Création du syndicat mixte Paris Métropole : l’enjeu de la gouvernance

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
Paris Métropole - 5 mai 2009
Communiqué de presse


Le préfet de région, Daniel Canépa, a signé le 30 avril l’arrêté de création du syndicat mixte d’études Paris Métropole au sein duquel « travailleront en commun les élus de nombreuses collectivités de l’agglomération parisienne, assurant un pluralisme à la fois politique et structurel » explique Philippe Laurent, maire de Sceaux et membre fondateur du syndicat.
C’est également l’occasion pour le maire de Sceaux de se féliciter des engagements pris par le chef de l’Etat la semaine dernière lors du discours prononcé au palais de Chaillot pour l’inauguration de l’exposition des travaux issus de la consultation internationale « le Grand Pari de l’agglomération parisienne ». Philippe Laurent souligne en effet l’importance et la nécessité de la complémentarité des grands projets de transports envisagés par la Région et par l’Etat. De la même manière, « l’effort à poursuivre dans le domaine de la construction de logements, comme celui du renforcement de l’attractivité économique, est nécessaire. Il eût été absurde que ces enjeux aient fait l’objet de débats partisans », poursuit-il.
En écho à l’invite présidentielle de constituer une « agora » des élus franciliens, Philippe Laurent souhaite rappeler que « c’est tout le sens du travail qui a démarré avec les réunions de la Conférence métropolitaine avant que celle-ci ne cède la place à Paris Métropole. Nous n’avons pas attendu pour nous mettre à pied d’oeuvre, conscients du rôle crucial des élus locaux - et notamment des maires –, dont la tâche est de répondre quotidiennement aux attentes de la population ».
Le maire de Sceaux exprime par ailleurs un regret : « l’enjeu de la gouvernance brille par son absence. Nicolas Sarkozy a en effet relégué cette question à nos successeurs. Or, si l’on veut relever le défi de la répartition des richesses et de leur mutualisation qui, seules, permettront une véritable cohésion territoriale et la mise en oeuvre d’une réelle solidarité, il faudra assurément savoir, et rapidement, qui pilote », explique Philippe Laurent. « A défaut, les élus territoriaux perdront toute possibilité de participer réellement aux décisions qui concernent la métropole. »

AFP

Intercommunalité - 05/05/2009


Ile-de-France. Création du syndicat Paris Métropole


"Le préfet de Paris a pris le 30 avril 2009 l'arrêté de création de Paris Métropole, syndicat mixte d'étude qui réunit d'ores et déjà 87 collectivités de la métropole", a annoncé le 4 mai la ville de Paris, qui ajoute que la séance d'installation de Paris Métropole se déroulera en juin à Clichy-sous-Bois.

La première séance du comité syndical portera sur l'élection du bureau de Paris Métropole, de son président et de ses vice-présidents, ainsi que sur son calendrier de travail. Des groupes de travail ont été mis en place sur quatre thèmes : logement, déplacements, projets métropolitain, développement et solidarité des territoires, précise le communiqué.
Paris-Métropole est constituée de 61 communes, de droite comme Neuilly-sur-Seine ou de gauche comme Paris, six départements, une région (Ile-de-France) et 19 communautés d'agglomération.

Ses statuts prévoient que son président change tous les ans, en fonction de la diversité de ses membres et qu'au sein du bureau soit désigné un nombre équilibré de vice-présidents. Les décisions seront prises à la majorité des deux tiers. Le vote s'effectuera par collèges pour les décisions importantes.
Depuis l’adoption de ces statuts en février dernier, les adhérents attendaient la signature du préfet, qui est intervenue le 30 avril, au lendemain des annonces du président Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris.

Concurrent du Grand Paris
Issu de la conférence métropolitaine lancée en juillet 2006 par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Paris Métropole doit devenir une structure pour entreprendre et gérer "les politiques à l'échelle métropolitaine".
Il était apparu comme un concurrent au projet de Grand Paris du secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale Christian Blanc ou à la proposition du comité Balladur, qui avait envisagé de fusionner la capitale avec ses départements limitrophes.

"Le Grand Paris, c'est un projet qui n'appartient pas à un parti, qui n'appartient pas à un camp mais qui concerne tout le monde et qui appartient à tout le monde. Tout le monde, c'est tous les élus, c'est tous les maires que je souhaite voir réunis dans une agora du Grand Paris, en partant de ce que vous avez imaginé, monsieur le maire de Paris, avec Paris Métropole", avait lancé Nicolas Sarkozy le 29 avril à Bertrand Delanoë.

AFP

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