Logements étudiants : la pénurie de logements reste aiguë

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LES ECHOS I 28/08/09

Compte tenu d'un revenu mensuel qui s'élève à 582 euros en moyenne au niveau national, près de 180.000 étudiants rencontrent chaque année de grandes difficultés à trouver un toit.

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Pour nombre des 2,2 millions d'étudiants français, la rentrée commence par un chemin de croix : trouver un logement. Dans un marché locatif très tendu, il existe une carence aiguë d'hébergement à portée de leur bourse, sachant que, selon la dernière enquête de l'Observatoire national de la vie étudiante, en 2006, leur revenu mensuel moyen s'élève à 582 euros au niveau national (671 euros à Paris). Résultat : « Ce sont près de 180.000 étudiants qui éprouvent chaque année de grandes difficultés à trouver un toit », constate Alexandre Chaussonnière, consultant dans la division résidentielle du conseil immobilier CB Richard Ellis.

4,7 % des besoins

Les besoins ont explosé avec le nombre d'étudiants (+ 90 % depuis 1980) et la proportion d'entre eux ayant quitté le domicile familial. Ils sont 60 % dans ce cas, soit 1,3 million devant se loger. Problème : la pénurie est telle que seul un étudiant sur sept trouve une place dans une résidence collective (publique ou privée), selon CB Richard Ellis.
Le parc public, notoirement insuffisant, ne comprend que 210.000 lits. S'y ajoutent 90.000 lits en résidences privées. Cette carence de logements collectifs est particulièrement importante dans les 15 plus grandes agglomérations, où on ne compte que 83.000 lits publics et 62.000 lits privés. 
« La demande non satisfaite dans les 15 premières villes françaises atteint près de 842.000 lits », estime CB Richard Ellis. Sans surprise, la pire situation se trouve à Paris et en région parisienne, où les résidences publiques ne couvrent que 4,7 % des besoins, et les résidences privées seulement 5,8 %.

Modèle anglo-saxon

Au manque de lits s'ajoute le problème financier. On estime que 40 % à 45 % des revenus (y compris les aides et bourses) des étudiants sont consacrés au logement, mais il ne s'agit que d'une moyenne. En résidence publique, leurs revenus tournent autour de 558 euros par mois, pour un loyer variable selon les régions, la fourchette la plus élevée étant à Paris et en région parisienne (de 132 à 459 euros) et la plus basse à Clermont-Ferrand (de 114 à 368 euros).

Les écarts sont encore plus importants dans le parc de logements individuels privés : le revenu moyen des étudiants y est de 800 euros par mois au niveau national, pour un loyer de 154 à 600 euros à Lyon,
ou de 199 à 1.190 euros à Paris et en région parisienne, selon le dernier pointage de l'observatoire Adele fin 2006.
 

Publié dans Logement - Immobilier

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