Saclay pourrait être doté d'un établissement public d'aménagement (préfet)

Publié le par Grand Paris

PRESSE
15 avr 2009 (AFP)

Le plateau de Saclay où le gouvernement compte créer un pôle scientifique, économique et technologique, pourrait se voir doter d'un établissement public d'aménagement (EPA), comme à La Défense ou à Roissy, selon le préfet de la région Ile-de-France Daniel Canepa. "Il y aura des propositions le moment venu au niveau législatif pour créer un établissement public d'aménagement dans cette zone, la question se pose", a déclaré mercredi M. Canepa au cours d'un point de presse, après avoir reçu les responsables des établissements publics d'aménagement ou fonciers de la région.


Saclay fait déjà l'objet d'une opération d'intérêt national (OIN). Le plateau doit se voir doter aussi d'un établissement public à gouvernance spécifique. S'agisssant d'une "zone extrêmement vaste" (à cheval sur les Yvelines et l'Essonne), le préfet a estimé qu'"il faut recentrer ce qui sera construit sur un secteur relativement limité" et "éviter un étalement des constructions". Alors que le président Nicolas Sarkozy doit dévoiler ses intentions pour la région IdF le 29 avril, il a plaidé pour qu'à Saclay "on laisse de l'espace aux activités agricoles" et "une densité qui donne idée d'une ville". "Je plaide pour qu'il y ait de l'habitat, du logement, des lieux de rencontre, des équipements publics de façon à ce qu'il y ait de la vie", a-t-il dit. Selon lui, "des progrès considérables ont été faits depuis quelques mois" et "la situation n'a jamais été aussi bonne pour générer une adhésion". Lorsqu'on a lui a demandé si les annonces de M. Sarkozy porteraient aussi sur le déploiement à Saclay du plan universitaire Campus de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, il a répondu: "j'en sais rien". Interrogé sur la possibilité d'une réunion interministérelle avant le 29 avril, il a répondu: "ça pourrait". "En fonction de ce qui sera dit, il y aura derrière des petites mains pour mettre en oeuvre", a ajouté M. Canepa. "Moi je suis un technicien, pas un politique".

Commenter cet article