Bien entourée, Valérie Pécresse lance sa campagne régionale

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LE MONDE 14/09/09

Jean-François et moi-même sommes sur la même tribune... Elle a du talent, Valérie !", a ironisé Xavier Bertrand. Les deux rivaux, le patron de l'UMP et le président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, étaient venus soutenir, dimanche 13 septembre, Valérie Pécresse, pour le lancement de sa campagne. Démonstration que la bataille de l'Ile-de-France est un enjeu national pour Nicolas Sarkozy et pour la génération des quadras qui, à droite, visent la présidentielle de 2017.

A l'Elysée, à l'UMP et au sein du gouvernement, on prédit pourtant que la victoire de Mme Pécresse en mars 2010 sera "très difficile". "Pécresse, c'est une machine de guerre !", s'exclamait Catherine Cornil, une quadra militante UMP dans le Val-de-Marne, après avoir écouté la ministre de l'enseignement supérieur devant 2 000 élus et militants dans l'immense halle Freyssinet du 13e arrondissement de Paris, au milieu de stands d'apiculteurs, d'agriculteurs, d'artisans invités pour le lancement, qui se voulait "festif", de sa campagne.

Toute de blanc vêtue, la candidate a insisté sur sa détermination à imposer "le changement" et "le mouvement" face à "l'immobilisme" de Jean-Paul Huchon, le patron (PS) de la région "pendant douze ans". "Valérie n'est pas une candidate comme les autres ; elle incarne la modernité", a souligné Xavier Bertrand. "Valérie est déterminée, solide", a renchéri Jean-François Copé. Mais "si à certains moments, Valérie, tu as un coup de blues, appelle-moi, je serai à tes côtés", a toutefois glissé le maire (UMP) de Meaux (Seine-et-Marne), candidat battu en 2004 face à Jean-Paul Huchon.

Valérie Pécresse a beau être une "combattante", dit-on à l'Elysée, elle n'ignore pas les épreuves qui l'attendent. Dans une région où 60 % des villes et six départements sur huit sont à gauche, "si on l'emporte, ce sera un hold-up", concédait, avant l'été, un proche de Mme Pécresse. Il faudrait une "vague bleue nationale" pour que l'Ile-de-France soit "gagnable", expliquait, en juillet, l'entourage de Nicolas Sarkozy, sur la foi d'études réalisées à l'UMP avant l'été.

"Force de frappe"

"Tu disposes d'une force de frappe formidable", a rappelé, dimanche, Jean-François Copé à la candidate, soulignant l'union sacrée de tous les ténors UMP derrière elle. "N'écoute pas ceux qui te disent d'attendre la dernière heure pour t'engager. Nous sommes tous là l'arme au pied", a poursuivi le chef de file des députés UMP en référence à Nicolas Sarkozy qui, lui, conseillait à ses ministres de ne pas entrer trop tôt dans la campagne des régionales.

Le scrutin en Ile-de-France "n'est pas une élection comme une autre, tu n'es pas une candidate comme les autres", a cru utile de préciser, après lui, M. Bertrand.

Béatrice Jérôme

 

Publié dans Régionales 2010 IDF

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