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le blog de l'Association pour une gouvernance métropolitaine !
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La puissance invitante, c’est la Conférence métropolitaine, réunion initiée par Paris et quelques élus militants de la cause métropolitaine. Les patrons UMP des Hauts-de-Seine l’ont toujours boudée. Cette fois, Patrick Devedjian, président du conseil général et même Jean Sarkozy, nouvel élu, seront là. Présence aussi de Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional et ministre du gouvernement Fillon, pourtant «boycotteur» de la Conférence depuis toujours. Christian Blanc, secrétaire d’Etat à la Région capitale, viendra également.
Retour sur les épisodes de ce feuilleton, via quelques-uns des personnages principaux.
En quête d’une autre bataille
Ce qu’il veut. Roi du «chaque chose en son temps», Bertrand Delanoë a toujours refusé d’évoquer un périmètre idéal de la métropole, ou un futur système de gouvernance. «Le projet d’abord», répète en boucle son adjoint. Mais le maire a vite posé qu’il faudrait mutualiser les ressources fiscales et que la capitale passerait à la caisse. En mai, il annonçait dans Libération qu’il ne souhaitait pas diriger Paris Métropole.
En coulisses. Si Bertrand Delanoë ne se voit pas diriger le Grand Paris, c’est sans doute qu’il vise plus haut. Au-delà de son cas, la Ville de Paris est soupçonnée de vouloir s’agrandir pour régler ses besoins de logements sur le territoire des voisins.
En coulisses. L’ombre portée de Nicolas Sarkozy plane sur Christian Blanc. Le Président, qui veut la métropole depuis juin 2007, ne s’est pas retrouvé en position de force après des municipales peu favorables à la droite. Du coup, sa créature non plus. Jean-Louis Borloo a obtenu de l’avoir sous sa tutelle alors qu’un rattachement à Matignon aurait été plus logique.
Un seul département
Ce qu’il veut. Ce fut fluctuant. Parti, pendant la campagne municipale, d’un simple syndicat mixte ouvert aux communes volontaires, il a passé la surmultipliée après la nomination de Christian Blanc. Désormais, il est pour une loi d’organisation. Sur la péréquation fiscale entre les riches Hauts-de-Seine dirigés par l’UMP et les autres, il élude.
En coulisses. Karoutchi veut avant tout diriger la liste UMP aux régionales de 2010, face à son concurrent Yves Jégo. Le débat sur la métropole lui sert de tribune permanente pour exister. Derrière lui, Nicolas Sarkozy sait que, dans les grandes collectivités d’Ile-de-France, seule la région pourrait être reconquise par la droite à brève échéance. Karoutchi espère être le conquérant ad hoc.
L’homme qui freineCe qu’il veut. Ou plutôt, ce qu’il ne veut à aucun prix. Jean-Paul Huchon rejette toute structure au centre la région. Le Sdrif, dit-il, doit suffire puisqu’il a été validé début juin par la commission d’enquête publique.
En coulisses. Huchon dit qu’il est «l’homme à abattre» , ce qui est un peu fort. Mais il faut reconnaître que sa vie n’est pas calme. Le jour de la validation du Sdrif, Matignon a fait savoir que l’Etat ne le signerait pas. Sarkozy l’accuse publiquement de négliger les transports collectifs. Enfin, poursuivi pour prise illégale d’intérêt, Huchon risque l’inéligibilité en appel.
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