Six maires girondins poursuivis pour l'organisation d'une consultation citoyenne sur l'avenir de la Poste

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LIBEBORDEAUX 02/10/09

CITOYENNETE

Six maires de gironde sont poursuivis devant le tribunal administratif. Ils sont assignés par le préfet pour avoir fait voter en conseil municipal, une délibération sur l’organisation d’une consultation citoyenne sur l’avenir de la Poste. Ils étaient pourtant prévenus. Dominique Schmitt, le préfet de Gironde leur a fait parvenir la semaine dernière, un mail de mise en garde, assez ferme contenant un rappel à la loi. «Sont considérées comme illégales, les délibérations de conseils municipaux organisant des consultations sur des thèmes relevant de la loi, de l’Etat ou d’autres autorités administratives. Ainsi, s’agissant d’une consultation portant sur un projet de loi, les communes sont incompétentes pour organiser une telle consultation» indique le texte signé du secrétaire général de la préfecture qui précise que si ces dispositions n’étaient pas respectées, le tribunal administratif serait saisi pour lui demander d’annuler les délibérations prises.

 

 

 

Les élus girondins assignés ont donc décidé de braver la loi. A commencer par Philippe Plisson, le député-maire de Saint-Caprais-de-Blaye. Il a fait parvenir hier, un communiqué indiquant qu’il se «rendrait  au Tribunal Administratif pour sa défense aux côtés d’Alain Tabone, maire de Cubzac les Ponts et de Max Jean-Jean, maire de Prignac-et-Marcamps.» Car pour lui, il s’agit d’un acte politique. «C’est le dernier bastion du service public que l’on veut démanteler et nous nous battrons dos au mur pour empêcher cela» ajoute l’élu socialiste qui compte bien organiser une consultation citoyenne dans sa commune, samedi, quoi qu’il arrive. Les maires de Frontenac, Donnezac et Pomerol sont également convoqués devant le tribunal administratif, ce matin. Jean-Luc Barbeyron, le maire de Pomerol a failli s’en étrangler d’indignation en découvrant sa convocation. « Je suis outré. C’est une atteinte à la liberté d’expression. Dans des communes rurales comme la nôtre, on sait très bien que s’il y a privatisation, le bureau de poste fermera.» Comme les autres élus, il partcipera donc et mettra tout en œuvre pour qu’une votation citoyenne sur l'avenir de la Poste, ait lieu dans sa municipalité.

Lire le dossier complet sur la votation citoyenne, dans Libération du jour.  

Stéphanie Lacaze 

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