[93] Sécurité: "Union sacrée" entre gauche et droite en Seine-Saint-Denis

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP 03/10/09

Elus de gauche et de droite de Seine-Saint-Denis ont lancé vendredi un "cri d'alarme" commun contre la poussée de la violence dans leur département après la mort par balles de deux jeunes la semaine dernière à Saint-Ouen, mais divergent sur les remèdes. En présence du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et du préfet de Seine-Saint-Denis, Nacer Meddah, parlementaires, conseillers généraux, maires et élus municipaux locaux se sont retrouvés pour la première fois à Bobigny pour explorer les solutions efficaces contre l'insécurité. "C'est un cri d'alarme que nous avons lancé ce soir contre la délinquance. Nous n'acceptons pas que des jeunes soient tués dans ce département", a résumé Eliane Assassi, la sénatrice PCF de Seine-Saint-Denis lors d'une conférence de presse commune. "C'est un moment d'union sacrée. La sécurité n'est pas un problème de droite ou de gauche. En organisant cette rencontre, le conseil général (de gauche) a montré qu'il n'était pas naïf sur la délinquance", a acquiescé Eric Raoult, député maire UMP du Raincy. Selon l'Observatoire national de la délinquance (OND), les vols avec violences ont augmenté de 14% en Seine-Saint-Denis, en juin, juillet et août 2009, par rapport aux mêmes mois en 2008. Face à cette montée de la violence, gauche et droite locales préconisent des solutions différentes. Le président PS du Conseil général, Claude Bartolone, demande 400 policiers supplémentaires "parce qu'en Seine-Saint-Denis vit une forte population et les enjeux d'intégration républicaine ne peuvent pas se faire avec de faibles effectifs". "Tout n'est pas qu'une question d'effectifs", répond M. Raoult, prônant quant à lui l'installation et l'utilisation de la "vidéoprotection dans les rues commerçantes et les gares". 

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