La mobilité quotidienne diminue dans les grandes villes, augmente ailleurs

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP I 31/07/09  - 00H03

La mobilité quotidienne des Français est en diminution dans les grandes agglomérations, les citadins ayant modifié leur comportement pour moins se déplacer, mais elle augmente ailleurs, avec des distances parcourues de plus en plus longues, selon une étude de l'Insee.
A l'heure où l'instauration d'une taxe-carbone est en discussion, qui porterait notamment pour les ménages sur le carburant des transports et les modes de chauffage, l'étude diffusée vendredi souligne qu'en moyenne en 2008, les Français consacraient quotidiennement 56 minutes à leurs déplacements locaux (pour se rendre au travail, à l'école, pour des activités de loisir, faire des courses, etc.), soit une évolution quasi-nulle depuis 1994 (55 minutes).
Comme en 1994, il s'écoule en moyenne en semaine 7 heures 45 entre le premier départ du domicile et l'ultime retour quotidien, précise l'étude.
Entre 1994 et 2008, la distance d'un déplacement local, à vol d'oiseau, a augmenté de 8%, et le temps pour la parcourir de 4%. Plus précisément, cette distance est restée globalement stable dans les grandes agglomérations, mais a augmenté de 12% en dehors, "là où la population s'est implantée plus récemment, loin des aires d'activités".
Ainsi hors des grandes agglomérations, la distance pour se rendre dans un commerce ou une école a augmenté respectivement de 29% et 22%, et le temps pour s'y rendre de 17% et 9%, entre 1994 et 2008.
En agglomération, où la distance se mesure en temps et non en kilomètres, la durée d'un déplacement a seulement augmenté de 5% et 4% pour les commerces et les lieux d'études.
En revanche, les distances domicile-travail continuent de s'allonger, de même que la durée des trajets: près de 50 minutes pour un habitant d'une grande agglomération, contre 36 minutes ailleurs.
La voiture reste le moyen de transport le plus utilisé en milieu rural et faiblement urbanisé, où elle représente trois déplacements sur quatre, contre 5% pour les transports en commun.
Dans ces zones, la part des déplacements en voiture a augmenté de 2 points, au détriment de la marche et du vélo, et la motorisation s'est même accrue: 68% des personnes appartiennent à un ménage comptant autant de voitures que de membres adultes (contre 54% en 1994) et la majorité des déplacements sont réalisés par un conducteur seul (54% contre 49% en 94).
A l'inverse, les résidents des grandes agglomérations ont abaissé leurs nombres de déplacements, notamment dans les centres-villes: cette baisse représente en moyenne un déplacement en moins tous les cinq jours.
Par ailleurs, dans les centres villes, les résidents privilégient la marche (+3 points) ou le vélo (+1,5 pts), au détriment de la voiture (-5 pts) et des transports en commun (-2 pts).
En ville, ils sont également plus nombreux à n'aller plus qu'une fois par jour sur leurs lieux d'étude ou de travail. En 1994, 46% des écoliers et étudiants faisaient plusieurs fois par jour le trajet école-maison. Ils ne sont plus que 33% en 2008.
De même les actifs ne sont plus que 30% à effectuer plusieurs fois le trajet domicile-travail par jour, contre 36% en 1994.
L'une des raisons peut être notamment la durée des transports en commun, qui a encore augmenté entre 1994 et 2008, passant de 31 à 33 minutes par déplacement en centre-ville, et de 41 à 45 minutes en banlieue.

Publié dans Transports

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