Charles-de-Gaulle Express à pas lents

Publié le par Grand Paris

PRESSE

Coulisses
par Sibylle Vincendon
LIBERATION QUOTIDIEN : mercredi 2 juillet 2008
    loadNbReaction('NbOldReactions',curDocId);

Le souci d’aménager la métropole parisienne, le Grand Paris, est tout neuf, mais certains projets, eux, traînent depuis longtemps dans les tiroirs. La liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express, entre l’aéroport et la gare de l’Est, à Paris, est l’un de ceux-là, «un serpent de mer», a asséné hier Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie. «A un moment, il faut trancher», a renchéri Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. On n’en est pas là, mais une étape est franchie. Le gouvernement va en effet commencer à négocier avec un groupement dirigé par Vinci, le seul en fait qui soit encore candidat à la construction et à l’exploitation de cette nouvelle ligne entièrement sur fonds privés. Si les négociations aboutissent, l’Etat pourrait conclure avec Vinci pour une ouverture vers 2015. C’est un «feu vert de principe, je dis bien de principe», a martelé Jean-Louis Borloo, histoire de souligner que la solitude du candidat n’en faisait pas obligatoirement le gagnant de la compétition. Il a aussi affirmé que la remise à niveau du RER B, l’actuelle desserte étant à bout de souffle, serait réalisée avant. A ces préalables, s’ajoute une incertitude : l’impact que pourraient avoir les plans de Christian Blanc, le secrétaire d’Etat à la Région capitale. Il mènera la négociation avec Vinci, tout en réfléchissant à d’autres hypothèses. Dont peut-être une liaison entre l’aéroport et le quartier d’affaires de La Défense.

Publié dans Région Ile de France

Commenter cet article