La mixité sociale progresse dans les lycées à Paris, assure le rectorat

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP 09/09/09

La mixité sociale a "progressé" dans les lycées parisiens en cette rentrée, grâce notamment à une hausse de la proportion de boursiers dans plusieurs lycées réputés, a assuré mercredi le recteur de Paris, Patrick Gérard, lors d'un point de presse. En seconde, "plusieurs lycées accueillent plus de boursiers qu'ils n'en ont jamais accueillis", a-t-il annoncé, citant les établissements Sophie-Germain, Racine, Victor-Hugo, Chaptal, Buffon, Montaigne et Henri IV. Par exemple, Sophie-Germain a 33% de boursiers en seconde, plus que l'an dernier, et Henri IV 6%, contre 2 à 3% à la rentrée 2008, a détaillé M. Gérard. En revanche, Louis-le-Grand n'a pas connu une telle hausse du fait de sa "politique nationale de recrutement", a-t-il ajouté. Quant aux lycées moins demandés, ils ne connaissent pas de baisse de leurs effectifs, a assuré M. Gérard, du fait d'une caractéristique parisienne qui n'est pas transposable au reste du pays, à savoir "les capacités d'accueil contraintes" de la capitale (109 lycées) au regard du grand nombre d'élèves. Au sujet des élèves venant de collèges privés qui ont demandé un lycée public (certaines familles ont déploré ne pas avoir eu satisfaction), le recteur a évoqué un millier de demandes cette année, contre 400 d'habitude. En dépit de cette hausse, "tous ceux qui ont respecté la procédure ont reçu une affectation" dans un lycée public ou privé, a assuré M. Gérard, rappelant que les élèves venant du privé ne sont pas prioritaires dans le public. "Comment expliquerait-on aux parents qui ont choisi le public que les élèves du privé passeraient avant les leurs dans le public?", a-t-il commenté. En revanche, il a reconnu que tous les parents de collégiens du privé n'étaient pas forcément bien informés que leurs enfants ne sont pas prioritaires en lycée public et il a rappelé que les parents doivent suivre en juillet la procédure d'inscription de leur enfant une fois l'affectation reçue. Interrogé sur l'éventuelle nécessité de construire des lycées publics à Paris, le recteur a répondu qu'il fallait attendre l'an prochain pour savoir si cette demande du privé vers le public était "un mouvement de fond", ou bien si la situation allait revenir à la normale. Comme certaines académies de l'Ouest de la France, celle de Paris connaît une proportion d'élèves dans le privé sous contrat (34% en collèges, 33% en lycées) bien supérieure à la moyenne nationale (environ 20%).

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