Paris Métropole se lance dans les études

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
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Paris Métropole, quèsaco ? C'est aujourd'hui que cette structure

devrait passer du stade de notion abstraite à celui d'outil concret, « plate-forme de dialogue entre collectivités », selon la Ville de Paris. Le syndicat mixte d'études s'ouvre ce matin à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Une nouvelle structure, pourquoi ? « On crée un lieu qui n'existait pas, au sein duquel les collectivités de gauche, de droite et de toutes tailles pourront échanger sur des sujets qui concernent l'avenir des Franciliens, résume Pierre Mansat, l'adjoint (PCF) de Bertrand Delanoë chargé de Paris Métropole. L'idée est de faire des études, mais surtout d'en sortir des propositions concrètes. »

Un concurrent du Grand Paris ? Paris Métropole est apparu, au début, comme un concurrent au projet de Grand Paris de Nicolas Sarkozy. Il n'en est rien, clament ses adhérents, à l'instar de Pierre Mansat : « Le Grand Paris affirme de grands objectifs, un point de vue politique sur le développement, qui doit entrer en dialogue avec ceux des collectivités locales, représentées par Paris Métropole. »

Quels chantiers ? Les domaines étudiés seront le logement, les déplacements, les projets métropolitains, le développement économique et la solidarité des territoires. La première séance de travail, qui se tiendra avant l'été, portera sur les déplacements.

Quel fonctionnement ? Les adhérents (93 à ce jour) devraient se réunir une fois par mois. Le budget a été plafonné à 1 million d'euros, chaque collectivité apportant sa contribution au prorata du nombre d'habitants.

Au-delà des clivages droite-gauche ? Plusieurs collectivités de droite ont posé des conditions préalables à leur adhésion. « Si les statuts changent, avec la possibilité de sortir librement du syndicat et un principe de parité droite-gauche, nous adhérerons », précise-t-on, par exemple, au conseil général des Hauts-de-Seine.

Un nouvel outil de gouvernance ? « On fait des études, comme s'il n'y en avait pas assez, regrette Philippe Dallier, maire UMP de Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Après, il faut savoir si ce syndicat peut devenir un nouvel outil de gouvernance. » C'est le souhait de Paris. Pas celui de la région, où l'on confie : « On ne peut pas avoir une structure de gouvernance intégrée à l'échelle de neuf millions d'habitants. » W

Lise Martin
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