Mercredi 4 juin 2008

Grand Paris

Association pour une gouvernance métropolitaine


COMMUNIQUE DE PRESSE

Les enjeux du Grand Paris dépassent un dessein d'architecte !


Le Président de la République a annoncé la liste des 10 architectes sélectionnés pour la consultation sur le Grand Paris, comparant son ambition à celle du Baron Haussmann ! Cependant, la méthode retenue laisse sceptique sur le résultat à en attendre...

Les enjeux métropolitains de solidarité, de transports, de logement ou de développement économique méritent des analyses, des consultations, un projet global plus approfondit qu'une esquisse d'artiste !... Laisser la question des limites ou de la gouvernance politique s'écrire sur une page blanche à la libre imagination d'architectes laisse sceptique sur le dessein métropolitain. Si un concours d'idée peut nourrir utilement le débat, il ne peut se substituer à un processus plus en profondeur et moins en surface sur l'avenir de l'agglomération parisienne...

L'Association Grand Paris prépare un Livre Blanc du Grand Paris, qui sera soumis aux pouvoirs publics et au débat citoyen en novembre 2008 afin de contribuer à l'élaboration d'une véritable intercommunalité.


Le Président,

Antonio Duarte

Architecte-Urbaniste

par Grand Paris publié dans : Presse : communiqués Ass GP
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Mercredi 4 juin 2008
PRESSE
Gurvan Le Guelec
Le Nouvel Observateur

L'architecte star Jean Nouvel a remporté l'appel d'offres pour la construction d'un gratte-ciel «nouvelle génération» qui parachève l'aménagement du quartier d'affaires parisien Un grand parallélépipède creusé de «loggias», sortes de places publiques perchées au-dessus de la ville. Depuis lundi soir, l'on connaît donc la silhouette du futur plus grand building de France. 301 mètres, 190 mètres au-dessus de sa voisine la Grande Arche de la Défense, et 20 mètres de moins seulement que la mythique vieille dame de Gustave Eiffel. Une «tour signal» à 1 milliard d'euros signée Jean Nouvel, qui, après le Musée du Quai-Branly en 2006 et le Pritzker Prize cette année (sorte de Nobel des archis), se pose un peu plus en superstar de l'architecture française. Une tour «nouvelle génération» également, avec ses performances énergétiques hors normes, comme l'Etablissement public d'Aménagement de la Défense (Epad), organisateur du concours, l'avait exigé. Mais un joyau un peu original tout de même. Alors que l'air du temps est aux formes déconstruites, sinon tarabiscotées, Nouvel a opté pour un monolithe «sobre et massif», afin d'«aller dans le sens du calme» et de donner un peu de cohérence à cette Défense, «accumulation d'objets hétéroclites». Pour en arriver là, Nouvel a battu quelques ténors qui, loin de calmer la donne, faisaient plutôt dans le fantasque : Libeskind et son cristal «multifacetté», Ferrier et son H massif, Wilmotte et sa corde à trois pieds, Foster et sa cigarette russe. Il faudra aussi jauger de la complémentarité entre la tour Signal et sa future comparse, la tour Phare de l'Américain Thom Mayne près de 300 mètres et pas un seul angle droit prévue à trois pas de là, de l'autre côté de la Grande Arche. Si polémique il y a, elle ne devrait pas dépasser toutefois le cercle restreint des initiés. La Défense est en effet un endroit étrange, une île de béton à cheval sur deux communes (Puteaux et Courbevoie), mais disposant d'un parfait statut d'extrater ritorialité. Alors que le moindre édicule de plus de sept étages provoque des tollés à Paris, les architectes y érigent leurs totems en paix. Sans que le citoyen lambda ne puisse dire grand-chose (l'Etat, via l'Epad, y est tout-puissant). Et sans qu'il ne montre d'ailleurs un grand intérêt pour la question. Ainsi des jeunes auditeurs de KPMG, futurs voisins du mastodonte, qui trois jours avant l'annonce du lauréat ignoraient encore tout du projet. A la décharge des Défensiens (150 000 salariés et 20 000 habitants), il faut avouer que le rythme des annonces ces derniers temps prête à confusion. Sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, ancien président de l'Epad et patron des Hauts-de-Seine, la Défense ne se contente plus d'accueillir la fine fleur du capitalisme français. Elle affiche crânement son succès. Construire plus pour travailler plus et pour gagner plus, oserait-on dire. Annoncé en fanfare à l'été 2006, le plan de relance de la Défense a ainsi autorisé la construction de 450 000 m2 de bureaux supplémentaires (en sus des 140 000 m2 de la tour Signal), qui se déclineront en une demidouzaine de gratte-ciel. Tous translucides, tous design, tous développement durable. Ce qui est moins développement durable, en revanche, c'est le décalage inquiétant entre le programme de constructions et la mise en place des infrastructures de transport idoines, comme le note Jean-André Lasserre, chef de file du PS à Courbevoie. Et ce alors que le marché du logement local s'avère de plus en plus tendu. M. Lasserre a toutefois évité le pire. Parmi les cinq projets, l'un celui de Jacques Ferrier proposait carrément de détruire des logements HLM pour édifier une tour résidentielle grand luxe, à 10 000 euros le mètre carré. La tour Signal ne pouvait pas se permettre pareille tocade. Car cette tour, dont l'Epad vante la «très haute qualité émotionnelle» (sic !), est bien là pour se faire aimer. Contrairement à ses homologues, Signal sera ainsi une tour vivante, animée et mixte. Une mixité que l'on retrouvera dans les programmes (hôtel, logements, bureaux, équipement public, superposés par blocs de haut en bas), mais aussi dans la structure du bâtiment. Tout en apportant une régulation climatique, les fameuses loggias (ouvertes en été, fermées par des verrières en hiver) constitueront des «lieux d'accès depuis la ville» sur toute la hauteur du bâtiment. Un sacré pari. Qui devrait générer un surcoût d'au moins 25% par rapport à des tours de bureaux classiques. L'investisseur espagnol (déjà à l'origine de la tour Agbar à Barcelone) y retrouvera-t-il ses petits ? Oui, sûrement. Le label tour Signal lui apportera un bénéfice d'image et un accès à un foncier de plus en plus rare. Le site choisi par Jean Nouvel est en effet propriété de la puissance publique. Et pour cause, c'est un échangeur routier. Encadré par un écrin d'immeubles de bureaux, le «plat de nouilles» comme on l'appelle présente un très beau potentiel, pourvu qu'on le relie au reste du quartier. A cette fin, Nouvel a prévu d'étendre la dalle et de créer un «immeuble-placard» le long de la vilaine façade arrière du centre commercial des Quatre Temps. Pour créer «un effet esplanade». Très émotionnel, bien sûr.
par Grand Paris publié dans : Actualités GP Aménagement
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Mercredi 4 juin 2008

AFP

04/06/08

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a indiqué qu'il n'avait pas été "convié" mercredi à la réunion à l'Elysée des dix architectes-urbanistes retenus pour la consultation internationale sur le Grand Paris, "une opération de communication" du chef de l'Etat, selon lui.
M. Delanoë a en revanche souligné sur France Inter qu'il avait participé au "choix de ces équipes", même si on avait "cherché à l'en écarter".
"La ville de Paris a voté à l'unanimité pour le choix de ces dix équipes, dont beaucoup, je vous signale, ont déjà travaillé à Paris", a-t-il dit, citant les architectes Jean Nouvel ou Antoine Grumbach.
"Je ne suis pas invité" à cette réunion "parce que, là, il (M. Sarkozy) fait une opération de communication" mais "quand il fait des réunions de travail, la ville de Paris est là et prend toute sa part", a souligné M. Delanoë.
Il a fait valoir que l'opération lancée par Nicolas Sarkozy "concerne peu Paris intra-muros". Il a souligné qu'en sept ans la mairie de Paris avait "mis en chantier 10% du territoire parisien". "Nous n'avons pas attendu Nicolas Sarkozy".

par Grand Paris publié dans : Actualité Grand Paris
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Mercredi 4 juin 2008
PRESSE
LE MONITEUR EXPERT
04/05/08

Le président de la République et la ministre de la Culture ont accueilli mercredi dans leurs palais parisiens respectifs les dix équipes d'architectes et d'urbanistes retenus pour la consultation internationale du "Grand pari de l'agglomération parisienne". Nous vous en donnons la composition complète.

Comme l'indiquaient "Le Moniteur-expert.com" au soir du 22 mai dernier et "Libération" à l'aube du 23 mai, les dix architectes-urbanistes sélectionnés pour la consultation internationale de recherche et développement "Le grand pari de l'agglomération parisienne" sont : Christian de Portzamparc (France), Jean Nouvel (France), Yves Lion (France), Roland Castro (France), Antoine Grumbach (France), Djamel Klouche (France), Richard Rogers (Royaume-Uni), MVRDV (Pays-Bas), Finn Geipel (Allemagne/France) et Bernardo Secchi (Italie).

Nicolas Sarkozy a officialisé cette liste le 4 juin au matin à Paris, depuis le palais de l'Elysée où il accueillait les dix lauréats ou leurs collaborateurs, car les équipes sont pluridisciplinaires (voir encadré ci-dessous, avec citations des intéressés). Un communiqué émanent de l'Elysée indique que le Président a évoqué devant les architectes "sa volonté que soit réalisé rapidement un projet d’exception pour l’aménagement de la capitale française ; un projet fort, original, réaliste, sachant que le réalisme est de fixer une haute ambition et d’entreprendre de grandes œuvres". Le communiqué précise également que "les dix projets devront être suffisamment différenciés et prendre en compte les besoins de la population à long terme, en développant une stratégie de développement durable qui tienne compte des caractéristiques propres à chaque territoire".

Nouveau projet d’aménagement global
Lors de l’inauguration de la Cité de l’architecture et du patrimoine le 17 septembre 2007 à Paris, le président de la République Nicolas Sarkozy avait exprimé le souhait "qu’un nouveau projet d’aménagement global du Grand Paris" puisse faire l’objet d’une consultation internationale et mobiliser les compétences professionnelles d’une dizaine d’agences d’architecture et d’urbanisme. Plus qu’un concours d’idées ou un marché de définition, cette consultation a pour but de "produire un ensemble de réflexions et d’orientations stratégiques d’aménagement de l’espace à l’échelle de l’agglomération parisienne". Au-delà de Paris, il s'agit également de réfléchir à "La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto".

Les architectes lauréats, qui devraient chacun décliner un thème particulier pour le Grand Paris (transport, logement, etc.), ont également été reçus rue de Valois par leur ministre de tutelle Christine Albanel, chargée de la Culture et du cadre de vie. Elle a estimé brièvement que le fait de "créer une réalité nouvelle à partir d'un rêve collectif" était "passionnant". Lors du déjeuner qui a suivi la rencontre, étaient présents, outre les lauréats : des membres du jury, des représentants de la Ville de Paris (dont Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, chargée de l'architecture et de l'urbanisme ; Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, chargé de "Paris métropole" et des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France), mais pas de représentants de la région Ile-de-France, ni même la ministre de la Culture qui s'était étrangement éclipser juste avant de s'attabler…
Milena Chessa et Nathalie Moutarde

Lire aussi la réaction de Bertrand Delanoë, maire de Paris qui parle de cette rencontre à l'Elysée comme d'une "opération de communication".


Les dix équipes au complet

"Atelier Christian de Portzamparc" (France)
Laboratoire Creteil, Institut d'urbanisme de Paris, université Paris-XII : Jean-Claude Driant, directeur ; Daniel Behar, professeur
Jean-François Langumier, chef de la mission prospective et développement durable, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône
Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l’université Paris-XII, expert en transports et mobilité
Entreprises en développement, Claire Tutenuit, déléguée générale, expert en développement durable
Bruno Queysanne, sociologue et philosophe
"On fait le pari d'une croissance qui peut être le moyen de mieux vivre, et non pas l'un ou l'autre. Ce n'est pas évident, mais c'est cela l'enjeu." (Christian de Portzamparc, Paris, 4 juin 2008)

"Ateliers Jean Nouvel : Michel Pélissié, Irène Djao-Rakitine, paysagiste" (France)
Cnam : Michel Cantal-Dupart, architecte et urbaniste, professeur ; consultants au sein de l’atelier de recherche du Cnam
Arep Ville : Jean-Marie Duthilleul, directeur, Louis Moutard, architectesurbanistes
Sarl Michel Desvignes paysagiste
Fabrice Lextrait, ancien administrateur de la friche de la Belle de Mai
Hubert Tonka, urbaniste, éditeur
"Se servir des villes telles qu'elles sont pour un projet populaire." (Michel Cantal-Dupart, Paris, 4 juin 2008)

"Ateliers Lion, architectes, urbanistes" (France)
François Leclercq, architecte-urbaniste
Elex architectes : Eric Lapierre, architecte
Marc Mimram, architecte ingénieur
Ateliers Alfred Peter, paysagistes
Laboratoire OCS, Ensa de Marne-la-Vallée
TVK architectes-urbanistes : Pierre-Alain Trevelo et Antoine Viger-Koehler
Seura : David Mangin, architecte-urbaniste

"Roland Castro" (France)
Ensa de Paris-la-Villette : Bertrand Lemoine, directeur ; Sandrine Sartori, directrice adjointe
Nexity, promotion immobilière, filiale
« Villes et projets » : Jean Luc Poidevin, directeur général délégué au logement
Berim : Michel Bleir, PDG ; Jean-Luc Orand, responsable de centre
Comité scientifique pluridisciplinaire dont Augustin Berque, directeur d’études à l’EHESS, Guy Sorman, économiste, Alain Bourdin, professeur à l’université Paris VIII

"Agence Grumbach et associés" (France)
Agence Space : Jean Robert Mazaud
Laboratoire Ipraus, Ensa de Paris-Belleville : Pierre Clément, Sabine Guth, Béatrice Mariolle
Groupe Systra
Arte Charpentier
Joan Busquets, architecte urbaniste
Bruno Fortier, architecte, urbaniste
"Imaginer une métropole parisienne qui va jusqu'au Havre, avec des noyaux urbains le long de la Seine qui devient l'élément fédérateur." (Antoine Grumbach, Paris, 4 juin 2008)

"AUC Djamel Klouche" (France)
Pascal Cribier, architecte, paysagiste
Ohno Laboratory, Université de Tokyo : Professeur Ohno Hidetoshi
Avant Associates, Koji Matsushita, Japon
Laboratoire Ladrhaus, Ensa de Versailles : Catherine Bruant
MSC : Michel Suire, expert en planification territoriale et programmation urbaine
H5 Graphistes : Nicolas Rozier
"C'est une chance unique. On nous a dit de partir d'un projet pour arriver ensuite à sa gestion politique et administrative, c'est une véritable révolution, d'habitude c'est l'inverse." (Djamel Klouche, Paris, 4 juin 2008)

"Rogers Stirck Harbour & Partners" (Royaume-Uni)
Richard Rogers, Lennart Grut, architectes
London School of Economics : Ricky Burdett, architecte et professeur ; Philip Rode, chercheur et consultant, Tony Travers, directeur ; Sophie Body Gendrot, professeur
Ove Arup and Partners : Rick Wheal, consultant en énergie ; Nigel Tonks, directeur d’un groupe d’ingénierie multidisciplinaire

"MVRDV – Winy Maas, Jacob van Rijs, Nathalie de Vries" (Pays-Bas)
Laboratoire ACS, Ensa de Paris-Malaquais : Monique Eleb
Andrei Feraru, AA Feraru sarl
Michèle Attar, géographe
Dominique Lefrançois, urbaniste
BVR, Conseil en urbanisme et planification urbaine, Rotterdam
Atelier d’écologie urbaine, Paris
Wieland and Gouvens, vidéo, modélisation 3D

"Finn Geipel, Giulia Andi" (Allemagne/France)
Labor fur Integrative Architektur, Technische Universitat, Berlin
Media Lab, MIT, Cambridge, USA : William Mitchell
Équipe de recherche GSD, Harvard University : Mathias Schuller
Joseph Hanimann, philosophe, journaliste
Intégral Ruedi Baur, designer
"Trouver comment réduire les transports." (Finn Geipel, Paris, 4 juin 2008)

"Studio 08 : Bernardo Secchi et Paola Vigano" (Italie)
Alain Berger, professeur associé, Urban and landscape architecture, MIT
Gerhard Hausladen, Ingénieur buro
Hausladen, Gmbh, Munich
PVT France, Frédéric Reutenauer : directeur
Laboratoire de modélisation et calcul scientifique (Mox), polytecnicum de Milan : Alfio Quarteroni, directeur scientifique
Institut universitaire d’urbanisme et d’architecture de Venise : Lorenzo Fabian, Paola Pellegrini, docteur en urbanisme
Un "regard nouveau, sans idées préconçues de départ". (Bernardo Secchi, Paris, 4 juin 2008)
Calendrier prévisionnel de la consultation
- 05 juin 2008 : réunion du comité de pilotage (Etat, collectivités locales) avec les équipes sélectionnées pour lancer la première phase des travaux de recherche
- 08 septembre 2008 : premiers rendus intermédiaires des travaux pour les deux chantiers de recherche
- 15 septembre 2008 : premier séminaire de coordination scientifique
- 16 septembre 2008 : début de la deuxième phase des travaux de recherche
- 07 novembre 2008 : rendus définitifs (maquettes, livrets, plans, croquis, schémas, cartes, vidéos…) du volet conceptuel de la consultation ("La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto") et rendus intermédiaires du volet opérationnel de la consultation ("Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne")
- 14 novembre 2008 : deuxième séminaire de coordination scientifique
- 17 novembre 2008 : début de la troisième phase des travaux de recherche
- 09 janvier 2009 : rendus définitifs (maquettes, livrets, plans, croquis, schémas, cartes, vidéos…) du volet opérationnel de la consultation ("Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne")
- 16 janvier 2009 : troisième séminaire de coordination scientifique
- 19 janvier 2009 : pour information : début de réalisation de l’exposition de la Cité de l’architecture et du patrimoine

Contexte de la consultation
La consultation s’inscrit dans le cadre d’une politique scientifique existante, au sein du Programme interdisciplinaire de recherche sur "L’architecture de la grande échelle" (AGE) conçu et mis en œuvre depuis 2006 par le ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables (Medad). Egalement partenaire : la Délégation interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des territoires (Diact).
par Grand Paris publié dans : Actualité Grand Paris
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Mercredi 4 juin 2008

PRESSE

LE FIGARO

Marie-Douce Albert
17/01/2008

Dix équipes désignées par concours esquisseront des propositions pour la métropole parisienne dont rêve Nicolas Sarkozy. Premières idées avec Jean Nouvel, Dominique Perrault, Richard Rogers…

«Un nouveau projet d'aménagement global du Grand Paris». Nicolas Sarkozy l'appelle de ses vœux. Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, il a affirmé qu'il ne laisserait pas cette ambition «s'enliser», provoquant une contre-attaque du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Désormais, architectes et urbanistes vont s'emparer du sujet. Pour faire suite à la volonté présidentielle, le ministère de la Culture a lancé fin décembre une compétition internationale afin de choisir dix ­équipes, qui rassembleront architectes, sociologues, historiens, ­poli­tologues… «Il s'agit d'une consultation en recherche et développement, précise-t-on au ministère. Les dix groupes réfléchiront ensemble à ce qu'est une grande métropole au XXIe siècle et devront aussi faire des propositions d'orientations pour le Grand Paris.» Les participants, qui devraient être désignés fin février, travailleront pendant six mois. Le fruit de leur réflexion sera publié et exposé en novembre à la Cité de l'architecture et du patrimoine.

Les propositions devraient aussi être épluchées à l'Élysée, où d'autres initiatives sur la question du Grand Paris pourraient être lancées dans les mois à venir. Pas étonnant alors que les professionnels se montrent motivés. Pour l'architecte Dominique Perrault, ils ne peuvent être absents du débat «sinon cela veut dire qu'on n'est pas engagé». Sans attendre, architectes et urbanistes livrent déjà quelques pistes, à commencer par celle d'une ville «polycentrique».

 

Créer une unité de l'agglomération

Pour beaucoup, l'agglomération parisienne ne peut en effet continuer à s'enrouler comme un escargot autour d'un cœur historique, mais doit créer de nouveaux centres, constitués autour d'activités économiques fortes ou d'institutions emblématiques. «On peut trouver dix lieux magiques, bien desservis, où l'on imaginerait des projets fantastiques», pense l'urbaniste Bruno Fortier. François Ascher, également urbaniste et sociologue, dit même qu'il «faut probablement créer de nouvelles “villes nouvelles”, même si l'on peut discuter de l'appellation, qui répondront au besoin massif de logements». L'architecte Jean Nouvel défend aussi l'idée de dix sites d'intervention mais les imagine plutôt sur des «zones sensibles, ghettoïsées, où l'on mènerait des opérations e xpérimentales en accélérant actions et budgets». Toutefois, pour l'architecte, tout ne passera pas par de grands chantiers : «La ville ne se change pas d'un coup de baguette. Il y a des choses de l'ordre du sensible : où densifier ? Comment équilibrer le minéral et le naturel ? Il faut créer les conditions d'une évolution urbaine et le faire en terme de plaisir de vivre.»

Une autre question sera le périmètre de ce Grand Paris : doit-il absorber la seule petite couronne ou s'étendre jusqu'à Roissy ou Marne-la-Vallée ? Et cette ligne de frontière doit-elle être étanche, comme le pense l'architecte Claude Vasconi ? Selon lui, «Paris doit être puissamment délimitée. Il faut en effet que la ville cesse de faire tâche d'huile et consomme sans arrêt du territoire». Pour le ­Britannique Richard Rogers, conseiller du maire de Londres, on doit «créer une ceinture verte autour de la ville. À Londres, nous avons décidé qu'il n'y aurait pas d'expansions futures et qu'on ne bâtirait que sur les zones déjà construites».

Un Grand Paris permettra également de faire fi des actuelles strictes limites administratives. «On va pouvoir établir une ­nouvelle cartographie où les territoires seront plutôt liés à des réalités géographiques», estime Dominique Perrault. Ainsi des quartiers situés en bordure de Seine ou autour d'un grand parc seraient traités de manière cohérente et non plus différemment à chaque fois que l'on change de commune.

Pour Laurent-Marc Fischer, de l'agence Architecture-Studio, il sera également crucial de créer une unité de l'agglomération. Il faudra notamment réfléchir à lui donner une identité de «capitale dans le monde, en la dotant d'équipements d'échelle internationale». Il faudra débattre d'éventuels grands chantiers et, à n'en pas douter, la question de la construction de tours sera au cœur des discussions. «Mais l'unité passera aussi par le détail, et par la création d'éléments ponctuels récurrents», ajoute Laurent-Marc Fischer. Le Grand Paris devra aussi soigner sa signalétique et ses bordures de trottoirs.

PRESSE

Publié le 04/06/2008 à 20:09 Reuters

Nicolas Sarkozy donne un calendrier serré pour le Grand Paris

Le président Nicolas Sarkozy a donné mercredi six mois aux dix architectes urbanistes retenus pour le projet de "Grand Paris" pour remettre les premiers résultats de leurs réflexions.

Le chef de l'Etat a reçu ces architectes en fin de matinée au Palais de l'Elysée, en l'absence du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.

Selon un communiqué de l'Elysée, ils devront définir "la métropole durable du XXIe siècle" et formuler, à partir de ces préconisations, "un diagnostic prospectif pour l'agglomération parisienne", délimiter des "frontières pertinentes" et établir un "nouveau modèle de gouvernance".

"Le programme sera largement ouvert aux contributions de la société civile", ajoute la présidence. "Il s'achèvera début 2009 avec des restitutions au public et une exposition organisée à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine."

La ministre de la Culture Christine Albanel et le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du développement de la région capitale, assureront le pilotage de ces travaux en liaison avec le ministre de l'Ecologie Jean Louis Borloo, au sein d'un comité associant également la Ville de Paris, la Région Ile-de-France et l'Association des maires d'Ile-de-France.

Selon le communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a souhaité que "soit réalisé rapidement un projet d'exception pour l'aménagement de la capitale française, un projet fort, original, réaliste, sachant que le réalisme est de fixer une haute ambition et d'entreprendre de grandes oeuvres".

Les dix projets présentés par les architectes urbanistes "devront être suffisamment différenciés et prendre en compte les besoins de la population à long terme, en développant une stratégie de développement durable qui tienne compte des caractéristiques propres à chaque territoire", ajoute la présidence de la République.

Emmanuel Jarry


POUR MEMOIRE

LETTRE DE MISSION DE C. BLANC

http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/

Le projet du Grand Paris sera présenté en 2009

Christian Blanc a rendu publique, le 14 mai, sa lettre de mission établie par le président de la République. D’après le document, il lui revient "de définir une vision pour la région capitale à l’horizon 2030" et "de permettre à la France de tenir son rôle dans la compétition des territoires, en faisant de sa capitale une ville-monde, ouverte, dynamique, attractive, créative de richesses et d’emplois, qui constitue pour la nation un atout décisif dans la compétition économique du XXIe siècle."

Les objectifs fixés par le Gouvernement pour la région capitale sont au nombre de cinq :

-  développer une vitalité économique forte ;
-  prendre en compte les Franciliens vivant dans des zones "en grande difficulté" ;
-  anticiper les "conséquences du nouveau contexte écologique planétaire" ;
-  dimensionner les futures infrastructures,
-  prévoir des "gestes architecturaux forts contribuant au rayonnement culturel" de la région capitale.

Une administration de mission d’une cinquantaine de personnes sera chargée de consulter les élus locaux, les acteurs économiques, les organisations professionnelles et les experts de diverses disciplines. Parallèlement deux premiers projets structurants devraient être lancés : un cluster (pôle) technologique et scientifique sur le plateau de Saclay (Essonne) et l’aménagement de la Plaine-de-France (Seine-Saint-Denis). Au printemps 2009, d’autres projets seront sélectionnés au terme de la consultation internationale lancée par le ministère de la Culture et de la Communication.

A la fin de l’année Christian Blanc devrait présenter en Conseil des ministres "une stratégie et une première esquisse pour la région capitale à l’horizon de trente ans".

par Grand Paris publié dans : Actualité Grand Paris
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Mardi 3 juin 2008
PRESSE
20 MINUTES
27/05/08

Nathalie GRUET

Des tours dans le 17e ? Bertrand Delanoë est pour. Hier, en marge du Conseil de Paris, le maire PS a déclaré que « si Anne Hidalgo [son adjointe chargée de l'Urbanisme] trouvait opportun de construire des bâtiments d'habitation de cinquante mètres aux Batignolles (17e) et des immeubles qui dépassent ces cinquante mètres pour y mettre des activités, je ne m'y opposerai pas ». Comprendre qu'il s'agit désormais d'une consigne donnée à ses équipes. Il envisage d'« ajouter cette zone aux trois autres » déjà évoquées durant la campagne municipale pour y construire des immeubles de grande hauteur, Massena (13e), Bercy (12e) et porte de la Chapelle (18e). Malgré un plan local d'urbanisme voté par sa majorité en 2006 qui prévoit une hauteur maximum de trente-sept mètres pour toute nouvelle construction.

Le maire de Paris a rencontré en fin de semaine dernière Brigitte Kuster, la nouvelle maire (UMP) du 17e arrondissement, qui a « l'air ouverte » sur la question, selon lui. Anne Hidalgo, qui va suivre ce dossier, envisage des moyens de concertation « innovants » pour faire accepter ces tours aux Parisiens. « Des groupes de travail thématiques, des forums sur un site Internet dédié », avance-t-elle. Les problématiques d'urbanisme mobilisent la Ville, qui a relancé le dossier des Halles, partiellement bloqué, lors d'un comité de concertation jeudi dernier.


par Grand Paris publié dans : Actualités GP Aménagement
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Mardi 3 juin 2008

PRESSE

LE MONDE | 03.06.08

François Mitterrand a laissé aux Parisiens la grande bibliothèque et la pyramide du Louvre, Jacques Chirac le musée des Arts premiers. Nicolas Sarkozy, lui, voit plus grand. Mercredi 4 juin, le président de la République reçoit à l'Elysée dix grands noms de l'architecture mondiale - parmi lesquels Roland Castro, Jean Nouvel ou le Britannique Richard Rogers - pour leur confier une mission : faire rêver les Français sur le Grand Paris. "Le propos n'est pas de construire des monuments à la gloire du régime", précise Henri Guaino, conseiller spécial à l'Elysée. "Il s'agit d'enfanter une nouvelle ville comme en son temps le baron Haussmann", assure ce défenseur de longue date du Grand Paris.

Alors que Bertrand Delanoë s'apprête à lancer de nouveaux projets de tours dans la capitale - notamment dans le 17e arrondissement aux Batignolles et le 13e dans le quartier de l'avenue Masséna -, le président de la République veut, lui, redessiner les contours de la métropole parisienne du XXIe siècle.

Les architectes lauréats se sont engagés à travailler chacun avec une équipe d'une vingtaine d'urbanistes, de sociologues, de philosophes, de géographes, d'ingénieurs, des bureaux d'études spécialistes du climat et des transports. Ils doivent rendre un "diagnostic prospectif" au début de l'année 2009 assorti de propositions "concrètes" pour inventer la métropole de "l'après-Kyoto".

Au total, c'est une armada de près de 250 personnes qui va fournir cartes, schémas, tracés de nouvelles lignes de métro ou de tramway, emplacement de pôles économiques ou de "nouvelles villes", selon le voeu du président de la République. "C'est une consultation fondatrice", s'enthousiasme Antoine Grumbach, l'un des architectes retenus.

Alors que depuis 1966, les grands schémas d'aménagement du territoire sont du ressort principalement des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées sous la tutelle du ministère de l'équipement, "pour la première fois l'Etat demande à des architectes urbanistes d'imaginer l'espace urbain", se félicite un conseiller de la ministre de la culture, Christine Albanel.

Si le projet est ambitieux, son cheminement a été chaotique... Lorsqu'il lance l'idée d'un "nouveau projet d'aménagement global du Grand Paris" le 17 septembre 2007, à l'occasion de l'inauguration de la Cité du Patrimoine et de l'architecture, le président de la République ne cache pas son ambition de renouer avec la tradition de l'Etat bâtisseur. "Je veux remettre l'architecture au coeur de nos choix politiques" lance-t-il en présence de gloires de l'architecture, telles que Rem Koolhass, Zaha Hadid ou Tom Mayne, auteur de la Tour Phare à la Défense. A l'époque, l'Elysée envisage plutôt de lancer un "concours d'idées" auquel participeraient exclusivement des agences d'architectes.

L'idée d'une consultation théorique qui fasse appel à d'autres experts que les urbanistes ne viendra qu'ensuite et à l'instigation du ministère de la culture. "On a dû se battre pour ne pas se laisser imposer par l'Elysée un ou deux "architectes paillettes", confie un conseiller au ministère de la culture, qui se seraient d'abord préoccupés de proposer des icônes architecturales."

L'incursion des chercheurs en sciences de l'homme et de la société dans ce que les ingénieurs considèrent comme leur chasse gardée a suscité aussi agacement et résistances. Au point qu'avec un certain zèle, les services du ministère de l'équipement ont découvert un vice juridique dans le premier appel d'offres de la consultation lancée début 2008. Le ministère de la culture a dû annuler la procédure pour la relancer le 5 mars. La consultation aura pris entre temps six mois de retard.

D'autres critiques sont venues des économistes. Professeur à Paris-XII et expert du développement de l'Ile-de-France, Laurent Davezies, bien que sollicité, a refusé de participer à la consultation. L'urgence, ce n'est pas de "sortir les crayons de couleurs", estimait-il dans une interview au Nouvel Observateur en janvier 2008. Les "grands gestes poétiques" ne remplaceront pas les grands projets.

Nommé après le lancement de la consultation secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, Christian Blanc s'est en revanche bien gardé de toute critique. Le 13 mai, en présentant sa lettre de mission, l'ancien patron de la RATP a souligné que les travaux des équipes pilotées par les architectes nourriraient sa réflexion. M. Sarkozy a de son côté veillé à l'associer au jury de la consultation et l'a convié mercredi à l'Elysée avec Mme Albanel.

Béatrice Jérôme
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Mardi 3 juin 2008

PRESSE

LE MONDE | 03.06.08

Les dix architectes urbanistes qui seront reçus mercredi 4 juin par Nicolas Sarkozy vont devoir réfléchir à la forme de la ville plutôt qu'à sa hauteur. Certains ont pris un peu d'avance.

Depuis quatre ans, Antoine Grumbach soutient l'idée que Paris devrait s'étendre jusqu'au Havre. Concepteur de l'aménagement urbain le long du tramway des Maréchaux, ce "réparateur d'espace public", comme il se définit, cite Jules Michelet : "Paris, Rouen, Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue." Le développement "radioconcentrique" de Paris depuis Philippe Auguste a entraîné, selon lui, "une perte d'identité de la métropole". Seule une extension le long de la Seine pourrait "lui redonner un vrai dynamisme économique autant qu'un imaginaire."

Sur les barricades avec M. Grumbach en 1968, Roland Castro crayonne depuis 1983 de nouvelles limites à la capitale. S'il n'a pas convaincu François Mitterrand de mettre la Grande Bibliothèque à la place du Stade de France, il espère persuader M. Sarkozy de transformer "le parc de la Courneuve en parc Monceau" ou de créer "une Défense-bis à Vitry".

Ephémère candidat à la présidentielle de 2007, il proposait de déménager l'Elysée à Saint-Denis et Matignon à Bobigny. Si ce combat lui semble aujourd'hui perdu, il veut toujours faire du Grand Paris un levier de transformation sociale. Il faut, dit-il, "requalifier des quartiers, les relier entre eux par de nouveaux transports pour réinscrire l'idée de solidarité" à l'échelle métropolitaine de 6 à 10 millions d'habitants. Autre architecte avec une démarche assez proche : Christian de Portzamparc.

Les autres lauréats ont moins théorisé l'idée du Grand Paris. Mais pour la consultation, Jean Nouvel s'est notamment associé à Michel Cantal-Dupart, qui a travaillé avec M. Castro au sein de la mission Banlieue 89. Yves Lion s'est allié à deux architectes urbanistes, David Mangin et François Leclercq. Lequel explique : "Il faut réinterroger les villes nouvelles. Elles ont un potentiel de développement considérable. Marne-la Vallée est 1,5 fois plus grand que Paris et 8 fois moins peuplée."

L'architecte allemand Finn Geipel travaille dans la même direction : une multipolarité qui partirait de ce qui existe, plutôt que d'imaginer de nouvelles villes comme le suggère Jacques Attali, "qui seraient insulaires car au milieu de nulle part".

Richard Rogers, qui a construit le Centre Pompidou en 1977 a aussi été le conseiller de l'ex-maire de Londres, Ken Livingstone. Pour autant, "Paris ne doit pas chercher à copier le Grand Londres, assure son partenaire Leenart Grut. Elle doit se développer à partir de son principal atout : sa dimension culturelle." La consultation a aussi retenu le groupe d'architectes hollandais Winy Maas, Jacob van Rijs et Nathalie de Vries (MVRDV) qui ont travaillé sur le projet de salle philharmonique à Paris, ainsi que l'Italien Bernardo Secchi. Le plus jeune de la liste est un Français : Djamel Klouche qui, à 42 ans, a déjà à son actif la réhabilitation de six tours à Rouen.

Béatrice Jérôme

PRESSE
Des trente-huit architectes qui ont répondu à la consultation internationale de recherche et développement pour "Le grand pari de l'agglomération parisienne", dix d'entre eux ont été sélectionnés. La liste sera rendue publique le 3 juin prochain. Voici quels seraient, selon nos informations, les noms des lauréats.

- Christian de Portzamparc (France)
- Jean Nouvel (France)
- Yves Lion (France)
- Roland Castro (France)
- Antoine Grumbach (France)
- Djamel Klouche (France)
- Richard Rogers (Royaume-Uni)
- MVRDV (Pays-Bas) ;
- Finn Geipel (Allemagne/France)
- Bernardo Secchi (Italie)

Calendrier prévisionnel de la consultation
- 03 juin 2008 : première réunion des équipes sélectionnées et début de la première phase de recherche
- 08 septembre 2008 : premiers rendus intermédiaires des travaux pour les deux chantiers de recherche
- 15 septembre 2008 : premier séminaire de coordination scientifique
- 16 septembre 2008 : début de la deuxième phase des travaux de recherche
- 07 novembre 2008 : rendus définitifs (maquettes, livrets, plans, croquis, schémas, cartes, vidéos…) du volet conceptuel de la consultation ("La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto") et rendus intermédiaires du volet opérationnel de la consultation ("Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne")
- 14 novembre 2008 : deuxième séminaire de coordination scientifique
- 17 novembre 2008 : début de la troisième phase des travaux de recherche
- 09 janvier 2009 : rendus définitifs (maquettes, livrets, plans, croquis, schémas, cartes, vidéos…) du volet opérationnel de la consultation ("Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne")
- 16 janvier 2009 : troisième séminaire de coordination scientifique
- 19 janvier 2009 : pour information : début de réalisation de l’exposition de la Cité de l’architecture et du patrimoine


Contexte de la consultation
La consultation s’inscrit dans le cadre d’une politique scientifique existante, au sein du Programme interdisciplinaire de recherche sur "L’architecture de la grande échelle" (AGE) conçu et mis en œuvre depuis 2006 par le ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables (Medad). Egalement partenaire : la Délégation interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des territoires (Diact).


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Mardi 3 juin 2008

Le projet de La défense doit voir le jour en 2015. (Ateliers Jean Nouvel)
Le projet de La défense doit voir le jour en 2015. (Ateliers Jean Nouvel)

PRESSE
Par Antoine JAILLARD
leJDD.fr
 

L'architecte français Jean Nouvel a été désigné mardi pour construire la tour Signal de La Défense. Cette réalisation symbolisera le renouveau du quartier d'affaires appelé de ses voeux par Nicolas Sarkozy en 2006. La tour de 301 m se situera derrière le dôme du centre commercial des Quatre-Temps, face à Nanterre et Puteaux. Le projet verra le jour à l'horizon 2015.

C'est une nouvelle ligne fastueuse qui s'ajoute au palmarès d'un des plus grands architectes français de ces dernières années. En enlevant le projet de tour à La Défense, Jean Nouvel va réaliser l'emblème du "renouveau" du quartier d'affaires, dont le plan a été lancé en 2006 par l'actuel chef de l'Etat et repris par son successeur à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. Une consécration supplémentaire pour le Prix Pritzker 2008 (équivalent du Nobel pour l'architecture), âgé de 62 ans, concepteur notamment du musée du Quai Branly, de l'Institut du monde arabe ou encore du musée du Louvre, à Abou Dhabi.

C'est au salon du Mitim de Cannes, le 11 mars dernier, que le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, également président du Conseil général des Hauts-de-Seine et président de l'Epad (Etablissement public de La Défense), avait rendu public le nom des cinq finalistes pour la réalisation de ce projet. Et la concurrence était rude: face à lui, Nouvel retrouvait des projets ambitieux portés par Jacques Ferrier, Norman Foster, Daniel Libeskind et Jean-Michel Wilmotte. En janvier, pas moins de 18 candidats de haut niveau avaient été présélectionnés.

"Concurrencer Madame Eiffel"

L'annonce s'est déroulée ce mardi à 10 heures à la Cité de l'Architecture où Patrick Devedjian a proclamé le choix d'un jury composé des maires UMP de Puteaux et Courbevoie, villes où s'étend le quartier d'affaires, de représentants de l'Etat et du monde de l'architecture, ainsi que de l'association des utilisateurs de La Défense (Aude), qui regroupe les sociétés présentes sur le site, comme la Société Générale, Total ou Areva.

L'équipe Nouvel a choisi la porte Ouest pour l'implantation de son projet afin d'ouvrir le quartier de La Défense à la commune de Puteaux. Haut de 301 m, le gratte-ciel offrira une surface de140000 m², dont 50000 m² de bureaux, 33000 m² de logements, un hôtel avec atrium de 39000 m² ainsi que des équipements publics, des commerces et des restaurants. Le cabinet a souhaité exprimer "une nouvelle typologie de tour traduisant la volonté de mixité du programme".

L'ambition de l'architecte n'a pas de limites. "Dans le skyline parisien d'aujourd'hui, une seule icône existe au seuil de 300 mètres: Madame Eiffel. Créer la deuxième est intimidant... Mais l'occasion est trop belle de pouvoir remettre Paris et sa région sur la carte de l'invention du monde urbain", peut-on lire dans sa déclaration d'intention en 2006. Belle opportunité en tout cas pour le quartier d'affaires qui fête ses 50 ans cette année.
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Mardi 3 juin 2008

La future rocade ferrée reliera en 2017 Noisy-le-Sec à Sartrouville






PRESSE
http://www.lemoniteur-expert.com/
(02/06/2008)

La Tangentielle Nord vient d'être reconnue d'utilité publique. La nouvelle ligne ferroviaire entre Sartrouville et Noisy-le-Sec, en région parisienne, devrait être mise en service à partir de 2014.

Aujourd'hui le calculateur d'itinéraire de la RATP pour un trajet entre Noisy-le-Sec et Sartrouville propose un tumultueux voyage de 47 minutes avec deux changements dans Paris, un à la Gare du Nord, l'autre à Châtelet les Halles. En 2017, il devrait pouvoir annoncer fièrement un trajet direct de 35 minutes en 13 stations. En effet, la Tangentielle Nord, maillon nord de 28 km de la future rocade ferroviaire d’Ile-de-France en moyenne couronne, a été reconnue d'utilité publique. Le décret a été publié jeudi 29 mai au Journal Officiel, et la Préfecture de Région d'Ile-de-France, la Région Ile-de-France, les conseils généraux des Yvelines, du Val d'Oise et de Seine Saint-Denis, le Syndicats des Transports d'Ile-de-France (STIF), Réseaux Ferrés de France et la SNCF, s'en sont réjouis dans un communiqué commun ce lundi. Concrètement, cette déclaration d'utilité publique permet de lancer les acquisitions foncières et de commencer les travaux dès 2009, pour mettre progressivement en service la nouvelle ligne.
150.000 voyageurs par jour
La première phase de travaux, qui devrait s'achever en 2014, concernera la portion Epinay-sur-Seine-Le Bourget, l'ouverture intégrale de la ligne étant elle envisagée à l’horizon 2017. La Tangentielle Nord traversera alors trois départements - la Seine Saint-Denis, le Val d'Oise et les Yvelines - et desservira 14 gares, dont 6 nouvelles et 8 qui seront réaménagées pour assurer des correspondances avec les lignes existantes. La "rocade" sera ainsi en correspondance avec les 5 lignes de RER (A, B, C, D et E), les trains Transilien SNCF de Paris-Nord et de Paris Saint-Lazare, ainsi qu'avec le tramway T1 et le futur tramway Saint-Denis – Epinay – Villetaneuse. A terme, elle pourrait également permettre les échanges avec les lignes 5 et 13 du métro. Avec deux nouvelles voies exclusivement dédiées au transport des voyageurs, la SNCF promet que la Tangentielle Nord proposera "un service de haute qualité en terme de fréquence et de régularité" aux 150.000 voyageurs qui devraient emprunter la ligne chaque jour. Soit : des trains toutes les 5 minutes aux heures de pointe (toutes les 10 minutes aux heures creuses), en circulation de 5 heures à minuit. Plus grand confort et meilleure accessibilité dans les gares et dans les trains, présence de personnel dans les gares et d’équipements de vidéosurveillance dans les halls, sur les quais et à bord des trains, la ligne se veut exemplaire.
1 milliard d’euros
Les travaux d’infrastructure pour la "Tangentielle", estimés à environ 1 milliard d’euros, et le matériel roulant évalué à environ 160 millions d’euros, seront pris en charge par RFF (maître d'ouvrage pour les infrastructures ferroviaires), et la SNCF (maître d'ouvrage pour les bâtiments des gares, les 38 rames - dont 12 pour la 1ère phase - les installations de remisage et l'atelier de maintenance des trains qui sera construit à Noisy-le-Sec). Le financement sera assuré par la Région, l’Etat, les conseils généraux et RFF. Les travaux concernant la première phase, entre Épinay-sur-Seine et le Bourget, bénéficient d’un engagement prévisionnel de 299 M€ inscrit au contrat de projet Etat-Région 2007-2013 (Région Ile-de-France : 201 M€, Etat : 98 M€). Pour tous les acteurs du territoire auteurs du communiqué, la Tangentielle Nord devrait "participer au développement économique et social des territoires traversés", notamment en améliorant "la desserte de 15 zones urbaines sensibles situées à moins de 750 mètres de la ligne", et être "un facteur décisif de promotion de l'écomobilité, en favorisant le report de la voiture vers le transport collectif".

Adrien Pouthier
par Grand Paris publié dans : Actualités GP Transports
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