Transports du Grand Paris : Carrez favorable à deux phases

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE IAFP 30/09/09

Le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP), chargé par Nicolas Sarkozy d'étudier le financement des projets de transports du Grand Paris, a maintenu la nécessité de réaliser les 35 milliards d'investissements projetés en deux phases. Dans le rapport définitif qu'il a remis à Matignon mercredi, il souligne par ailleurs que "la réussite du volet transports du Grand Paris passe par un accord explicite entre l'Etat et la région d'Ile-de-France compétente pour les transports et le schéma régional d'aménagement". M. Carrez, qui s'est appuyé sur des techniciens mais aussi des élus de tous bords, propose de réaliser dans une première phase, à horizon 2025, 24,4 milliards d'euros d'investissements, dont une partie seulement du projet de métro automatique de Christian Blanc. Au cours de cette phase, seraient réalisés une rocade ferroviaire complète autour de Paris (Arc Express), le prolongement de la ligne 14 au nord à Pleyel, avec desserte de Roissy, et au Sud, vers Orly, la reconfiguration du réseau RER, sa modernisation ainsi que le prolongement d'Eole (RER E) à l'ouest. M. Carrez retient aussi les opérations dans la logique actuelle des contrats de projets Etat-région intéressant notamment les moyenne et grande couronnes, comme le déploiement de bus à haut niveau de service. Figurent aussi les programmes de rénovation de matériel roulant et de mise en accessibilité aux personnes handicapées. Le rapporteur du budget chiffre à 43,2 mds d'euros les besoins de fonctionnement sur la période 2010-2025, réduits par emprunt à 38,2 mds. Pour les financer, il prône d'augmenter deux fois les taux du versement transport (VT) des entreprises de 0,1 point (en 2010 puis 2020) et d'"actualiser le zonage du VT". Il prône aussi une "revalorisation de la tarification, sur un rythme qui ne dépasse pas celui du pouvoir d'achat", sa restructuration profonde et sa modulation dans le temps, pour tenir compte des heures de pointe et des vacances. La contribution des usagers serait de 13 mds, celle des employeurs de 14,5 mds environ, et les contributions publiques devraient croître à un rythme de 4,2 points au-dessus de l'inflation, "exigeant un effort au niveau de la fiscalité régionale et départementale".

 

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