Mercredi 24 septembre 2008

PRESSE

METRO

24-09-2008

Le rééquilibrage Est-Ouest est au menu du schéma directeur voté demain...

Alors que le schéma di­recteur francilien (Sdrif) doit être adopté ce soir, le président (PS) du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a tenté hier une ultime opération séduction en rencontrant des chefs d’entreprise de Val d’Europe (Seine-et-Marne), dont le principal employeur, Euro Disney, pour défendre son plan d’aménagement à l’horizon 2030. “Le développement de l’Est francilien est inscrit dans le texte du Sdrif, assure le chef de l’exécutif régional. Val d’Europe résume nos priorités : on y construit 600 logements par an, soit 1% de l’objectif du Sdrif. On y favorise l’équilibre entrehabitat et emploi, les transports publics, la densification du bâti et le respect de l‘environnement.”

Consensus politique

“Le Sdrif est trop restrictif sur l’emploi et la croissance. A l’est, il faut développer un grand pôle d’affaires et une écopolis.”
Roger Karoutchi (UMP), chef de l’opposition régionale et adversaire du projet, hier.

Le site n’a pas été choisi au hasard : avec ses 23 000 habitants (contre 5 000 en 1989), et 50 000 emplois induits par la présence de l’entreprise américaine, il n’est pas seulement le royaume de Mickey. Il est aussi le fruit d’un partenariat public-privé à 6 milliards d’euros (600 millions d’investissement public) et d’un certain consensus politique entre les collectivités locales et l’Etat. “La fiscalité est un peu abondante, tempère Dominique Cocquet, directeur général adjoint au développement chez Euro Disney. Mais, avec 3 milliards d’euros de TVA, il y a un vrai retour sur investissement.”

Seule inquiétude chez Disney : “Face à Paris et la Défense, l’Est doit rester un territoire de grands projets. On le sent dans le texte du Sdrif, mais pas forcément sur le terrain. Pour cela, il faut un consensus entre l’Etat et la Région.” Val d’Europe suscite en tout cas un intérêt unanime : dans quelques jours, c’est Roger Karoutchi, chef de file UMP de l’opposition régionale, qui se rendra à la rencontre des chefs d’entreprise.

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Mercredi 24 septembre 2008
PRESSE
PARIS, 23 sept 2008 (AFP)

Le secrétaire d'Etat M. Blanc, qui avait convié à son ministère de nombreux élus franciliens de tous bords, donnera quelques éléments sur les grands projets architecturaux souhaités par le président de la République entre février et avril 2009, a-t-il ajouté, selon l'un des participants à cette réunion.

Le secrétaire d'Etat a déploré que le conseil régional d'Ile-de-France présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon ait décidé de maintenir à jeudi prochain son vote sur le projet de schéma directeur régional (SDRIF) à horizon 2030.

Il a de nouveau critiqué les hypothèses de croissance (2%) de ce SDRIF. En juin dernier, le secrétaire d'Etat avait affirmé que le gouvernement allait "faire des propositions pour enrichir" le texte, dont "la dimension économique" lui paraissait "très insuffisante". Depuis, il a menacé de bloquer le SDRIF. M. Blanc a fait part de son intention de s'appuyer sur les travaux de la conférence métropolitaine mise en place en 2006 par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Le secrétaire d'Etat à la région-capitale avait annoncé à la mi-mai qu'il présenterait fin 2009 "un projet global pour l'avenir" de la région Ile-de-France, avec un mode de gouvernance.

Dans sa lettre de mission, il lui avait été demandé par M. Sarkozy de "participer activement à la consultation internationale pour l'avenir du Paris métropolitain coordonnée par le ministère de la Culture et de la Communication" (concours d'architectes de Christine Albanel) .

M. Blanc doit notamment "restaurer une ambition d'urbanisme cohérente à l'échelle de l'agglomération" et "proposer une vision globale du périmètre et de l'organisation de l'agglomération à l'horizon 2030".

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Mercredi 24 septembre 2008
PRESSE
LE FIGARO
Sophie de Ravinel
23/09/2008
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Christian Blanc, ici avec le chef de file de l'UMP au conseil régional d'Île-de-France, Roger Karoutchi, doit remettre ses premières propositions sur le «Grand Paris» avant la fin de l'année. Crédits photo : LUDOVIC/REA

Le secrétaire d'État au Développement de la Région capitale, Christian Blanc, qui recevait mardi soir les parlementaires franciliens, cristallise les oppositions.

L'objectif principal de l'entourage de Christian Blanc consiste à gérer son silence. Faire en sorte que ce silence ne sonne pas vide. La tâche n'est pas facile. Un de ses confrères du gouvernement s'interroge d'ailleurs : «Il est ministre Christian Blanc ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié…» Il y a six mois, Nicolas Sarkozy a demandé à l'ancien PDG de la RATP et d'Air France de plancher sur le Grand Paris. Celui-ci a constitué une «mission d'administration» forte de quarante personnes et s'est fixé une règle, expliquée fin juin aux Assises de la métropole : «Cette discrétion médiatique est un encouragement à travailler sur le fond des choses.» Certes. Mais pour beaucoup d'élus, y compris de la majorité présidentielle, le silence pèse alors que se profilent les primaires UMP pour le choix du candidat aux régionales.

Mardi soir, ils sont donc venus nombreux, une centaine, écouter le secrétaire d'État chargé du Développement de la Région capitale pour son premier grand raout, organisé à l'occasion des six mois de son installation. Les invités - parlementaires d'Ile-de-France et quelques architectes comme Roland Castro ou Antoine Grumbach - étaient mus par l'envie de l'entendre s'exprimer. De le voir surtout s'entretenir avec le président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Ils n'ont pas été déçus. Les échanges, selon un participant, auraient été vifs entre les deux hommes. Il faut dire que cette réception tombe pour la Région à un moment certes compliqué. Demain en fin de journée, elle devrait voter le schéma directeur pour la Région Ile-de-France (Sdrif), destiné à planifier son développement jusqu'en 2030. Roger Karoutchi, chef de file UMP au conseil régional, sait qu'il ne peut empêcher le vote du texte. Mais il va déposer 44 amendements. Ce Sdrif, pour lui et malgré les modifications apportées ces derniers mois, «ne répond toujours pas aux ambitions de développement d'une Région capitale». Pour éviter toute incompatibilité avec le Sdrif, les élus UMP de la Région, et avec eux le gouvernement, veulent surtout attendre les propositions concrètes de Christian Blanc. Le premier dossier, celui du Plateau de Saclay, sera présenté à la mi-octobre, alors qu'en décembre est attendu celui de la Plaine de France. Le ministre devra aussi intégrer les projets «Grand Paris» sur lesquels bûchent actuellement dix équipes d'architectes. Résultats attendus début 2009.

L'opposition entre l'État et la Région socialiste se cristallise sur ce Sdrif. Elle ne devrait qu'empirer. En effet, une fois le vote acquis, le schéma sera transmis au gouvernement. Or ce dernier n'a aucune intention de le transmettre tel quel au Conseil d'État, qui doit ensuite promulguer le décret nécessaire à son application.

 

Appel au «dialogue constructif»

Jean-Paul Huchon a déjà fait publiquement savoir qu'il entendait lancer une procédure juridique si, au terme du délai maximal de six mois, le gouvernement ne transmettait pas le dossier… Le Sdrif n'est pas encore né et le développement peut attendre. Déjà, le Medef Ile-de-France a appelé à un «dialogue constructif» entre la Région et l'État. Pour sa part, le Conseil économique et social d'Ile-de-France souhaite que le Sdrif, «s'il est approuvé», soit transmis «dans les meilleurs délais au Conseil d'État». «Une prolongation des délais, juge-t-il, serait de nature à rendre l'exercice plus difficile, voire impossible, au fur et à mesure que se rapprochent les échéances électorales pour la Région.»

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Mardi 23 septembre 2008
PRESSE

Lundi 15 Septembre 2008
Par Bertrand GRECO
Le Journal du Dimanche


Le bras de fer n'a jamais été aussi intense entre l'Etat et la région Ile-de-France. Objet du litige: l'adoption prochaine du nouveau schéma directeur (Sdrif), qui définit les orientations économiques et urbanistiques de l'Ile-de-France d'ici à 2030. Malgré son sigle rebutant, ce document "concerne très concrètement la vie quotidienne des gens", précise Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional, puisqu'il touche aux transports, au logement, à l'aménagement du territoire, à l'attractivité des entreprises, à l'emploi, etc.
Destiné à remplacer l'actuel schéma directeur datant de 1994, ce Sdrif aura en outre un caractère contraignant: les communes, collectivités territoriales ou entreprises publiques devront s'y conformer. L'élaboration de ce texte crucial pour l'avenir de la région a commencé en juillet 2004. Selon toute vraisemblance, sa version définitive sera adoptée le 26 septembre par le conseil régional. Sans pour autant mettre un terme à l'épreuve de force.

Car, entre-temps, la question du Grand Paris, portée par Nicolas Sarkozy, a resurgi dans le débat. Le président de la république a souhaité la création d'un secrétariat d'Etat chargé du "développement de la région capitale". Un portefeuille confié à Christian Blanc. Du coup, le Grand Paris et le Sdrif se retrouvent en rivalité. Etat contre Région. Droite contre gauche. En jeu: la mainmise sur les grands projets et l'avenir de l'agglomération parisienne. Le tout sur fond de primaires pour désigner le chef de file de l'UMP aux élections régionales de 2010. Roger Karoutchi, candidat actif et président du groupe UMP à la région, réclame un report du vote, afin d'attendre les premières propositions de Christian Blanc sur le Grand Paris, annoncées pour fin 2008-début 2009. "Ce serait une lourde erreur de vouloir passer en force", dit-il. Le Premier ministre a même écrit à Huchon, en juin, pour lui signifier le manque d'ambition de son schéma directeur. Le gouvernement Fillon menace donc de bloquer le dossier. Il en a les moyens, puisqu'il lui incombe de transmettre le texte au Conseil d'Etat, puis de l'approuver par décret.

"Le gouvernement ne peut pas se permettre de paralyser la région"

De son côté, Jean-Paul Huchon veut en finir au plus vite. "Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage, bougonne-t-il. Le gouvernement ne peut pas se permettre de paralyser la région en gelant un document aussi important pour de misérables raisons politiciennes. D'autant que l'adoption du Sdrif n'empêchera aucun futur projet de Christian Blanc." Le socialiste souligne que plusieurs "sujets de friction avec l'Etat" ont été supprimés. "On a levé nos réserves sur le développement de la Défense ou de Roissy. On accepte le projet de liaison CDG Express [avec un arrêt à Plaine-de-France], et même des projets d'autoroute, comme le bouclage de la Francilienne." En matière de transports, priorité est donnée à la rocade ferroviaire Arc Express (aussi appelée Métrophérique), ce qui contente tout le monde. Sont également inscrits dans le texte : le dédoublement de la ligne 13, le prolongement d'Eole à l'Ouest (pour délester le RER A) et de neuf lignes de métro, ou encore l'achèvement du tramway des Maréchaux.

Le Sdrif prévoit aussi la construction de 60.000 logements par an, en renforçant la "densité". Sus aux pavillons ! "Maisons de ville" et "petits immeubles collectifs avec jardin" devront, autant que possible, sortir de terre dans le tissu urbain existant, bien desservis par les transports en commun. Autre concession faite au gouvernement : les 30% de logements sociaux en Ile-de-France à l'horizon 2030 ne sont plus une "obligation" mais un "objectif" à atteindre. Quant au volet "développement économique", l'ambition est chiffrée à 700 000 créations d'emploi d'ici à 2030, soit 28 000 par an. Ces projections se fondent sur une hypothèse de croissance démographique de 1,2 million d'habitants supplémentaires (12,6 millions dans vingt-deux ans) et de croissance économique de 2% par an.

C'est là que le bât blesse pour Christian Blanc et Roger Karoutchi. "Nous sommes désespérément en désaccord sur la politique économique, plaide le second. Pourquoi seulement 2%? Le Grand Londres affiche une croissance moyenne de 5 %, Barcelone de 6%. Pourquoi ne pas être plus ambitieux ?" En face, Huchon ironise: "Si Karoutchi a une martingale pour passer de 2% à 4%, qu'il le dise au Premier ministre qui peine à atteindre 1% pour la croissance nationale. Il fait de la surenchère parce qu'il s'imagine qu'il doit être un opposant virulent pour s'imposer dans sa campagne interne. Mais, comme disait Michel Rocard : 'On ne fait pas pousser de l'herbe en tirant dessus.'"
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Lundi 22 septembre 2008
Cet article du Monde montre les limites d'une politique partisanne. Le Secrétariat d'Etat à la Région Capitale se doit d'être au-dessus de tout soupçon concernant les enjeux du Grand Paris et de la Région Ile de France.

Nous restons toujours dans l'attente d'un calendrier, une méthode, voire un Projet clairs pour le Grand Paris, qui ne pourra se contenter d'une simple consultation d'architectes !...

Antonio Duarte


PRESSE
LE MONDE
Béatrice Jérôme
Article paru dans l'édition du 23.09.08.

"Blanc, on se demande bien ce qu'il fout !", s'exclamait récemment un élu UMP de Paris. Christian Blanc, le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région-capitale, devait réunir, mardi 23 septembre, l'ensemble des parlementaires d'Ile-de-France, mais aussi le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et Jean-Paul Huchon, le président, socialiste, du conseil régional. Le rendez-vous est d'autant plus attendu que bon nombre d'élus de droite de la région expriment leur perplexité, voire leur "inquiétude", sur la "méthode Blanc".

En mars, l'ancien PDG de la RATP et d'Air France s'est vu confier par Nicolas Sarkozy le chantier du Grand Paris, avec pour mission de rendre la région économiquement plus "attractive", pour rivaliser avec les autres "villes-monde", et, à cette fin, d'imaginer de nouveaux "modes d'organisation" institutionnels de cette collectivité.

Six mois après, M. Blanc, fidèle à son goût du secret, observe toujours le plus grand silence sur ses projets. "A chaque fois qu'on veut avoir des informations, son cabinet ne nous donne rien", se désole un conseiller ministériel. "On guette des annonces. Mais cela commence à faire long", s'impatiente Philippe Dallier, sénateur (UMP) de la Seine-Saint-Denis, auteur d'un rapport, au printemps, sur le Grand Paris. M. Blanc s'en tient au calendrier qu'il s'est fixé en mai. Fin 2008, il présentera des propositions très "concrètes" sur le développement du pôle de Saclay (Yvelines) et sur celui de Plaine de France (Seine-Saint-Denis). Mais il attendra "fin 2009" pour dévoiler son "projet global" de réaménagement de la région et d'une nouvelle "gouvernance".

Dans la majorité, cette dernière échéance paraît d'autant plus lointaine que deux autres ministres, Valérie Pécresse (enseignement supérieur) et Roger Karoutchi (relations avec le Parlement) s'expriment, eux, presque chaque jour sur les enjeux régionaux dans le cadre de la compétition acharnée à laquelle ils se livrent dans la perspective des primaires internes à l'UMP prévues en mars. S'ils se défendent d'être handicapés par la discrétion de M. Blanc, ils n'en sont pas moins prudents sur leur programme, de peur d'être démentis in fine par les annonces du secrétaire d'Etat.

"Je suis prêt, et j'ai même hâte que nos idées sortent", répond M. Blanc, dont le cabinet précise qu'il a consulté plus de 200 personnes en six mois. Mais, dit-il, "(il attend) les conclusions de la consultation sur le Grand Paris". Lancée par M. Sarkozy, celle-ci réunit dix équipes d'architectes et d'urbanistes qui doivent rendre leurs travaux début 2009. "Il se peut qu'il n'en sorte rien, comme il se peut qu'il y ait un jaillissement d'idées", dit-il. Au final, "le seul vrai pilote du projet sera le président de la République".

En accord avec M. Karoutchi, M. Blanc a encouragé François Fillon à se lancer dans un bras de fer politico-juridique avec la Région. En jeu : le projet de Schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) que M. Huchon s'apprête à faire voter le 26 septembre par la collectivité. Le premier ministre envisage de ne pas transmettre le projet de Sdrif au Conseil d'Etat après son adoption par le conseil régional. Ce qui aura pour effet d'empêcher sa mise en oeuvre. "Blanc a un ego surdimensionné. Il pense qu'il n'y a que son calendrier qui doit s'imposer", déplore M. Huchon.

L'arbitrage de M. Fillon ne fait pas l'unanimité au gouvernement. Le ministre de l'aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, imaginait un compromis possible entre la Région et l'Etat. "Il n'y a pas que des âneries dans ce schéma directeur, ajoute Pierre Bédier, président (UMP) du conseil général des Yvelines, notamment quand il prévoit de reconstruire la ville sur la ville pour éviter l'étalement urbain." Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jego - qui a renoncé à être candidat à la Région -, estime "que le PS a beau jeu de dire que la droite bloque le Sdrif pour des raisons politiques". M. Blanc répète que sa mission de construire un Grand Paris "se situe au dessus et au-delà des échéances politiques".

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Jeudi 11 septembre 2008

PRESSE
20 Minutes,  11/09/2008

Article par Alexandre Sulzer

Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France, a engagé hier un bras de fer avec l'Etat en présentant une version finalisée du Schéma directeur francilien (Sdrif) qui prévoit l'aménagement de la région d'ici à 2030. Un document-fleuve, auxquelles quelques modifications ont été apportées (voir encadré) après l'avis d'une commission d'enquête, et qui doit être approuvé le 26 septembre par l'assemblée régionale.

C'est sans compter sur l'Etat qui a demandé le report de ce vote dans l'attente de propositions concrètes de la part de Christian Blanc, secrétaire d'Etat à la Région-capitale. Le gouvernement reproche également à la région son manque d'ambitions économiques. « On se calme, on boit frais et on avance », s'énerve Jean-Paul Huchon, qui table sur une croissance moyenne de 2 % par an. Et menace le gouvernement de recours s'il refuse de transmettre le projet au Conseil d'Etat dans les six mois pour approbation.

Revenant hier sur sa vision de l'aménagement régional lors d'un chat sur 20minutes.fr, le président de la région s'est dit opposé à l'installation d'un circuit de F1 en Ile-de-France, qui « poserait des problèmes d'environnement et de circulation ». Il a également indiqué que le développement de tours, souhaité par le maire (PS) de Paris, n'était pas prioritaire. Enfin, Jean-Paul Huchon a appelé à la réunion en octobre de différents partenaires pour réaliser plus de 15 000 logements étudiants d'ici à 2013.

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Mardi 9 septembre 2008
PRESSE
20 Minutes, 05/09/2008

Interview de Philippe Panerai, Architecte et urbaniste.

Dans votre livre Paris métropole, formes et échelles du Grand Paris*, vous décryptez les enjeux du Grand Paris. N'est-ce pas ardu ?

C'est un sujet passionnant. Pour la première fois, le débat sur le schéma directeur de la région [Sdrif] a été public. Ces questions ne doivent pas rester secrètes. Ce livre peut, je pense, être tout aussi utile que les réflexions engagées par les dix équipes d'architectes, d'urbanistes et autres professionnels sélectionnées par le président de la République avant l'été.

Quelles clés souhaitez-vous donner aux lecteurs ?

A l'aide de plusieurs cartes, j'explique les différents enjeux sur la mobilité. et puis je compare Paris à d'autres grandes villes comme Londres. Ce qui est curieux, c'est que le Grand Londres, tout le monde connaît. Pour Paris, ce n'est pas le cas.

Les citoyens ne sont-ils pas déjà saturés du Grand Paris ?

Je suis sûr que si on interroge à nouveau les usagers sur les transports de demain, ils seront intéressés. L'amé­na­gement de l'agglomération appartient à tout le monde.

Vous visez doncle grand public ?

J'aimerais bien que ce ne soit pas que des spécialistes. Bon, d'accord, ce n'est pas le roman de l'été... Mais l'été est déjà passé ! (rires).

Sur www.20minutes.fr

par Grand Paris publié dans : Actualités GP Aménagement
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Jeudi 4 septembre 2008

ETUDES

Le Grand Paris

Problèmes Politiques et Sociaux, novembre 2007

La Documentation française

Par Jean-Marc Offner

« Habitants du Grand Paris, mes frères »… s’exclame André Morizet, maire de Boulogne-sur-Seine et auteur Du vieux Paris au Paris moderne, Haussmann et ses prédécesseurs, en… 19321. En 1913 déjà, le rapport de la Commission d’extension de la préfecture de la Seine indiquait : « Il existe un ‘Grand Paris’, constitué à l’avance, pourvu d’une organisation administrative complète : le département de la Seine »2.

1 Cité dans Annie Fourcaut, Emmanuel Bellanger et Mathieu Flonneau (dir.), Paris/Banlieues, conflits et solidarités, éditions Créaphis, 2007.

2 Cité dans A. Fourcaut et al., op.cit.


retrouvez le texte entier sur le lien ci-dessous :

http://latts.cnrs.fr/site/p_lattsperso.php?Id=30 PPSgrandParisIntro PPSgrandParisIntro
par Grand Paris publié dans : Tribunes Grand Paris
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Jeudi 4 septembre 2008
Vous trouverez ci après le lien vers l'étude de Philippe PANERAI, illustrée par plusieurs cartes sur la question de l'échelle et de la définition du Grand Paris

ETUDE URBAINE
Note de Philippe PANERAI
Juin 2006

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/07/70/paris-metropole.pdf

par Grand Paris publié dans : Tribunes Grand Paris
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Jeudi 4 septembre 2008
TRIBUNE LIBRE
LA GAZETTE
01/08/08

Par Jean-Pierre Gautry, président de la Société française des urbanistes (SFU)


Il est urgent de débattre sur le dessein de cette métropole majeure et sur sa capacité à rester une référence mondiale. Un Grand Paris pour quoi faire ? L’enjeu est bel et bien de prendre en compte les besoins respectifs des habitants, des actifs, des étudiants, des entreprises et des touristes. L’avènement d’un véritable pouvoir d’agglomération, nous pensons que le coeur du débat est là.

Les aires métropolitaines marseillaise et toulousaine, la métropole lilloise ou encore la conurbation azuréenne sont soumises à la même contrainte : ces territoires contribuent à la croissance, mais ne bénéficient pas des retombées du développement. Mise en lumière par Laurent Davezies dans « La République et ses territoires », cette dissociation entre croissance et développement est davantage exacerbée au sein de la « région capitale ». La région Ile-de-France génère à elle seule 29 % du PIB et garantit, via les politiques de mutualisation « aveugles aux territoires », de puissants mécanismes de redistribution territoriale
et de cohésion sociale.

Les enjeux métropolitains ne sont donc pas seulement locaux ou régionaux, mais bien nationaux ! Gardons-nous aussi de penser que c’est en étalant davantage les emplois que nous rendrons service aux « Grand Parisiens » : une métropole ne peut pas garantir la cohésion urbaine avec un coeur mort. Sur le plan institutionnel, le travers de la décentralisation jacobine de 1982, c’est aussi d’avoir voulu faire de cette région une région comme une autre en l’alignant sur le droit commun : les acteurs franciliens de l’aménagement en payent aujourd’hui le prix. La métropole parisienne, c’est 300 communes et 300 politiques d’urbanisme. L’Assemblée des communautés de France propose à ce titre, dans son livre blanc de l’intercommunalité, un « traitement spécifique du coeur de l’Ile-de-France » pour y garantir « une structuration optimale de l’intercommunalité ». Pourrait-on concevoir un Code de la route dont la gestion serait confiée à plusieurs corps de fonctionnaires différents ? Non, bien sûr. Pourtant, c’est ce qu’on incite à faire en matière de « Code de la ville » : ayant chacun leur légitimité et leur agenda politique, les exercices de planification territoriale sont décalés dans le temps et dans l’espace. Pour autant, il serait illusoire de prétendre assurer la gouvernabilité d’intercommunalités épousant la totalité des aires urbaines. Ce n’est donc pas entre « marguerite » et « tournesol » qu’il faut choisir pour composer son bouquet, ni même entre commune, département ou région. Il faut approfondir et renforcer les compétences intercommunales en commençant par marier urbanisme et communauté. Les communautés d’agglomération et urbaines doivent ainsi se doter d’un plan communautaire d’urbanisme intégrant sous une même maîtrise d’ouvrage, PLU, programme local de l’habitat, plan de déplacements urbains renforcé, mais aussi schéma de développement économique et commercial. Les agglomérations doivent également être vertueuses sur le plan écologique, dotées d’une véritable fiscalité foncière, motrice d’une politique foncière communautaire intégrant droit de préemption et portage foncier économique et de l’habitat.

Planification de l’urbanisme, droit des sols, fiscalité foncière, gestion des mobilités urbaines, voilà qui donne à la fois du pouvoir d’intervention aux élus communautaires et du sens au « Code de la ville ». Voilà qui permettrait d’inscrire la ville dans l’espace des réformes. Un gouvernement du Grand Paris, oui ; une meilleure gouvernance pour un développement durable des métropoles françaises, certainement ! Avec des communautés cohérentes, renforcées… et légitimes. Il devient donc urgent de promouvoir l’élection au suffrage universel direct des élus de l’intercommunalité, tout en garantissant l’expression d’une démocratie urbaine active associant les forces vives de nos territoires. L’actualité du Grand Paris nous montre que le pouvoir d’agglomération en France n’a pas encore émergé. Cette question « capitale » gagne véritablement à être inscrite à l’agenda politique de la réorganisation territoriale de notre pays. Porteurs d’une vision prospective et constructive, les urbanistes
par Grand Paris publié dans : Tribunes Grand Paris
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