Grand Paris - Paris Métropole : nouveau bras de fer droite-gauche

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
LA GAZETTE 15/06/09

Avant le choc des projets, la bataille des communiqués. A neuf mois du scrutin régional, la droite et la gauche aiguisent leurs armes. Les statuts modifiés du syndicat mixte d’études Paris Métropole, créé le 10 juin 2009 à Clichy-sous-Bois fournissent leur principal motif d’affrontement.
Acte I, vendredi 12 juin, avec le communiqué des «représentants des élus de la majorité présidentielle en Ile-de-France». A la manœuvre, le patron du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, la présidente (par intérim) des Yvelines, Christine Boutin, le responsable du groupe Majorité présidentielle au conseil régional, Roger Karoutchi ainsi que ses confrères de sept des huit conseils généraux.

Exigence de pluralisme
Tous estiment les nouveaux statuts contraires à l’engagement des promoteurs de Paris Métropole (majoritairement à gauche) lors d’une réunion de conciliation avec des délégués des collectivités des Hauts-de-Seine (issus de la droite) le 5 mars. Selon eux, «une alternance entre majorité et opposition» n’est pas organisée «comme il était convenu». Ils dénoncent, dans le même élan, «une charte de fonctionnement qui prévoit une succession des formations politiques, sans référence à leur appartenance à la majorité ou à l’opposition». Conséquence de leur argumentaire : leur adhésion à Paris Métropole «semble, en l’état, compromise».

La charge ne pouvait rester lettre morte. Acte II, ce 15 juin, avec le communiqué du président de Paris Métropole - le député-maire (PS) de Cachan (Val-de-Marne), Jean-Yves le Bouillonnec - et de ses cinq vice-présidents, parmi lesquels le maire (divers droite) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent et son collègue (UMP) de Nogent-sur-Marne, Jacques J.P Martin, également président du groupe du parti présidentiel au conseil général du Val-de-Marne.

Présidence tournante
La référence aux «règles d’équilibre d’alternance» dans le préambule des statuts est, d’après eux, «la seule possibilité utilisable dans un texte de cette nature». En clair, impossible, sur le plan juridique, de faire référence aux concepts d’opposition et de majorité, de gauche et de droite. Mais chacun de rappeler la charte de fonctionnement et son principe de «respect de l’équilibre entre les différentes sensibilités politiques».

Les leaders du syndicat ont, par ailleurs, promis, le 10 juin, qu’une personnalité de la majorité présidentielle succèderait, dans un an, à Jean-Yves Le Bouillonnec. «Du point de vue répartition politique des 174 collectivités potentiellement membres, nous sommes presque (à deux ou trois unités près) à égalité gauche/droite» ajoute, sur son blog, Pierre Mansat, l’adjoint au maire (PCF) de Paris en charge de Paris Métropole. Un argument qui ne porte pas (encore ?) du côté de l’UMP. Le syndicat mixte, composé de 93 entités, demeure très nettement ancré à gauche.
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