Des élus UMP et NC boycotteront le conseil extraordinaire du STIF

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP 25/09/09

Plusieurs administrateurs UMP et Nouveau centre du syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) ont annoncé qu'ils ne participeraient pas au conseil d'administration extraordinaire convoqué pour lundi par son président PS Jean-Paul Huchon. Dénonçant dans un communiqué une réunion "politique et démagogique", ils estiment que l'amendement présenté par le gouvernement sur le patrimoine du STIF et de la RATP propose des transferts d'actifs "équilibrés". M. Huchon avait qualifié mardi de "spoliation des contribuables et des usagers" l'opération qui transfère à la RATP "8 à 10 milliards d'euros" d'actifs du STIF. Selon Roger Karoutchi et d'autres administrateurs UMP et NC, "si le STIF cède un ensemble d'actifs d'infrastructure valorisé à 1,2 milliard d'euros, la RATP lui transfère à titre gratuit un parc de matériel roulant estimé à 1,8 milliard". Le député UMP Gilles Carrez, administrateur du STIF et de la RATP, ne fait pas partie des signataires du communiqué. De source gouvernementale, on souligne que les comptes du STIF font apparaître "un peu plus d'un milliard d'actifs" et que les actifs industriels (infrastructures, matériels roulants,..) exploités par la RATP figurent à son bilan pour une valeur nette comptable de 7,8 milliards d'euros "et non au bilan du STIF". On ajoute que le STIF a la propriété nominale de 44% des infrastructures utilisées par la RATP, celle-ci en possédant environ 50%, mais qu'il n'a pas, juridiquement, la possibilité d'en disposer librement. Les administrateurs UMP et NC jugent par ailleurs "faux" de dire que le STIF ne pourra plus emprunter, comme l'a affirmé M. Huchon. Selon eux, ce sont les ressources du STIF (versement transport des entreprises, contributions des collectivités et des usagers) qui fondent sa capacité d'emprunt et "aucun emprunt ne peut être gagé sur des infrastructures appartenant au domaine public". De source gouvernementale, on estime que "la faiblesse" de l'actif nominal du STIF (terrains, constructions...) "ne l'empêche pas d'emprunter". Les administrateurs UMP et NC demandent à M. Huchon de "rester ouvert pour les négociations à venir" pour garantir "les conditions nécessaires à l'amélioration de la qualité des transports en Idf".


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