Valérie Pécresse lance la refonte du paysage universitaire parisien

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LES ECHOS 06/10/09

La ministre de l'Enseignement supérieur veut favoriser le regroupement des universités et écoles parisiennes dès la fin 2009 et rationaliser leur immobilier.

« Faire de Paris la plus belle métropole universitaire du monde. » Telle est l'ambition affichée par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, qui s'est vu hier, dans cette optique, remettre le rapport de l'ancien directeur général du CNRS Bernard Larrouturou. Elle l'avait chargé en début d'année de remédier au morcellement du paysage universitaire parisien, dans sa dimension tant académique qu'immobilière.

« Cette fragmentation est un handicap », a martelé hier la ministre, qui prône, à l'instar du rapport, le regroupement des universités et des grandes écoles au sein de pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), dont la taille « devra se situer dans la norme des grands campus internationaux, qui comptent entre 3.000 et 6.000 doctorants ». Deux, voire 3 PRES sont en discussion. L'objectif est d'arriver à leur création d'ici à la fin 2009. Seules ces entités pourront bénéficier de la dotation en capital prévue par l'opération campus (700 millions d'euros pour Paris intra-muros). Revient à Bernard Larrouturou la lourde tâche de négocier avec les acteurs de l'enseignement supérieur pour y parvenir.

12.000 nouveaux logements

Parallèlement, le recteur de Paris, Patrick Gérard, est chargé de lancer une concertation de deux mois avec les collectivités concernées, essentiellement la région Ile-de-France et la Ville de Paris, pour aboutir à un schéma directeur immobilier et un plan coordonné de financement des investissements prioritaires autour de quatre grands quartiers. Le but est de parvenir, en moins de dix ans, à une quarantaine d'implantations, contre plus de 100 aujourd'hui, pour les huit universités.

Autre axe prioritaire, l'amélioration de la vie étudiante : un plan conjoint avec la Ville de Paris prévoit 12.000 nouveaux logements d'ici à 2020 et 1.000 de plus à la Cité internationale. Un établissement public d'aménagement universitaire sera créé à titre transitoire pour ce vaste chantier. Qui, assure Bernard Larrouturou, pourra être réalisé « sans augmentation budgétaire », si les efforts consacrés aujourd'hui sont maintenus. Valérie Pécresse a rappelé que l'Etat avait engagé dans l'immobilier universitaire francilien, pour la période 2007-2013, 4 milliards d'euros (2 milliards de crédits budgétaires et 2 milliards de dotation en capital). Elle attend que les collectivités apportent 1 euro pour 1 euro investi par l'Etat.« Nous attendons de l'Etat, au-delà des annonces, des engagements précis, un calendrier plus clair et un sens du dialogue et de la concertation qui s'inscrivent dans la durée », a réagit hier soir le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

ISABELLE FICEK, Les Echo
 

Commenter cet article