Bientôt une "vallée des biotechnologies

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
JDD 23/05/09
Par Hervé GUENOT

Le Grand Paris se construira autour de "territoires de projets". La "vallée des biotechnologies" sera l'un d'entre eux. Dans le sud francilien, des portes de la capitale à Evry, se trouvent la moitié des entreprises de ce secteur de pointe, 40% du potentiel de recherche nationale et le plus important réseau hospitalier européen.

C'est là que cette "vallée des biotechnologies" s'affirmera, avec Cancer campus, qui se construit à Villejuif (Val-de-Marne) autour de l'Institut Gustave-Roussy (IGR). Il s'agit de réunir, sur le même site, l'actuel l'hôpital (142 000 consultations annuelles), ses 300 chercheurs, son école doctorale et un potentiel industriel à venir de start-up et d'entreprises affirmées. But: créer des synergies. "C'est le principe du bio-cluster, modèle pertinent qui organise une chaîne opérationnelle et le croisement des disciplines", explique Arnoul Charoy, chef du projet pour l'association Cancer campus. Le Pr Gilbert Lenoir, vice-président de l'association, estime que "Cancer campus entre dans la logique du Plan Cancer et sera l'un des maillons forts du pôle de compétitivité Médicen".

Dès 2011, des TPE (très petites entreprises), des PME et des grands groupes se seront installés après l'ouverture d'une pépinière d'entreprises dédiée aux start-up et d'un hôtel d'entreprises (total: 7 700 m² pour un investissement de 18 millions d'euros). La construction commence cet été. Au total, une quinzaine de sociétés pourraient être accueillies. L'éventail va des sciences de la vie à l'épidémiologie, en passant par l'instrumentation médicale et la télémédecine. Les possibilités d'accueil sont d'une quarantaine d'entreprises: 1 500 emplois sont attendus dans les cinq ans. Cette synergie scientifique, médicale et industrielle devrait alors constituer une force plus efficace face aux nouvelles formes identifiées du cancer.

Une résidence hôtelière pour chercheurs étrangers

"Cancer campus n'est pas seulement un projet construit autour de l'IGR mais autour de la cancérologie. La venue de l'AP-HP, du CEA et de l'Inserm est pour nous essentielle et nous espérons que l'Institut Curie fera partie de Cancer campus. Nous nous plaçons dans une logique coopérative. Nous souhaitons, par exemple, développer des liens avec le génopôle d'Evry", souligne, pour sa part, Daniel Breuiller, maire (DVG) d'Arcueil et élu de la communauté d'agglomération du Val-de-Bièvre, pilote foncier du projet voté récemment à l'unanimité par les élus communautaires.

Car Cancer campus n'est pas seulement un projet scientifique, c'est aussi, comme son nom l'indique, un projet urbain à l'américaine. Adossé au parc des Hautes-Bruyères, Cancer campus (potentiel : 60 hectares) va restructurer ses terrains (à prix raisonnables), créer une voirie, définir des parcelles. Autre objectif : construire une résidence hôtelière (il existe déjà un hôtel) à l'intention des chercheurs français et étrangers afin de donner au projet une dimension de coopération internationale. Vers 2012-2013, Cancer campus aura trouvé sa vitesse de croisière avec un "bio-parc" de 100 000 m², de nouveaux bâtiments et de nouveaux plateaux techniques. Cancer campus aura alors la taille critique internationale pour lutter à armes égales avec ses concurrents de Boston et de Singapour.

Publié dans Economie - Commerce

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