un maire devrait présider Paris Métropole

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
LA GAZETTE Aménagement du territoire - 11/05/2009



Les représentants des 90 collectivités et intercommunalités trancheront, le 10 juin 2009, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Mais à un petit mois de la séance officielle d’installation du syndicat mixte d’études ouvert, un consensus semble se dégager. Tous les membres du secrétariat permanent de la conférence métropolitaine, réunis le 11 mai 2009 à l’hôtel de ville de Paris, souhaitent porter un maire à la tête de la future instance. Il ne s’appellera pas Bertrand Delanoë (PS). «Nous n’aurons pas de candidat à la présidence. Le maire de Paris sera sans doute volontaire pour être vice-président», précise Pierre Mansat, son adjoint (PCF) en charge de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France.
Qui, alors ? «Ce sera sans doute un maire de la première couronne (NDLR : composée des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne), pas forcément très connu, confie un membre du secrétariat permanent de la conférence métropolitaine. Chacun se méfie d’une récupération par les appareils politiques».

«Assemblée des égaux»
«Nous sommes l’assemblée des égaux» clame, en écho, Daniel Breuiller, maire (divers gauche) d’Arcueil (Val-de-Marne). «L’agora du Grand Paris que le président de la République appelle de ses vœux», renchérit le maire (Nouveau Centre) de Vincennes, Laurent Lafon. «Le fait que Nicolas Sarkozy ait renvoyé à plus tard les problèmes de gouvernance nous permet de construire quelque chose en dehors des luttes de pouvoir», se réjouit Jacques J-P Martin, maire (UMP) de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).
Edouard Balladur, président du comité pour la réforme des collectivités locales, ne partage cet avis. «Si les communes ne s’organisent pas, cela accroîtra le pouvoir et la tutelle de l’Etat», a-t-il mis en garde, le 7 mai au Sénat, lors de la journée des présidents d’agglomération organisée par l’Assemblée des communautés de France (ADCF). Après avoir prôné ces dernières semaines la fusion des quatre conseils généraux et des intercommunalités du cœur de l’agglomération puis une communauté urbaine, l’ancien premier ministre a évoqué, «à titre personnel» une autre voie : «Une entente interdépartementale à laquelle seraient attribuées certaines compétences de l’Etat, des communes et des départements pour gérer les services d’intérêt commun».

Jean-Baptiste Forray

Commenter cet article