Delanoë (PS) accuse le gouvernement de vouloir remettre la main sur Paris

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE AFP 06.07.09

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a accusé lundi le gouvernement de se livrer à une tentative de mainmise sur Paris à travers un "charcutage" électoral pour les législatives, le projet d'instituer le travail dominical sur tout le territoire parisien ou encore Paris Métropole.

Lors d'un déjeuner de presse, il s'est élevé contre le secrétaire d'Etat Alain Marleix et son projet de redécoupage électoral pour les législatives. Il a dénoncé "une attitude proprement scandaleuse de l'ordre de la forfaiture", à propos de la 17ème circonscription (XVIIème-XVIIIème) à laquelle serait rattaché une partie du VIIIème.

Le maire de Paris a affirmé que "jamais personne n'a fait ça depuis Valéry Giscard d'Estaing" qui "a fait sauter la tutelle préfectorale sur Paris".

"Personne n'a tenté de mettre la démocratie locale parisienne sous tutelle du préfet", a-t-il souligné en séance de questions d'actualité au Conseil de Paris, revenant à la charge contre la proposition de loi sur le travail dominical.

Hostile au classement de toute la capitale en zone touristique (actuellement 7 zones y sont ouvertes le dimanche), le maire de Paris a fait valoir que sur cette question "dans toutes les villes de France, le conseil municipal sera consulté".

Selon le maire, si cette proposition était adoptée, "elle s'appliquerait à Paris dans des conditions dérogatoires puisque Paris serait la seule commune de France dont les élus ne seraient pas formellement consultés".

"En quoi êtes vous des élus locaux moins légitimes que ceux de Bordeaux, Lyon ou Marseille ?" a-t-il lancé aux élus parisiens.

Il a également accusé les pouvoirs publics de chercher à contourner Paris Métropole, syndicat d'études impulsé par le Ville de Paris avec élus et collectivités de banlieue.

"Je n'ai pas l'intention de me laisser duper par des propos aimables. (...) On ne peut dire en même temps Paris Métropole c'est bien, et puis on va faire des états généraux des élus locaux convoqués par le préfet", a-t-il dit, soulignant qu'il "faut respecter tous les élus locaux de droite comme de gauche".

"Je suggère au président de la République de revenir dans les actes au discours du 29 avril (...) Je souhaite un Paris Métropole débarrassé de tout sectarisme et de toute préoccupation électoraliste", a-t-il encore affirmé, en référence à un discours du chef de l'Etat sur le Grand Paris dans lequel Nicolas Sarkozy avait souhaité des efforts communs et repris plusieurs projets des majorités parisienne et régionale de gauche.

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