Christian Blanc va devoir se défendre face aux élus

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LE FIGARO I 07/10/09 I Sophie de Ravinel 

Après le clash, des arbitrages ont été rendus pour trouver un équilibre entre les souhaits de Matignon et ceux de Blanc.
Après le clash, des arbitrages ont été rendus pour trouver un équilibre entre les souhaits de Matignon et ceux de Blanc. Crédits photo : Le Figaro

Après la lettre vindicative envoyée à François Fillon, le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale affirme désormais sa «pleine» satisfaction vis-à-vis du texte présenté jeudi matin en Conseil des ministres.

Après avoir pesté contre la façon dont Matignon avait modifié, dans son dos, le projet de loi du Grand Paris, le secrétaire d'État en charge du dossier, Christian Blanc, affirme que le texte qu'il présentera jeudi matin en Conseil des ministres lui convient «pleinement». Il soutient que ce texte sera présenté à l'Assemblée «dès novembre».

Deux points avaient particulièrement attisé sa colère la semaine dernière : «Dans un article, on faisait sauter l'unité du réseau de transport et de son exploitation» et, ailleurs, «certains ont élargi le projet à l'urbanisme». Or, Christian Blanc ne voulait pas «que la discussion porte sur l'urbanisme, ce n'est pas l'objet de la loi». Il l'a rappelé mardi matin : «Ce n'est pas un projet de loi sur le Grand Paris mais sur les fondements de ce qui va permettre de le créer» et qui sera suivi par d'autres textes . Mardi soir, il a invité une centaine d'élus franciliens pour leur présenter le texte. De son côté, François Fillon a écrit à certains d'entre eux pour leur promettre que le projet «ne se fera pas» sans eux.

 

«Il n'y a aucun problème»

 

Après le clash, des arbitrages ont été rendus pour trouver un équilibre entre les souhaits de Matignon et ceux de Blanc. Des sources évoquent une intervention de l'Élysée. L'épisode est clos. La lettre vive envoyée à Fillon ? «Le ton est peut-être rare, mais je suis rare aussi, a argumenté Blanc, je suis quelqu'un d'authentique, discipliné mais attentif au respect du travail.» Il est d'ailleurs convaincu que «ce n'est pas Fillon qui a apporté les modifications» litigieuses. Entre le chef du gouvernement et lui, «il n'y a aucun problème». Blanc en est persuadé : quelque «administration» a voulu tuer le Grand Paris. Au passage, il a égratigné sa collègue, Valérie Pécresse, candidate UMP en Ile-de-France, qui s'était félicité «du nouvel équilibre» trouvé par Fillon. «Je serais content que Valérie s'informe avant de parler», a lancé Blanc.

Président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon se régale de cette «cacophonie» mais prévient que tout sera fait pour bloquer ce projet de «privatisation de l'espace francilien». Il dénonce «une opération brutale de préemption de 35 000 hectares, qui suscite beaucoup d'intérêts chez les majors du bâtiment». Le débat existera aussi au sein de la majorité. Dès mardi, Jean-François Copé, élu de Seine-et-Marne et patron des députés UMP, a pointé ce droit de préemption. «Les maires doivent être responsables de leur territoire», a-t-il rappelé, jugeant le texte «très ambitieux», mais «un peu trop à (ses) yeux Paris-Petite Couronne». 

Publié dans Actualité Grand Paris

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