Valérie Pécresse en campagne sans le dire

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LE PARISIEN 15/09/09 I Nathalie Segaunes

Nicolas Sarkozy a souhaité que la campagne des régionales ne commence qu’en janvier. Mais la bataille pour l’Ile-de-France a quand même bien démarré hier.

Si ce n’était pas un lancement de campagne, ça y ressemblait fortement ! , de liste aux élections régionales en Ile-de-France en mars prochain, a réuni hier, dans la halle Freyssinet, à Paris (XIII e ), quelque 2 000 militants UMP. Les quatre « ateliers thématiques » à l’acoustique désastreuse organisés le matin, les huit stands animés par les fédérations et les prestations de quelques artistes, comme la chanteuse Natasha St-Pier, n’ont guère réussi à masquer la véritable nature de ce rassemblement : il s’agissait du premier meeting de l’UMP pour les élections régionales, en présence de nombreuses personnalités de la majorité, comme les ministres Jean-Marie Bockel, Eric Besson ou Patrick Devedjian, mais aussi de Simone Veil, Jean Sarkozy ou Didier Barbelivien.
Mais Nicolas Sarkozy ayant recommandé à ses ministres de ne pas entrer en campagne avant le mois de janvier, ce grand meeting ne pouvait dire son nom ! « Aujourd’hui commence le temps des idées et du projet, a donc biaisé Pécresse. En janvier commencera le temps de la confrontation, des équipes et du projet. »

L’exception francilienne

Plus libre à l’égard des injonctions présidentielles, Jean-François Copé a invité Pécresse à transgresser la doctrine sarkozyste : « N’écoute pas ceux qui te disent d’attendre la dernière heure, c’est maintenant qu’il faut y aller, lui a-t-il lancé depuis la tribune. » Alors que de plus en plus d’élus UMP franciliens croient en la victoire, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a lui aussi justifié l’exception francilienne : « Ce n’est pas une élection comme une autre, ce n’est pas une région comme une autre ! » Arborant un look (tunique en lin blanc sur pantacourt immaculé) éloigné de l’image de Versaillaise dans laquelle ses adversaires veulent l’enfermer, Pécresse s’est présentée comme la « candidate de la vie quotidienne », ciblant « l’immobilisme » du socialiste Jean-Paul Huchon, président sortant. Malgré le refus des Verts, elle a plaidé pour une « alliance des idées » avec les écologistes, et promis un programme « bleu-vert ». « Notre meilleur atout, c’est Nicolas Sarkozy », a-t-elle lancé, présentant le Grand Paris comme un « projet collectif ». Elle avait réuni Rama Yade, Chantal Jouanno et Roger Karoutchi. Faisant taire pour une journée les dissensions entre ces élus, qui briguent la tête de liste dans les Hauts-de-Seine.

Publié dans Régionales 2010 IDF

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