Intercommunalité : déficit de coopération

Publié le par Grand Paris

PRESSE

LES ECHOS [ 28/04/09  ]

La région capitale accuse le plus faible taux d'intercommunalité de tout l'Hexagone. La petite couronne commence à peine à rattraper son retard.

L'Ile-de-France a le plus faible taux d'intercommunalité des régions métropolitaines avec seulement 49 % de la population et 68 % des communes concernées. La ville de Paris fait toujours figure de grande absente et les communes de la petite couronne peinent à s'organiser autour de centres évidents. Leur forte densité et la présence de nombreux syndicats (le STIF pour les transports, le Siaap pour l'assainissement...) n'ont pas poussé les municipalités à aller plus loin dans la coopération. L'idée d'avoir à partager les recettes de la taxe professionnelle (TP) avec ses voisines moins fortunées en rebute en plus d'une, en petite couronne notamment, où les rivalités politiques, plus exacerbées, ont fait le reste.

Aujourd'hui, l'Ile-de-France compte un peu plus d'une centaine de structures communautaires, qui se sont d'abord développées en grande couronne. Aux portes de Paris, leur essor est plus récent et remonte au début des années 2000. Mais de nombreux rapports ont critiqué l'émergence de « communautés d'aubaine », créées pour bénéficier des dotations financières de l'Etat, comme celles du Bourget-Drancy, de Châtillon-Montrouge ou de Nogent-Le Perreux. A l'inverse, d'autres sont porteuses d'une véritable intercommunalité de projet, comme celles de Plaine Commune, du Val de Bièvre ou des Hauts de Bièvre. Des intercommunalités géantes, dans les Hauts-de-Seine (Arc de Seine - Val-de-Seine) ou en Seine-Saint-Denis, sont en passe de voir le jour.

I. F., Les Echos

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