Grand Paris : la grande couronne fait entendre sa voix

Publié le par Grand Paris

PRESSE
lagazette.fr

Intercommunalité - 14/10/2008

Lors d’une rencontre organisée par sa collectivité, qui a rassemblé la bagatelle de 1.000 personnes le 13 octobre 2008 à Noisiel, le président (PS) du conseil général de Seine-et-Marne, Vincent Eblé a prévenu :

«On ne répondra pas aux défis (transports, emploi, développement durable…) de l’Ile-de-France en opposant le Sud au Nord, l’Ouest à l’Est, la petite couronne à la grande couronne.»
«Le potentiel fiscal varie de 1 à 7,5 entre les communes d’Ile-de-France et de 1 à 2,3 entre les départements. C’est injuste car la richesse produite dans les zones les plus riches l’est souvent par des salariés habitant ailleurs», avait pointé Vincent Eblé dans une «déclaration commune sur la métropole Paris-Ile-de-France» publiée le 18 juin 2008, en compagnie de quatre autres présidents de conseils généraux d’opposition (Michel Berson pour l’Essonne, Claude Bartolone pour la Seine-Saint-Denis, Christian Favier pour le Val-de-Marne, Didier Arnal pour le Val-d’Oise).

«Le développement régional ne peut se faire sur un pôle Paris-La Défense avec des bureaux à l’Ouest et les logements à l’Est», approuve le sénateur (PS) de Paris, Jean-Pierre Caffet , au nom de Bertrand Delanoë (PS), annoncé mais finalement absent le 13 octobre 2008. «Ce département occupe plus de la moitié de l’Ile-de-France. Il n’est pas un exutoire mais celui qui le plus fort potentiel de développement», s’enthousiasme Jean-Paul Huchon président (PS) du conseil régional d’Ile-de-France, vantant les mérites du «77» en plein boom démographique (hausse de 60 % de la population sur ces 30 dernières années). Le département de la Seine-et-Marne est en effet composée tout à la fois de villes nouvelles (Marne-la-Vallée et Sénart) et de communes à forte productivité agricole, de pôles puissants (Eurodisney et une partie de la zone de Roissy) et d’agglomérations moyennes classiques (Fontainebleau, Meaux, Provins…).

«On ne supportera pas d’être, une fois de plus, le réceptacle des ordures ménagères ou des eaux qui ne doivent pas inonder Paris, n’en maintient pas moins Jacques Ballot, conseiller général (divers droite) d’un canton de l’Est de la Seine-et-Marne. Il faut que ce soit l’ensemble du département qui adhère au Grand Paris».
En attendant que se précisent, au second semestre, 2009, les projets de gouvernance du secrétaire d’Etat en charge du développement de la région capitale Christian Blanc (lui aussi absent), Vincent Eblé proposera à son assemblée d’adhérer au syndicat mixte d’étude ouvert Paris Métropole.

Jean-Baptiste Forray

Publié dans Actualité Grand Paris

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