Logement : sévère pénurie et offre mal répartie

Publié le par Grand Paris

PRESSE

LES ECHOS

[ 28/04/09  ]

Le manque de logements s'est aggravé ces dernières années alors que la demande ne fait qu'augmenter.

C'est le casse-tête des Franciliens. Avec des volumes annuels de construction très inférieurs aux besoins - on a rejoint le point le plus bas des années 1960 avec moins de 35.000 constructions par an depuis 2004 -, le manque de logements s'est aggravé alors que la demande ne fait qu'augmenter. Un effet de ciseaux qui a entraîné une surchauffe des loyers ces dernières années. Le schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) évalue d'ici à 2030 le besoin de construction à 1,5 million de logements, soit 60.000 par an. Sous ce seuil, difficile d'éradiquer l'habitat indigne et d'éviter la réapparition de bidonvilles.

La demande de logements sociaux explose : 370.000 dossiers sont en attente dont 40 % dans le coeur de l'agglomération alors que 100.000 logements sont attribués chaque année.

Double peine

Leur répartition, très inégale, entraîne des phénomènes de surconcentration des populations en difficulté, souvent rejetées aux portes de l'Ile-de-France. Actuellement, 51 % des logements sociaux sont regroupés dans 8,5 % des communes franciliennes, essentiellement au nord et à l'est de Paris, en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans le Val-de-Marne ou le nord des Hauts-de-Seine. A l'opposé, 188 communes soumises à la loi SRU sont en-dessous des 20 % de logements sociaux, dont Neuilly-sur-Seine (moins de 4 %). Double peine pour leurs occupants : les cités sont la plupart du temps à l'écart des bassins d'emploi franciliens et enclavées.

Publié dans Logement - Immobilier

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