Adoubé par l'Etat, Paris Métropole veut rassembler tous les élus

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
LES ECHOS 12/05/09

Validé par l'Etat au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris, le syndicat d'études tiendra sa séance d'installation en juin à Clichy-sous-Bois. Un lieu symbolique pour lancer une structure inédite.

C'est dans un lieu très symbolique que se tiendra le 10 juin la séance d'installation du syndicat mixte
ouvert d'études Paris Métropole, ont annoncé hier les élus du secrétariat de la conférence métropolitaine, cette
initiative lancée en 2006 par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dont est issu le syndicat. Ils étaient
réunis pour la première fois après la signature de l'arrêté de création du syndicat le 30 avril par le préfet de la
région I1e-de-France, Daniel Canepa, au lendemain du discours du chef de l'Etat sur le Grand Paris. Ce dernier
avait en quelque sorte validé Paris Métropole en appelant de ses voeux
une « agora des élus ». Le syndicat verra donc officiellement le jour à Clichy-sous-Bois, d'où étaient parties
les émeutes de novembre 2005. Et le lieu fait apparemment consensus à gauche comme à droite, ainsi qu'ont
voulu le montrer hier les élus. « C'est un endroit qui, avec Montfermeil, fait partie des territoires identifiés par le président de la République comme un territoire de projets, à désenclaver », a rappelé le maire UMP de Nogent-sur-Marne, Jacques J. P. Martin.

La séance de juin permettra d'élire les membres du bureau (avec le principe d'un adhérent, une voix), ses vice-présidents et son président. Bertrand Delanoë ne sera pas candidat mais « probablement volontaire pour être vice-président », selon son adjoint Pierre Mansat. Parmi les postulants figurent Philippe Laurent, maire (sans étiquette) de Sceaux, Patrick Braouezec, président (PCF) de la communauté d'agglomération Plaine Commune. Daniel Guiraud et Claude Dilain, maires (PS) des Lilas et de Clichysous- Bois pourraient aussi tenter leur chance.

Recherche de consensus Paris Métropole se concentrera sur quatre thématiques: « le logement », « le développement économique et la solidarité financière et fiscale », « les projets métropolitains » et « les déplacements ». La réunion constitutive verra aussi la modification des statuts sur la sortie du syndicat, comme le demandaient les élus de la majorité présidentielle. Paris Métropole comprend déjà 87 membres (dont 61 communes, 19 EPC1, les 6 départements de gauche d'I1e-de-France ainsi que la région), très majoritairement à gauche. Plusieurs collectivités de droite - dont les Hauts-de-Seine -, jusqu'à présent assez rétives, devraient rapidement intégrer le syndicat. «
Nous sommes un syndicat d'études mais d'abord un lieu de dialogue politique ouvert à tous };, a martelé Pierre Mansat. « Paris Métropole doit faire en sorte que les choses avancent grâce au consensus le plus large chez les élus locaux, il n'y aura pas un projet Paris Métropole contre un autre, il faut associer le maximum d'élus et l'Etat », a rassuré pour sa part Philippe Laurent. « Le fait d'avoir renvoyé à plùs tard le problème de la gouvernance va nous permettre de nous concentrer sur les projets, sans enjeux de pouvoir », veut croire Jacques 1. P. Martin. Un jugement qui risque de s'effriter à l'approche des régionales.

ISABELLE FICEK

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