Devedjian : «Pécresse doit siéger à Paris Métropole»

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE
LE FIGARO 18/06/2009
Popos recueillis par Sophie de Ravinel

Le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine remet en cause l'adhésion du département au syndicat Paris Métropole lancé par Bertrand Delanoë.

 


LE FIGARO - Les Hauts-de-Seine renoncent-ils à rejoindre Paris Métropole ?
Patrick DEVEDJIAN - Nous avions passé un accord avec les représentants de Paris Métropole. Il n'a pas été respecté. Nous voulions que les statuts soient modifiés pour faire de ce syndicat un lieu de débat et non de décision. Nous voulions aussi une gouvernance à parité entre la gauche et la droite et une alternance politique. Ces conditions avaient été acceptées formellement.

Et alors ?
L'équipe en place a précipité les choses et procédé à l'élection de l'exécutif avant notre adhésion. Le bureau que l'on m'avait promis provisoire est devenu définitif. Or, nous contestons le fait que la gauche puisse nommer les représentants de la droite. Il appartient à chaque camp de désigner les siens. Par ailleurs, pour la présidence, ils ont prévu en réalité un système de tourniquet, c'est-à-dire qu'elle sera exercée à tour de rôle par des formations de sensibilité différente et non pas en alternance entre majorité présidentielle et opposition. Enfin, Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon déclarent vouloir faire une instance de gouvernance de ce qui devait rester un lieu de débat en vue du Grand Paris.

Ils n'ont jamais caché leurs intentions à ce sujet…
Je ne l'ignore pas. J'attendais simplement qu'ils respectent leurs engagements. Si le dialogue commence par le rejet des accords pris, ce n'est pas bon signe. Si la situation ne change pas, nous n'irons donc pas.

Que souhaitez-vous ?
La parité et l'alternance. Pour cela, il faut que soient décidées de nouvelles élections au bureau qui remettent les compteurs à zéro dès lors que la droite aura adhéré de manière significative. Enfin, puisque c'est un lieu de débat et non de gouvernance, je souhaite que la candidate de la droite aux régionales, Valérie Pécresse, puisse participer à cette instance au même titre que le candidat de la gauche, Jean-Paul Huchon.

Vous souhaitez qu'elle soit vice-présidente ?
Je propose que la gauche et la droite puissent désigner, outre leurs élus, deux ou trois personnalités qualifiées. Pour la droite, cela permettrait d'y intégrer Valérie Pécresse, mais aussi un représentant de l'opposition à Paris.

Paris Métropole va-t-il devenir un instrument politique ?
Il faut que le débat électoral qui aura nécessairement lieu dans cette instance, surtout cette année, se situe à égalité. Sinon, Jean-Paul Huchon s'emparera de ce qui est consensuel au sein de Paris Métropole et dira qu'il est porteur des idées de la gauche et de la droite. Une manœuvre pour marginaliser notre candidate. Pour être viable et utile dans la perspective du Grand Paris, Paris Métropole doit accepter le débat électoral, l'intégrer et le pacifier.

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