Grand Paris: le projet a donné lieu à une "vraie concertation", selon Blanc

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP 10/09/09 14H00

Le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, Christian Blanc, a estimé jeudi que le projet de loi sur le Grand Paris avait donné lieu à une "vraie concertation".

Il a insisté sur les "contrats" qui seront passés par l'Etat avec les maires pour les futurs "territoires de projet".

Alors que le texte suscite un tollé chez les grands élus franciliens de gauche qui dénoncent une remise en cause de la décentralisation en matière de transports et d'urbanisme, M. Blanc a déclaré à l'AFP : "un temps très long de concertation a été mis en place".

Celle-ci se poursuivra avec "les élus locaux, les parlementaires et les maires jusqu'au 24 septembre", a-t-il dit.

M. Blanc sera également entendu par le syndicat Paris Métropole (98 collectivités franciliennes) qui a sévèrement critiqué la méthode du gouvernement, parlant de "création d'un état d'exception".

Avant le 24 septembre, le secrétaire d'Etat transmettra au Premier ministre et au Conseil d'Etat des éléments modificatifs au projet de loi concernant les "projets territoriaux stratégiques" destinés à favoriser la création de 800.000 emplois à un million en quinze ans.

Le projet prévoit notamment que l'Etat peut "définir des projets territoriaux stratégiques pour le développement et l'attractivité de la région-capitale sur le territoire avec lesquelles a été conclu un contrat de développement urbain".

Pour M. Blanc, "un contrat signifie deux signatures entre les maires et l'Etat".

Cela passe selon lui par "une définition commune des territoires de projet, une contractualisation sur la définition du périmètre et de son contenu, et des décrets en Conseil d'Etat".

Admettant des "incompréhensions" sur ce passage du texte, il a annoncé qu'il serait réécrit.

M. Blanc a insisté sur la notion d'"urgence" et de "raccourcissement des délais" pour que les chantiers démarrent rapidement, afin d'"inscrire le plus rapidement possible la nouvelle infrastructure de transport (métro automatique autour de Paris) et les territoires de l'aire d'attractivité des gares".

Il a confirmé l'intention du gouvernement d'instituer un droit de préemption et d'expropriation dans un périmètre "de l'ordre de" 1.500 mètres autour des gares projetées.

Refusant d'en préciser le nombre, il a simplement affirmé: "nous ferons en sorte que le métro automatique circule à une vitesse moyenne de 60 kmh".

Le projet de loi sera présenté au conseil des ministres du 7 octobre. M. Blanc espère qu'il sera examiné au Sénat avant la fin de l'année.

Publié dans Actualité Grand Paris

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cb 11/09/2009 09:21

En ce qui concerne la "création d un etat d'exeption" je trouve cela tout a fait normal , si il faut discuter avec les multiples communes on n'y arrivera pas ! l important n est il pas le but a obtenir c est a dire raccourcir les delais de transport pour les parisiens.....alors l'avis d'untel et d'untel il faut passer outre c est l'interet general qui compte et non des petits interets politiques de territoir....  il faut bien dire que le plus simple ce serait tout d'abord de réunir les 92 93 94 ET 75 en une seule autorité communale   cela résoudrait bien des problèmes