Cécile Duflot, tête de liste du rassemblement des écologistes, a lancé samedi la campagne en Ile-de-France, en insistant sur la dimension sociale de son projet et sa volonté de «remettre la proximité au cœur de notre territoire»

Lors d'un forum d'Europe Ecologie, devant plus de 600 personnes réunies au Palais des congrès d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), la secrétaire nationale des Verts a appelé à une «région village qui rassemble les Franciliens», une «région réconciliée», après des tables-rondes où la répartition inégale des richesses et la spéculation foncière ont été vivement critiquées.

Cécile Duflot, qui accueillera, entre autres, sur sa liste Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a salué les «gens qui s'engagent vraiment, sincèrement, sur une conviction très forte».

Selon l’associatif, ce sont les écologistes qui ont «le plus de courage politique pour engager les réformes» nécessaires pour lutter contre l'exclusion, alors qu'avec la crise, «les gens sont de plus en plus précarisés». Très applaudi, il a assuré rejoindre le mouvement «non parce que déçu mais parce que convaincu». «Je crois profondément au pragmatisme de votre parti, de votre groupe. L'écologie doit être au centre de toutes les politiques», a-t-il plaidé.

Lors des tables-rondes sur l'urgence climatique ou le Grand Paris, Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) de la région, a estimé que «le premier défi en Ile-de-France, c'est le défi social». La sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet, a affirmé que les écologistes combattront «de toutes leurs forces» le projet sur le Grand Paris, appelant à concevoir, à la place, «un projet qui réconcilie, ressoude, n'oublie personne».

LIBERATION 14/11/09

Par Association Grand Paris - Publié dans : Régionales 2010 IDF
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Lundi 16 novembre 1 16 /11 /Nov 01:41

Les socialistes Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, seront reçus lundi à déjeuner par Nicolas Sarkozy à propos du projet de loi controversé sur le Grand Paris, a-t-on appris dimanche de source régionale. Répondant à une invitation de M. Sarkozy, les deux responsables PS vont de nouveau dénoncer le projet que doit défendre le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale Christian Blanc à l'Assemblée nationale à partir du 24 novembre, a-t-on précise de même source. Ils considèrent que ce projet n'a rien à voir avec l'"état d'esprit" du discours du 29 avril de M. Sarkozy, au cours duquel le chef de l'Etat avait annoncé 35 milliards d'investissements pour les transports en Ile-de-France. M. Sarkozy avait à l'époque validé à la fois le projet de métro automatique de M. Blanc et le plan de mobilisation de M. Huchon. Lundi dernier, M. Huchon a jugé "complètement réducteur" le texte du gouvernement, qui "se limite à quatre, sept, 10 territoires majeurs reliés par un métro souterrain, point" alors qu'au départ c'était "un projet de haute volée". Il a dénoncé une "usine à gaz" n'offrant "aucune sécurité juridique", sa compatibilité avec le schéma directeur de la région n'ayant "pas été vérifiée". De son côté, M. Delanoë a déclaré que le projet de loi "est la négation du discours du 29 avril". "Je suis content quand l'Etat intervient en IdF et dans la métropole, mais il ne faut pas que ce soit la schlague", a affirmé le maire de Paris.

AFP 14/11/09

Par Association Grand Paris - Publié dans : Actualité Grand Paris
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Vendredi 13 novembre 5 13 /11 /Nov 10:33
Le projet de loi sur le Grand Paris a été adopté jeudi à l'Assemblée nationale en commission, avec des amendements sur les transports et la gouvernance, avant l'examen en séance publique à partir du 24 novembre. Le projet prévoit une rocade autour de Paris, soit 130 km de nouvelles lignes de transport public. "On devrait pouvoir lancer les travaux début 2013", a récemment déclaré Christian Blanc, le secrétaire d'Etat chargé du projet du Grand Paris, qui défendra le texte au Parlement.. Selon les amendements adoptés, les députés ont prévu que "le nouveau réseau de transport public du Grand Paris doit être indépendant sur le plan du financement des mesures pour améliorer et moderniser les structures existantes". Adopté à l'unanimité, un autre amendement prévoit que ce futur réseau soit "interconnecté aux autres réseaux de transport urbain en Ile-de-France". Par ailleurs, un représentant des communes devra siéger au conseil de surveillance du futur établissement public "Société du Grand Paris". Il s'agit d'assurer "une représentation directe" des communes, "même si elle devra demeurer modeste", selon les auteurs de cet amendement. Un autre amendement entend "réaffirmer le principe d'égalité d'accès aux marchés". Les députés souhaitent aussi "une séparation juridique entre l'activité de gestion de l'infrastructure et celle de l'exploitation de services". Ils veulent "confier à la RATP les missions de gestionnaire jusqu'à la date d'ouverture à la concurrence du réseau métro". Annick Lepetit, député PS de Paris, a indiqué lundi que le gouvernement comptait financer par emprunt à hauteur de 17 milliards d'euros son projet de métro automatique autour de Paris reliant de futurs pôles économiques.
AFP 12/11/09
Par Association Grand Paris - Publié dans : Actualité Grand Paris
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Jeudi 12 novembre 4 12 /11 /Nov 10:35

 

AssociationGrandParis

Association pour une gouvernance métropolitaine


COMMUNIQUE DE PRESSE

L'Association Grand Paris se félicite des premiers amendements au projet de loi sur le Grand Paris mais demande davantage de cohérence pour doter la métropole des outils qui permettront d'aménager de façon plus efficace et solidaire le Grand Paris !

L'amendement demandant au futur métro d'être « interconnecté aux autres réseaux de transport urbain en Ile-de-France » va permettre d'accroître l'efficacité du futur métro du Grand Paris. Les réseaux secondaires de tramway et bus doivent aussi être réorganisés autour des futures gares pour mieux irriguer les bassins d'habitation alentours. Le Plan de Déplacement d'Ile de France (PDIF) doit en conséquence être revu. Les citoyens se félicitent du transfert de la concertation à la commission nationale du débat public afin d'avoir une vraie concertation responsable et constructive avec les habitants du Grand Paris qui sont les premiers concernés par le projet de loi.

L'Association Grand Paris demande en revanche que le projet de loi prévoit le renforcement des documents de planification opérationnelle qui demeurent largement insuffisants. L'Association préconise la création d'un « Plan d'aménagement du Grand Paris » qui réponde aux spécififités de la métropole parisienne et synthétise l'urbanisme, les transports, le développement économique et durable. Il proposera une vision de l'agglomération dense à 20 ans et sera élaboré par les élus locaux adhérents d'un EPCI métropolitain et co-validé par le Préfet de Région.

Pour Antonio Duarte , architecte-urbaniste et président de l’Association : « Ce nouveau document de synthèse deviendra la bible de l'aménagement du Grand Paris. Il permettra de sortir la métropole du chaos urbain et administratif actuel dans lequel les citoyens, les élus et l'Etat sont plongés. Il mettra fin aux incohérences actuelles entre les secteurs urbanisés, les réseaux de transport, et les pôles d'emploi qui conduit à un ralongement des durées de transport. Il permettra d'accroître l'efficacité du plan gouvernemental en responsabilisant les élus locaux à l'avenir de leur agglomération. Il ne manquera plus qu'une péréquation fiscale et une gouvernance commune pour que le Grand Paris devienne une réalité démocratique.»



Le Plan d'Aménagement du Grand Paris :

Le « plan d'aménagement du Grand Paris » est un nouvel outil de planification opérationnelle qui regrouperait et se substituerait à un ensemble de documents actuels tel que le SCOT, PLH, PDU. Ce document se substituerait, pour les Maires adhérents à l'EPCI au contrats de développement terrorial du projet de loi sur le Grand Paris, qui demeurent extrèmement flous et dont le périmètre à l'échelle municipale est trop réduit ! Ce plan donnera une vision synthétique et opérationnelle de la métropole à 20 ans. Il doit être inséré dans le projet de loi afin d'instaurer un cadre plus efficace, démocratique et solidaire.

Il sera adopté par un EPCI (Loi Chevènement) dont le périmètre correspondra à la métropole dense et qui sera confirmé par le Préfet de Région pour veiller à la cohérence du périmètre. L'EPCI pourra être une Communauté d'Agglomération (comme Toulouse aujourd'hui) ou une Communauté Urbaine (comme le Grand Lyon aujourd'hui). L'EPCI pourra, si la réforme des territoires en cours le permet, évoluer vers un statut de « Métropole ».

Il permettra également une meilleure application de la loi SRU à l'échelle de la métropole, en se substituant aux Maires récalcitrants.

Il complèterait utilement dans le coeur d'agglomération le SDRIF, dont l'échelle pourrait être élargie au Bassin parisien incluant ainsi la troisième couronne parisienne pour mettre fin à l'incohérence actuelle. Les PLU communaux devront se mettre en cohérence avec le « Plan d'aménagement du Grand Paris », qui devra pour sa part intégrer les éléments stratégiques du SDRIF dans le périmètre central de la métropole.

Il permettrait ainsi aux élus locaux de renforcer leur légitimité en matière d'aménagement tout en permettant à l'Etat de contribuer au développement de la Région capitale.



Par Association Grand Paris - Publié dans : AGP : communiqués de presse
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Jeudi 12 novembre 4 12 /11 /Nov 09:43
La volonté du chef de l'Etat de supprimer la taxe professionnelle sur les investissements productifs nous oblige, nous, élus locaux et sénateurs, à regarder la réalité de notre pays. Notre économie et notre société ont évolué plus rapidement que nos finances locales, désormais inadaptées à ces mutations. Après la réforme de Dominique Strauss-Kahn, la taxe professionnelle pèse pour plus de 33 % sur le secteur industriel. Or l'industrie française a perdu 500 000 emplois en quinze ans, et sa part dans la valeur ajoutée n'a cessé de diminuer, tombant de 21 %, en 1988, à 14,1 %, en 2007.
Ce sont ainsi les entreprises les plus soumises à la concurrence internationale et les plus menacées de fermeture ou de délocalisation qui doivent porter le fardeau de la taxe professionnelle, un impôt sans aucun équivalent en Europe, dans l'OCDE et a fortiori dans les pays émergents. Plus une entreprise investit en France, plus elle est taxée. Plus une collectivité locale veut financer l'investissement public, plus elle augmente la taxe professionnelle, et donc plus elle pénalise l'investissement privé. Ce n'est bon ni pour la croissance, ni pour l'emploi, ni surtout pour les collectivités locales qui voient la base taxable stagner ou se réduire comme peau de chagrin.

Il fallait du courage pour mettre un terme à ce jeu de massacre économique. Ce courage, Nicolas Sarkozy l'a eu. Cela nous oblige désormais à la réflexion sans esquive. C'est à nous, sénateurs, qu'il revient, après les députés, d'affecter de nouvelles ressources modernes et pérennes aux collectivités territoriales pour leur permettre de financer leurs politiques de proximité.

A la demande des sénateurs UMP, le gouvernement s'est déclaré dès le mois de septembre ouvert aux propositions du Parlement. Nous nous en réjouissons. Les sénateurs UMP de la commission des finances du Sénat souhaitent donc donner à la réforme un cadre politique en définissant trois principes.

Le premier principe, celui de la cohérence, repose sur deux rendez-vous législatifs à créer. L'avenir des finances locales ne se décide pas sur un coin de table. Aussi nous estimons que c'est maintenant qu'il faut fixer les grandes orientations du nouveau système, en se gardant la possibilité de les faire évoluer à l'éclairage des réalités. On ne peut pas différer le vote des principes et des modalités. Mais au-delà, nous proposons donc deux rendez-vous législatifs. Le premier, préparé avant le 31 juillet 2010, pour préciser le dispositif de répartition des nouvelles ressources des collectivités territoriales sur la base de simulations que le gouvernement devra remettre avant le 31 mars 2010, pour chacune des collectivités concernées. Il devra prendre place dans le projet de loi de finances pour 2011.

Le second, avant le 31 décembre de l'année de promulgation de la future loi qui précisera la répartition des compétences des collectivités territoriales, afin d'en tirer les conséquences financières. Nous prendrons le temps qu'il faudra pour aboutir à une répartition des compétences et des ressources cohérentes.

Le second principe, celui de la confiance, repose sur une double garantie de ressources. Nous avons entendu les inquiétudes légitimes des élus locaux. Pour 2010, les recettes globales de 2009 seront maintenues, le gouvernement s'y est engagé, et le groupe UMP du Sénat y veillera. Pour 2011, première année de la réforme, nous protégerons les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) contre des "accidents de base" et nous corrigerons les éventuels écarts dégagés par les simulations. En revanche, une baisse de la valeur ajoutée nationale, intervenue trois fois depuis 1945, demanderait à tous un effort, y compris aux collectivités locales. Ce choix est de raison, car hélas ! la crise, ce n'est pas que pour les salariés, pour les entreprises et pour l'Etat. Les collectivités locales doivent en tenir compte.

Le troisième principe, celui de la solidarité, repose sur un bon équilibre entre territorialisation et mutualisation des ressources. En échange de la suppression de la taxe professionnelle sur les investissements productifs, les trois niveaux de collectivités locales disposeront d'un panier de recettes diversifié dont la composition variera selon les échelons. Parmi ces recettes figurera la cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée : un impôt moderne, avec une assiette large et dynamique qui justifie l'instauration d'un barème national.

Nous comprenons la décision de l'Assemblée nationale d'affecter au bloc communal et intercommunal une part de cette cotisation complémentaire et d'en répartir le produit par établissement ; cela renforcera le lien entre entreprises et intercommunalités. Mais nous souhaitons qu'une solution soit trouvée pour neutraliser l'effet de son barème progressif. Nous ne pouvons accepter qu'une collectivité dont le tissu économique est constitué de PME ne perçoive qu'un faible produit de contribution complémentaire, alors qu'une autre, dans laquelle serait implantée une grande entreprise, toucherait le maximum.

L' Ile-de-France plus complexe doit faire l'objet d'une évolution spécifique par des dispositifs plus appropriés. Pour les départements et les régions, le principe de solidarité par la répartition nationale de la cotisation complémentaire s'impose. La valeur ajoutée est en effet concentrée dans certains départements et des grandes métropoles où les sièges sociaux sont implantés, les services développés et les salaires plus élevés.

Or les départements les plus riches ne sont pas toujours ceux où les dépenses sociales et médico-sociales sont les plus lourdes. Des départements moins bien dotés, en particulier dans le milieu rural, accueillent de plus en plus de personnes âgées qui viennent s'y installer après avoir mené leur carrière professionnelle ailleurs. Ces départements sont alors confrontés à une hausse de leurs dépenses de solidarité alors que leurs ressources restent limitées. La mutualisation et la péréquation des ressources sont pour nous indispensables pour les départements et les régions.

De plus, il faudra de toute évidence trouver en 2010 une solution pérenne et adéquate pour aider les départements à financer leurs dépenses sociales obligatoires. Le débat sur les retraites et la dépendance doit en être l'occasion. D'une façon plus générale, nous considérons que la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités territoriales doivent non seulement prendre en compte les mutations économiques, mais aussi l'évolution d'une société composée de Français qui vivent dans une commune, travaillent dans une autre, achètent et prennent leurs vacances ou leur retraite encore ailleurs.

Nous ne pouvons plus raisonner comme autrefois, à périmètre fermé. Le temps n'est plus ni à la timidité, ni aux conservatismes, ni aux calculs trop locaux. La France doit adapter sa fiscalité locale et son organisation territoriale aux enjeux d'aujourd'hui. C'est le défi que nous proposons aux cent cinquante et un sénateurs UMP, tous ensemble, unis dans le même esprit de cohérence, de confiance et de solidarité, au service de nos territoires et de nos concitoyens. C'est une affaire de longue haleine. Raison de plus pour l'engager dès aujourd'hui et bâtir ici et maintenant une majorité pour la réforme lucide et courageuse.

Gérard Longuet est président du groupe UMP au Sénat ;

Philippe Marini est rapporteur général de la commission des finances du Sénat ;

et les sénateurs UMP de la commission des finances.

LE MONDE | 11.11.09
Par Association Grand Paris - Publié dans : France : Débat Territoires
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Jeudi 12 novembre 4 12 /11 /Nov 09:42
Ni claire ni juste." Après Edouard Balladur, qui avait utilement rappelé qu'il fallait "savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance", et Alain Juppé, selon lequel, avec ce projet, "le gouvernement cherche la provocation", on sait désormais ce que pense Jean-Pierre Raffarin de la réforme de la taxe professionnelle voulue par l'Elysée.
Ainsi, trois des quatre derniers chefs de gouvernement issus du parti majoritaire (Dominique de Villepin ne s'est pas encore exprimé sur le sujet...) critiquent ouvertement et vertement un projet de réforme en cours.

On cherche vainement un précédent à cette situation dans l'histoire politique de notre pays. Leur accumulation même montre bien que ces critiques dépassent le simple cadre des chamailleries habituelles au sein d'un parti politique. Au contraire, elles sont le symptôme de l'inquiétude profonde qui s'est emparée de la très grande majorité des élus locaux depuis que la réforme de la taxe professionnelle a été annoncée.

Cette inquiétude est fondée. Pour s'en convaincre, il n'est qu'à écouter le ministre du budget, qui déclarait, lundi 2 novembre, que cette réforme était "faite pour les entreprises d'abord".

Comment exprimer plus clairement la philosophie qui guide la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, pour qui les collectivités locales sont et doivent rester "secondaires" ? L'important, pour l'exécutif, c'est d'alléger le plus possible la fiscalité des entreprises, y compris - c'est en cela que l'on peut véritablement parler de "cadeau" - de celles qui n'en ont aucun besoin, notamment parce qu'elles ne sont pas soumises à la concurrence internationale. Dans ce cadre, les collectivités ne peuvent être que des forces de résistance qu'il convient d'entraver et de stigmatiser, comme le montre, par exemple, le discours récurrent sur leurs dépenses.

La discussion du projet de réforme à l'Assemblée nationale en a d'ailleurs fourni un exemple éclatant puisqu'un amendement déposé par l'UMP et soutenu par le rapporteur général du budget, qui visait non pas à supprimer mais à diminuer légèrement le montant de la baisse d'impôt que constitue cette réforme, a été repoussé... par les députés UMP, sous la contrainte du gouvernement relayant la position du Medef !

M. Copé, qui a, en l'occurrence, pris le parti du gouvernement, a d'ailleurs bien montré à cette occasion que la "coproduction législative" dont il s'était fait le promoteur n'était qu'un jeu de rôles qui devait prendre fin dès lors qu'il s'agissait d'intérêts patronaux...

Aurait-on imaginé, il y a quelques années encore, qu'un gouvernement soutenu par des parlementaires du centre, issus de l'UDF et du CDS, authentiquement décentralisateurs, puisse décider de supprimer l'impôt économique local et de bouleverser l'architecture de la fiscalité locale aussi rapidement, sans vouloir prendre le temps de simuler l'impact de cette réforme sur les territoires et pire, sans vouloir d'abord définir les missions des collectivités à financer ? Assurément non.

Cet épisode illustre ainsi parfaitement à quel point la création, en 2002, de l'UMP, puis l'accession de Nicolas Sarkozy à sa tête ont conduit à la dissolution des anciennes sensibilités de l'UDF et du CDS dans un parti unique, où la logique jacobino-libérale, celle de Margaret Thatcher, a écrasé toutes les autres identités.

La suite du débat sur la taxe professionnelle sera donc révélatrice. Soit le gouvernement recule et il trahit sa promesse au Medef. Soit il persiste dans l'erreur et, ce faisant, il montre bien une fois pour toutes que la sensibilité centriste n'a plus de place que dans les livres d'histoire politique.

Jean-Pierre Balligand est député de l'Aisne (PS).
LE MONDE | 10.11.09
Par Association Grand Paris - Publié dans : France : Débat Territoires
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GRAND PARIS TV
La télé du Grand Paris

Antonio Duarte

 

Antonio Duarte, Association Grand Paris / Tivipro 30/09/09

Jean Nouvel

 

France Inter - Jean Nouvel par franceinter                                                                                                                 

 

Jean-Yves Le Bouillonnec


Président de Paris Métropole
(Paris.fr) 10/06/09

Nicolas Sarkozy



Discours sur le Grand Paris (Public Senat)

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