[92] Enfin un projet phare pour l’île Seguin

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LE PARISIEN I 23/09/09 I Frédéric Choulet et Roberto Cristofoli

Une cité de la musique remplacera la fondation Pinault sur la pointe aval de l’île Seguin. Un projet départemental qui relance enfin l’aménagement de cette friche.

 Il était temps ! Alors que la dernière  Express est sortie des chaînes fin mars 1992, le département des Hauts-de-Seine s’engage aujourd’hui de façon concrète dans l’aménagement de l’île Seguin. Soit dix-sept ans plus tard. En volant au secours de la deuxième ville d’Ile-de-, qui, oblige, connaît quelques difficultés à convaincre des investisseurs à s’engager sur ce dossier.

 
Le président du conseil général l’a annoncé lundi dans nos colonnes. Le principe de la cession d’une partie de l’île au département est désormais acquis. La société d’aménagement et d’économie mixte (Saem) de Boulogne-Billancourt en charge des ex-terrains Renault cédera, le 22 octobre, pour 1 € symbolique la pointe aval de l’île. Une parcelle de quelque 23 500 m , payée 6 millions d’euros en septembre 2006, qui devait à l’origine accueillir la fondation d’art moderne du milliardaire François Pinault, jusqu’à son départ tonitruant en mai 2005 vers Venise et son palazzo Grassi. 

300 000 spectateurs attendus

La cité de la musique imaginée par le conseil général prévoit 25 000 à 32 000 m 2d’équipements. Elle comprend une grande salle de musique amplifiée de 5 000 places, qui pourra accueillir « toutes les musiques », une salle de concert de type Zenith « en mieux ». Une autre salle, plus petite, de 800 à 1 000 places, servira d’auditorium. S’y ajouteront deux plateaux, plusieurs studios de répétition, cinq petits cafés-restaurants avec chacun une thématique musicale, et une galerie forum pour l’accueil de conventions, ainsi que 1 700 m de commerces culturels. La maîtrise des Hauts-de-Seine, installée aujourd’hui à Suresnes, y trouvera également sa place. Enfin, le conseil général propose à la ville d’accueillir dans ce cadre le conservatoire de musique municipal. 
Cet aménagement fait partie des projets phares du futur Grand Paris. « Le fait que le département s’engage, qu’il crée un pôle finalisé, donne de la crédibilité au projet et devrait susciter un effet d’entraînement, analyse Patrick Devedjian. Beaucoup d’entreprises attendent un signe pour investir sur l’île Seguin. La cité de la musique doit servir de locomotive. » Il est vrai qu’à elle seule elle représente un coût estimé à 140 millions d’euros, financé dans le cadre d’un partenariat public-privé. 
« C’est une excellente nouvelle pour la ville. Ça prouve que nos dossiers avancent », se félicite Pierre-Christophe Baguet, député-maire (UMP) de Boulogne. Seul bémol, l’accessibilité au futur site et le manque de places de stationnement. « La station de métro Pont-de-Sèvres est tout à côté, et le barreau du futur métro automatique entre Bagneux et Saint-Cloud passera à proximité immédiate de l’île Seguin dans un délai de dix ans selon Christian Blanc, mais il va y avoir des liaisons plus urgentes que d’autres, explique l’élu boulonnais. Celle-là peut en faire partie. »
Il y a en effet urgence. Les initiateurs de la cité de la musique prévoient 270 spectacles qui accueilleront 300 000 spectateurs dès la première année.
 

Publié dans 92 - Hauts de Seine

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