Jeudi 4 septembre 2008
PRESSE
LE FIGARO
Jean-Marc Leclerc
03/09/2008

Le ministre de l'Intérieur va confier au préfet de police de Paris des pouvoirs de régulation du trafic sur l'ensemble de la région. Un millier de fonctionnaires sont mobilisés.

«On ne peut plus accepter 300 kilomètres de ralentissement certains matins aux portes de Paris.» Dans l'entourage de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, la fièvre des bouchons pour des millions de Franciliens mérite un traitement de choc. Le Figaro a eu accès au projet que doit arbitrer l'hôte de la Place Beauvau. Au programme : une nouvelle organisation des forces de sécurité qui fera du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, le chef d'orchestre de la régulation du trafic routier sur l'ensemble de l'Ile-de-France. Parce que, dit MAM, «les problèmes de sécurité routière ne se posent plus à l'échelle d'une seule ville, fût-elle la capitale, mais sur l'ensemble de l'agglomération». Son nouveau plan s'articule autour de quatre priorités.

La définition de nouveaux axes routiers prioritaires. Dans le groupe de policiers et de gendarmes qui travaillent depuis mars sur ce dossier, le constat est unanime : les problèmes de circulation les plus aigus sont en majorité concentrés sur d'autres voies que les seuls secteurs autoroutiers confiés aux CRS. Plusieurs nationales et départementales, considérées comme «routes à grande circulation», vont faire l'objet d'une attention particulière. Il s'agit de rocades suburbaines et de voies de pénétration dans la capitale, comme la D7 sur les quais de Seine ou la N34, entre Nogent-sur-Marne et la porte de Vincennes. La liste en sera fixée régulièrement par arrêté ministériel et sera susceptible d'évoluer au fil des difficultés rencontrées.

Un seul centre de commandement? Le préfet de police de Paris se verra confier la direction des opérations sur l'ensemble du réseau. Il agira en concertation avec les préfets de département. Mais plus personne ne travaillera dans son coin. «Une décision de détournement de trafic ne pourra être prise sans en mesurer l'incidence sur le département voisin», explique un haut fonctionnaire. Cette coordination permanente succédera à la concertation ponctuelle organisée jusque-là lors des grèves, manifestations, rencontres sportives et autres contrôles d'alcoolémie.

La création d'un service régional de police routière. La Préfecture de police veut en fait transposer à la circulation routière ce qui a marché avec la police des transports. Une sous-direction régionale de la circulation et de la sécurité routière sera donc créée au sein de sa Direction de l'ordre public. Elle aura autorité sur les quatre compagnies de CRS actuellement compétentes à Paris et sur le réseau autoroutier francilien. L'actuel centre régional de sécuri- té routière de Créteil devrait lui être rattaché. Elle disposera en outre d'un état-major régional, char- gé d'élaborer les plans de circulation, et d'un centre de commandement hypermoderne, notamment pour informer les usagers en temps réel, grâce aux nouvelles technologies de l'information.

La mobilisation d'une force d'intervention rapide. Pour intervenir sur le réseau non autoroutier, l'Intérieur envisage de constituer trois unités de 150 policiers chacune qui viendront s'ajouter aux quatre compagnies de CRS existantes, pour constituer un ensemble d'environ 1 000 hommes. Une nouvelle force de quinze équipes de deux motocyclistes et d'une soixantaine de fonctionnaires en voiture pourra être dépêchée en urgence en tout point du réseau en cas de perturbation ou d'accident majeur. Pour élaborer un tel projet, il aura fallu vaincre bien des inerties. Le préfet Grimaud, celui de Mai 68, avait le premier appelé à une coordination régionale pour canaliser le flot grandissant de la circulation. Quarante ans trop tôt. MAM a finalement rendu justice à ce visionnaire.

par Grand Paris publié dans : Actualités GP Transports
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Vendredi 22 août 2008
TRIBUNE LIBRE
MARS 2008

Par Jérôme Dubus et Didier Duran

Jérôme DUBUS est délégué général du Medef-IDF ; Didier DURAN président du Medef-IDF.

"Il n’y aura pas de dynamisme régional fort sans une métropole s’inscrivant durablement dans un processus de croissance créatrice d’emplois."


L’état a longtemps considéré que les nécessaires équilibres du territoire devaient passer par un transfert des richesses et des compétences de l’Ile-de-France vers la province. Ce schéma est depuis vingt ans totalement obsolète : l’ouverture européenne et la mondialisation ont bousculé les habitudes.

Les entreprises, souvent au prix de sacrifices importants, se sont adaptées à ce nouveau contexte, mais les structures administratives régionales n’ont pas accompli la mue nécessaire à ces changements. Résultat : depuis le début des années 1990, l’Ile-de-France, bien que restant dans le peloton de tête, a perdu du terrain par rapport à ses principales concurrentes européennes. De 1995 à 2005, la croissance de notre région a été en moyenne de 2,4 % par an pendant que le Grand Londres connaissait une progression annuelle du PIB de 8 %, et la région de Madrid de 3,7 %.

Cette faible croissance a eu des conséquences directes en matière d’emplois, puisque, pour la première fois, l’Ile-de-France a connu un taux de chômage plus élevé qu’au niveau national pendant une partie de cette décennie.

L’emploi industriel a particulièrement souffert : il s’agit d’un signe évident de faiblesse.

De même, les insuffisances en matière de logements (un déficit de 20.000 logements par an) et le manque d’investissements dans les transports en commun remettent en cause l’attractivité de la région capitale, aux équilibres socio-économiques fragiles.

Comme l’économie française a besoin d’une croissance francilienne forte, l’Ile-de-France a besoin d’un cœur dynamique et performant.

Pourtant, c’est bien Paris qui a subi l’affaiblissement économique le plus important. Avec 300 000 emplois perdus en quinze ans, il s’agit d’une véritable hémorragie, certes peu visible, mais comparable aux désastres industriels subis par certains territoires français au début des années 1980 comme en Lorraine.

L’année dernière encore, le solde arrivées départs des entreprises à Paris a été négatif (1.055 établissements perdus), alors que, dans le même temps, la petite couronne connaissait un regain économique important.

Les débats menés dans le cadre du nouveau schéma directeur de la région n’ont pas permis de mettre clairement en lumière ces phénomènes.

Or il n’y aura pas de dynamisme régional fort sans une métropole s’inscrivant durablement dans un processus de croissance créateur d’emplois.

Les exemples étrangers réussis le montrent clairement : que serait la Catalogne sans le développement qu’a connu Barcelone depuis l’organisation des Jeux Olympiques de 1992 ? Que serait la région londonienne sans la puissance de sa capitale en matière financière ? Que serait la Rhénanie du Nord sans son réseau de capitales industrielles régionales ?

Or la zone dense de l’Ile-de-France demeure particulièrement mal organisée et mal structurée : absence de cohérence en matière de politique des transports, peu de dialogue au niveau des politiques d’urbanisme, aucune possibilité de pouvoir mener une politique économique commune.

Il est donc urgent d’engager une vaste réflexion sur la création d’une communauté urbaine parisienne.

La région pourrait craindre l’émergence d’un nouveau pouvoir indépendant avec des moyens financiers largement supérieurs aux siens. Nous croyons au contraire, comme défenseurs du fait économique régional que l’Ile-de-France a tout à gagner à clarifier la répartition des compétences et à engager des politiques de mutualisation des richesses entre les différents territoires, aux inégalités parfois criantes.

Ce n’est pas en affaiblissant la Défense que nous enrichirons La Courneuve mais bien en structurant le cœur de l’agglomération pour en faire une métropole attractive, qui s’inscrit résolument dans une dynamique de croissance partagée, au bénéfice de tous les Franciliens.

Il n’y aura pas de dynamisme régional fort sans une métropole s’inscrivant durablement dans un processus de croissance créatrice d’emplois.












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Samedi 16 août 2008

PRESSE

LA GAZETTE.fr

Intercommunalité - 25/08/2008

Dans une interview au site de La Gazette, le vice-président (UMP) du conseil général des Hauts-de-Seine et maire de Sèvres, rare élu de la majorité à avoir participé à la plupart des éditions de la conférence métropolitaine, défend le projet de syndicat mixte.

Etes-vous partisan du syndicat mixte d’études proposé par la conférence métropolitaine ?
J’y suis favorable depuis longtemps. Le syndicat mixte permet d’éviter une communauté urbaine qui disposerait de trop de pouvoirs et impliquerait l’embauche de trop de nouveaux fonctionnaires.

Quel doit être le périmètre du syndicat mixte ?
La zone la plus urbanisée de l’Ile-de-France dépasse les limites de Paris et des trois départements de la petite couronne. Elle comprend aussi le nord de l’Essonne, l’est des Yvelines et le sud-est du Val d’Oise.

Dans son rapport, Philippe Dallier (UMP) défend une option avancée en 1936 par votre grand-père André Morizet (maire SFIO de Boulogne-Billancourt) visant à créer une fonction de "maire du Grand Paris", qui supposerait aujourd’hui, la suppression du poste de maire de Paris…
Cette référence m’a touché, mais j’ai quelques doutes sur sa pertinence actuelle. Comment serait assuré l’impératif de proximité dans un ensemble de 6 à 7 millions d’habitants ? Les communes, qui ont toujours eu une grande importance en Ile-de-France, ne peuvent être cantonnées à l’état-civil.

Quel rôle doit jouer le conseil régional ?
La région va continuer à exercer une place centrale sur les transports. Mais le syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) souffre d’un manque d’autofinancement qui devient inquiétant. Sur le volet logement, je suis très sceptique quand j’entends parler d’un syndicat régional. Dans ce domaine, la région a vocation à faire de la programmation, pas de l’opérationnel.
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Samedi 16 août 2008

PRESSE

18/07/2008

Le président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon a qualifié le 18 juillet de "mauvais coup" le nouveau dispositif envisagé par l'Etat pour imposer ses projets en Ile-de-France. Selon un article de l'avant-projet de loi Grenelle 2, l'Etat pourrait décider la réalisation de projets d'intérêts généraux (PIG) en Ile-de-France, lui permettant de contourner le schéma directeur d'aménagement de la région (SDRIF), qui doit être adopté le 25 septembre.
"Devant l'impossibilité pour l'Etat, juridiquement, de s'opposer au SDRIF, comme je l'avais dit, et devant l'unanimité de la commission d'enquête, l'idée a dû venir à certains technocrates de percer des trous dans le SDRIF, de jouer au poinçonneur des Lilas dans notre schéma", a déclaré Jean-Paul Huchon.

Il s'agirait pour l'Etat de "découper à l'intérieur du SDRIF des territoires ou des tranches dans lesquelles l'Etat reprendrait la main", estime-t-il. Il vient d'envoyer la version finale du SDRIF élaborée par la région au secrétaire d'Etat chargé du développement de la région-capitale Christian Blanc. L'Etat a jusqu'au 1er septembre pour proposer des modifications.
"J'ai eu l'occasion d'expliquer à Jean-Louis Borloo (ministre de l'Ecologie, ndlr) que ceci nous paraissait être un mauvais coup", a-t-il affirmé à propos des projets d'intérêts généraux. "L'idée de découper des petits PIG à l'intérieur du grand SDRIF est une idée assez autoritaire", a-t-il dit. Le conseil régional "est disponible pour travailler avec l'Etat d'ici septembre", a-t-il ajouté. Le nouveau schéma directeur doit être approuvé par décret en conseil d'Etat.
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Samedi 16 août 2008

Aménagement du territoire - 25/06/2008

Les "Assises de la métropole", au cours de laquelle gauche et droite ont pour la première fois confronter leurs idées pour le "Grand Paris", se sont ouvertes le 25 juin 2008 sur la proposition de création d'une nouvelle structure.
Le secrétariat de la "conférence métropolitaine", créée par le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë en 2006 pour la coopération entre la capitale et les communes proches, a proposé de transformer cette structure en un "syndicat mixte d'étude" ouvert aux communes, à la région, aux départements et aux intercommunalités.

Il s'agirait d'une structure "plus intégrée mais souple", "la formule la plus adaptée pour répondre aux défis posés par la métropole", selon Daniel Guiraud, maire PS des Lilas, qui a fait cette proposition à l'ouverture des "Assises" à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint Denis). "Ce syndicat est l'étape qui convient pour aujourd'hui", a dit Bertrand Delanoë, saluant une "méthode pragmatique, soucieuse de créer des étapes". "Paris est une commune, un département parmi d'autres dans une ambition partagée. Paris ne revendique aucun leadership dans notre ambition commune", a-t-il déclaré devant un parterre d'une centaine d'élus de tous bords, en présence de Christian Blanc, secrétaire d'Etat à la région capitale. "Il faut que l'Etat partage avec les collectivités d'Ile-de-France le souci de faire régner un certain ordre dans le partage de l'effort en matière de logement social", a-t-il dit, s'adressant au ministre.

Le secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, leader de l'opposition UMP au conseil régional, s'était "félicité" dès le 24 juin de la proposition de "syndicat mixte", après avoir lui-même proposé en février une structure de ce type.
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Samedi 16 août 2008

TRIBUNE LIBRE

La Tribune.fr - 26/05/08

LIBRE OPINION

Grand Paris : osons le débat !

Par Vincent Mahé (banquier conseil); Laurent Vigier (haut fonctionnaire); Francine Girond (éditrice); Max Claudet (universitaire); Murielle Lemoine; Mams Yaffa(cinéaste); Sylvain Fort (consultant); Nicolas Toussaint (avocat)

Parce qu'il est grand temps, pour la capitale de la France, de se projeter dans notre siècle en faisant tomber les vieilles bastilles et les frontières d'un autre temps, l'association "Projet Paris 21" se lance dans le débat sur le Grand Paris.

Les dernières élections municipales ont eu à Paris le goût amer de l'abstention. Elle a atteint, dans la capitale, des niveaux historiques: à peine plus de la moitié des Parisiens se sont déplacés, soulignant la nécessité de renouer avec une véritable démocratie locale.

Pour les électeurs de droite, cette défaite laisse une impression de rendez-vous manqué, comme si la bataille n'avait pas été livrée sur le seul terrain qui compte: celui du projet. Trop occupée d'elle-même, malgré le combat courageux mené par Françoise de Panafieu, la droite parisienne s'est dispersée dans des querelles de chapelles.

Il y a pourtant urgence. Derrière les paillettes d'un socialisme municipal au service de l'ambition d'un seul homme transparaît une réalité gênante. Année après année, Paris perd de sa substance: désertée par les jeunes ménages que le coût de l'immobilier repousse à la périphérie, boudée par les entreprises, anémiée par un schéma de circulation punitif, elle devient un lieu de villégiature pour touristes étrangers.

Après ces élections sans débat, que va faire concrètement le maire pour l'environnement, pour améliorer la circulation et le stationnement, pour éviter l'exode des classes moyennes et des jeunes ménages? Paris deviendra-t-elle la capitale de la solitude, une ville de pied-à-terre sans diversité sociale? Sera-t-elle une forteresse de la bureaucratie, avec moins de compétences et de libertés que Londres ou Berlin mais beaucoup plus de fonctionnaires (50.000, soit plus que l'Union européenne!)?

Finira-t-elle ville musée, alors que tant d'autres métropoles en Europe et dans le monde attirent les entreprises, les jeunes actifs et les artistes? Maintenant que Paris a emprunté à Lyon ses Vélib et à Saint-Quentin son opération Paris-plage, nous devons répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui sont ceux des capitales du XXIe siècle.

Paris vaut mieux que ces kermesses! Son avenir ne peut pas uniquement être traité sous l'angle de campagnes publicitaires. Il mérite un travail de fond, au quotidien, auprès des Parisiennes et des Parisiens. Avec sa proposition du Grand Paris, le président de la république a tracé les contours d'une nouvelle ambition pour une ville qui n'a jamais cessé, au cours de son histoire, de se réinventer. Faisons de cet enjeu majeur l'occasion d'une reconquête du débat démocratique!

Jeunes responsables de l'entreprise, de la sphère publique, de la société civile, nous appartenons à une génération qui compte d'abord sur elle-même et croit à l'initiative. C'est pourquoi nous sommes déterminés à faire entendre notre voix dans ce débat passionnant qui s'engage sur l'avenir de Paris. C'est à la fois une question politique, une question d'urbanisme et une question de citoyenneté.

Question politique d'abord: comment Paris pourrait-elle lutter à armes égales avec les autres métropoles, alors que personne n'a la capacité de parler au nom de l'agglomération dans son ensemble? La réflexion sur le Grand Paris doit être au centre des élections régionales de 2010, car nous payons au prix fort la balkanisation des compétences.

Coût économique: Paris n'a pas son mot à dire sur les grands équipements indispensables à son développement et elle n'a plus la taille critique pour s'imposer comme un pôle d'attraction. Coût social, avec une ségrégation croissante entre la ville-centre et la périphérie. Gâchis environnemental, avec une absence de réflexion au niveau de l'agglomération.

Question d'urbanisme, aussi. Il nous faut retrouver une ambition urbaine, continuer l'histoire d'une Ville lumière qui a toujours su s'embellir en se transformant. Cela passe par la construction de grandes tours. Mais il faut aller au-delà, réinventer un "droit à la ville", rompre avec le XXe siècle des banlieues pour entrer dans le XXIe siècle de la ville.

Pour cela, toutes les pistes doivent être explorées. Pourquoi ne pas couvrir intégralement le périphérique d'ici à 2012 pour rétablir la continuité avec les villes voisines? Près de 40% du bâti existant devra être reconstruit dans les vingt prochaines années: marquons le paysage urbain par un habitat renouvelé, fonctionnel et esthétique, plus respectueux des exigences environnementales!

Accélérons l'émergence d'un grand pôle d'affaires dans l'Est parisien, misons sur l'enseignement supérieur et la recherche en créant deux grands campus! Paris doit redevenir un espace de solidarité active et de promotion sociale: dotons-nous d'une véritable politique du logement à l'échelle de l'agglomération!

Question de citoyenneté enfin. Il faut aller plus loin dans la remise en cause des conservatismes; plus loin dans la construction d'une démocratie locale ouverte, réunissant la droite républicaine, le centre et les forces d'ouverture; plus loin dans la modernisation du statut municipal, qui cantonne les élus dans un rôle purement consultatif, leur laissant simplement gérer la file d'attente pour les crèches et les logements sociaux; plus loin dans la prise en compte de toutes les diversités de Paris; plus loin dans l'écoute et le dialogue avec les Parisiennes et les Parisiens.

C'est pourquoi nous entendons, au-delà de tout esprit de clan, nous constituer en force de proposition, en lançant l'association "Projet Paris 21". Paris 21 parce qu'il est grand temps, pour la capitale de la France, de se projeter dans notre siècle en faisant tomber les vieilles bastilles et les frontières d'un autre temps. Paris 21 en référence aussi à cet "Agenda 21" du développement durable qui doit aujourd'hui inspirer toute action publique responsable.

Les talents, les énergies, les volontés sont là et ne demandent qu'à se rassembler. Le défi que nous lancent la mondialisation et le développement des autres grandes métropoles internationales ne nous attendra pas. Les perspectives d'avenir et les raisons d'espérer sont là également, avec le projet du Grand Paris. A nous de nous en saisir !

par Grand Paris publié dans : Tribunes Grand Paris
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Samedi 16 août 2008
MEDIAS

http://www.urbaplus.org/+Grand-Paris-la-consultation+.html

Après l’urbaniste Roger Bazile, qui s’exprimait dans nos colonnes il y a quelques semaines, l’ancien président de l’ACAD, c’est au tour d’Antonio Duarte, président de l’association Grand Paris - pour une gouvernance métropolitaine - de questionner la pertinence du recours aux architectes pour "l’orientation stratégique du développement urbain de la région capitale".

En effet, c’est hier que le Président de la République a annoncé la liste des 10 architectes sélectionnés pour la consultation sur le Grand Paris. Les 10 équipes (pluridisciplinaires) devront définir les caractéristiques urbaines de la "métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto", puis établir un "diagnostic prospectif pour l’agglomération parisienne".

Dans un communiqué de presse, Antonio Duarte, lui-même architecte et urbaniste, avertit : "Les enjeux métropolitains de solidarité, de transports, de logement ou de développement économique méritent des analyses, des consultations, un projet global plus approfondi qu’une esquisse d’artiste !"

L’Association Grand Paris prépare un Livre Blanc du Grand Paris, qui sera soumis aux pouvoirs publics et au débat citoyen en novembre 2008 afin de contribuer à l’élaboration d’une véritable intercommunalité.

En ligne: Site de l’Association Grand Paris


par Grand Paris publié dans : Presse : communiqués Ass GP
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Lundi 11 août 2008
Les centres villes et les coeurs d'agglomérations sont devenus le principal enjeu en matière de développement durable de nos cités, afin de réconcilier écologie, équilibre social et urbain et développement économique.
Une politique ambitieuse d'aménagement du territoire doit établir des priorités claires en matière de transports urbains, de limitation de la croissance urbaine des agglomérations avec l'étalement péri-urbain, ...

Le coeur de la métropole francilienne doit mener des politiques communes afin d'harmoniser ses territoires actuellement morcellés. La création d'une intercommunalité pour la première agglomération française est urgente et les collectivités territoriales et l'Etat doivent accélerer leur dialogue pour créer un Grand Paris

Antonio Duarte


TRIBUNE LIBRE

LE FIGARO
08/08/2008
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Par François Rivière, président du jury du Concours national des villes. 

L'organisation d'un nou­veau conseil interministériel à la Ville et la multiplication des dé­bats qui en découle sont pour tous ceux qui s'intéressent à ce sujet l'occasion de se poser de nouvelles questions. Beaucoup d'évolutions marquantes de nos villes, ces der­nières années, et les nouvelles ­vi­­sions de la vie qui lui cor­res­pondaient, n'ont été que peu prises en compte.

Cette tendance néfaste qui assimile et réduit la politique de la Ville à une politique des banlieues - tous les Français n'habitent pas en banlieue ! - n'a plus de sens. Elle appelle une rupture avec de vieilles habitudes françaises qui relèvent de notre ma­sochisme national, celui qui consiste à toujours voir d'abord ce qui ne marche pas, comme les banlieues, au lieu de s'appuyer sur des expériences qui font leurs preuves, comme les cœurs de nos villes. Ou encore celui qui prétend opposer systématiquement banlieue et centre-ville, alors que les deux sont complé­men­taires.

Or, il y a également dans les banlieues des quartiers, avec des cœurs de ville auxquels les gens sont attachés.

Alors que, depuis des années, l'attention des pouvoirs publics et des journalistes se focalise sur les problèmes des banlieues, les maires, pendant ce temps, se dé­brouillent, plus ou moins seuls, pour dynamiser le centre de leur municipalité, avec des initiatives originales, souvent magnifiques, qui fleurissent partout et dont personne ne parle.

Phénomène plus extraordinaire encore, ce mouvement de régénération des cœurs de ­ville semble répondre à un souhait profond des citoyens, qui l'ac­compagnent.

Jamais ils ne s'y sont autant identifiés. C'est un lieu de travail, mais également de loisirs, de convivialité, d'échanges et de culture.

Les cœurs de ville ne peuvent être arbitrairement opposés aux aires périurbaines, en réalité si complémentaires, si symbiotiques, parce qu'ils induisent les réformes futures de la gouvernance municipale. Le débat sur le Grand Paris n'est que l'illustration la plus visible de cette nouvelle réalité. Elle suscite aussi d'autres débats dans les villes moyennes.

Le cœur de ville porte en lui des modèles de vie qui plongent leurs racines dans notre histoire nationale et notre civilisation européenne. Il constitue une occasion de miser désormais sur une politique française de la ­ville, plus axée sur la personne que sur des problématiques de bâti.

Car nous avons eu trop tendance à sous-évaluer cette valeur de civilisation partagée que porte en elle-même la cité, question à laquelle le président de la République a si justement souhaité, le 8 janvier 2008, qu'une réponse française soit apportée.

C'est pour toutes ces raisons que j'ai proposé au ministre du Logement un pacte des villes pour vivre tous ensemble, pro­posant des mesures pour infléchir la politique : mieux tirer parti du foncier dans les centres, simplifier les dispositifs de l'État, améliorer l'accessibilité des ­agglo­mé­rations en s'inspirant de l'ex­emple de La Rochelle… Cet ensemble de mesures trouve son aboutis­se­ment dans le Concours national des villes, officiellement lancé au ministère du Logement et de la Ville le 13 juin dernier. Il vise à constituer des «pôles d'excellence de cœur de ville».

Les maires seront les instigateurs et les animateurs de ces pôles. Ils leur permettront de mieux communiquer sur leurs projets de rénovation urbaine, mais aussi de faire valoir des modèles rassemblant le maximum d'acteurs locaux dans une même dynamique.

En somme, il nous faut instituer une culture de l'exem­pla­rité, de la comparaison et de l'évaluation de toutes les per­for­mances, afin de s'inspirer de ce qui marche dans notre pays, plutôt que de se lamenter sur ce qui ne marche pas.

C'est une occasion de greffer, dans les quartiers périurbains et dans les banlieues, des expériences humaines, locales, qui ont fait leurs preuves dans les centres-villes. En somme, de les rassembler dans un même mouvement fructueux.

par Grand Paris publié dans : Actualités GP Aménagement
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Lundi 28 juillet 2008

Grand Paris

Association pour une gouvernance métropolitaine

http//grandparis.over-blog.com

Paris, le 28 juilllet 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

La fusion des Départements et de la Région Ile de France permettra une avancée significative



La réforme institutionnelle envisagée par le Président de la République, de regroupement des Départements avec les Régions, avec un seul représentant par Canton, permettra une avancée significative dans l'harmonisation du système institutionnel francilien.

Cette simplification des échellons institutionnels mettra fin à des politiques fiscales, urbaines, économiques divergentes entre les départements de première et de seconde couronne qui renforcent les fortes inégalités territoriales et sociales actuelles. La métropole parisienne est actuellement divisée entre quatre départements pour la première couronne, ce qui ne favorise pas une gouvernance commune.

Ce regroupement ne suffira cependant pas pour répondre aux attentes fortes des habitants de l'agglomération dense d'avoir une gouvernance commune. L'association Grand Paris appelle le gouvernement et les collectivités territoriales à accélérer le processus de concertation pour créer une véritable intercommunalité avant les élections régionales de 2010.

L'Association Grand Paris prépare un Livre Blanc du Grand Paris, qui sera soumis aux pouvoirs publics et au débat citoyen en novembre 2008 afin de contribuer à l'élaboration d'une véritable intercommunalité. Il comportera des propositions pour l'aménagement de la métropole.

 

Le Président,

Antonio Duarte

Architecte-Urbaniste

par Grand Paris publié dans : Presse : communiqués Ass GP
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Lundi 28 juillet 2008

La réforme des Départements se précise. Les Conseillers Généraux deviendraient de fait Conseillers Régionaux. Cela permettrait de résoudre une partie du problème institutionnel francilien et préparer la création d'une véritable intercommunalité dans le coeur d'agglomération.

Antonio Duarte


PRESSE

LE MONDE | 26.07.08

Déjà bouleversées par la refonte des cartes judiciaire, militaire et hospitalière, les régions s'apprêtent à vivre une autre réforme d'importance. L'année 2009 verra s'ouvrir le grand chantier de la simplification des niveaux administratifs sur le territoire, entre les 26 régions, les 100 départements, les 3 000 intercommunalités et les 36 700 communes.

Le président de la République l'avait annoncé dans un entretien au Monde : "Je pense que 2009 doit être l'occasion d'une réflexion, d'un débat et d'une concertation approfondis sur la question des communes, des communautés de communes, des départements et des régions." (Le Monde du 17 juillet.) Nicolas Sarkozy fait de ce dossier la clé d'une éventuelle réforme du mode de scrutin aux élections régionales, qui doivent avoir lieu en 2010.

L'objectif est de réaliser des économies, mais aussi de gagner en efficacité, en clarifiant notamment les compétences entre les régions et les départements. Les conseils généraux, qui disposent d'une clause générale de compétence, peuvent intervenir dans tous les domaines. Les dossiers économiques, notamment, sont marqués par un enchevêtrement d'intervenants. Décisions diluées, difficultés de pilotage : le système a atteint ses limites.

L'une des pistes envisagées par le gouvernement serait de revenir à un système semblable à celui qui avait cours en 1972, lors de la création des premières régions. Les conseils régionaux étaient alors composés de conseillers généraux.

FÉDÉRATIONS DE DÉPARTEMENTS

Les régions deviendraient des sortes de fédérations de départements. Au lieu d'être élus au scrutin de liste, les conseillers régionaux seraient désignés au scrutin uninominal à deux tours, comme les conseillers généraux, et les élections régionales auraient lieu en même temps que les cantonales. L'avantage attendu serait aussi de réveiller l'intérêt des électeurs pour ces scrutins. "Les conseillers généraux ont une vraie existence sur le terrain et sont identifiés par les électeurs, ce qui n'est pas le cas des conseillers régionaux", souligne Alain Marleix, le secrétaire d'Etat aux collectivités locales.

Les intercommunalités pourraient être organisées sur un modèle semblable, comme des fédérations de communes. Les conseillers communautaires seraient élus en même temps que les conseillers municipaux, selon un modèle proche du mode d'élection en vigueur à Paris, Lyon et Marseille (système PLM), dans lequel les conseillers municipaux sont élus en même temps que les conseillers d'arrondissement.

La réforme s'inscrit, pour une part, dans la ligne du rapport Attali sur la libération de la croissance, publié en janvier. Parmi ses propositions figuraient celle de "renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en dix ans l'échelon départemental". La suppression du département est écartée.

La mesure avait soulevé une telle réaction des élus que M. Sarkozy s'en était désolidarisé le jour même de la remise du rapport Attali. "Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements", avait-il déclaré le 23 janvier. L'échelon départemental est "un niveau qui porte une forte charge identitaire, ajoute M. Marleix. On l'a bien vu lors de la réforme des plaques d'immatriculation, qui a soulevé un tollé".

Le gouvernement veut aussi faire droit aux préconisations du rapport remis par le sénateur (UMP) Alain Lambert sur la clarification des compétences entre l'Etat et les collectivités. Pour sortir de "l'enchevêtrement des compétences" entre la région et le département, il s'inspirera aussi de la proposition de loi rédigée par Adrien Zeller, président (UMP) du conseil régional d'Alsace, qui a suggéré d'inciter le couple région-département à "s'entendre et à clarifier leurs rôles respectifs".

Le gouvernement marche sur des oeufs. Dans le contexte de la réduction de la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités, il ne souhaite pas susciter davantage la colère des élus. La réforme pourrait se faire sur le mode du volontariat et de l'expérimentation. "Nous sommes favorables à une approche contractuelle et concertée, excluant toute brutalité", insiste M. Marleix.

Xavier Ternisien
par Grand Paris publié dans : Actualité Région IDF
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