[médias] La Gazette des communes : L'Association Grand Paris demande des "états généraux sur le projet"

Publié le par Association Grand Paris


LA GAZETTE DES COMMUNES – Lundi 5 octobre 2009

Thème : Politique / Ile de France

L'Association Grand Paris demande des « Etats Généraux sur le projet »

Aménagement du territoire 05/10/2009
Grand Paris : un droit de préemption large pour l'Etat réintroduit dans le texte

Le gouvernement a réintroduit le 2 octobre la possibilité pour l'Etat de préempter de larges zones autour des quarante gares du futur réseau automatique autour de Paris dans le projet de loi sur le Grand Paris, selon le texte issu de la réunion interministérielle.

Le projet de loi permettra à l'Etat d'obtenir un "droit de préemption principal", aux dépens des maires, dans les "zones d'aménagement différé" (ZAD) que "pourront prévoir" les contrats de développement territorial (CDT) entre l'Etat et les maires pour aménager les quartiers autour des futures gares.
Lorsque la commune ne sera pas bénéficiaire d'un droit de préemption à titre principal, la commune sera "titulaire d'un droit de préemption à titre subsidiaire sur l'ensemble de" la zone.

Le texte, qui sera examiné le 7 octobre en conseil des ministres, dispose que le CDT "vaut déclaration d'intérêt général des opérations d'aménagement et des projets d'infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de ses objectifs".
Ce point a fait l'objet d'une nouvelle passe d'arme entre les cabinets du secrétaire d'Etat Christian Blanc et de François Fillon, le Premier ministre étant soucieux de ne pas trop déposséder les maires de leur pouvoir d'urbanisme.
D'autres différends opposent les deux hommes, notamment sur le pouvoir du préfet de région.

Christian Blanc a obtenu que la période au cours de laquelle les CDT pourront être signés entre l'Etat et les communes soit limitée à une "période de 18 mois à compter de l'approbation du schéma d'ensemble des infrastructures qui composent le réseau de transport public du Grand Paris".
Des périodes de 24 mois, puis 30 mois, avaient été envisagées.

Du nouveau pour la RATP
Le sort de la disposition permettant de mettre fin brutalement à la procédure de débat public sur le projet de rocade autour de Paris Arc Express lancée en juin par le Stif (syndicat des transports d'Ile-de-France, présidé par Jean-Paul Huchon, PS) restait à déterminer.
Un nouvel article concernant la RATP, reprenant des pans d'un projet de loi controversé sur les transports, confirme que la régie sera "gestionnaire" des infrastructures, "dans la limite des compétences reconnues à Réseau ferré de France". 
La RATP est "responsable de l'aménagement, de l'entretien et du renouvellement de l'infrastructure" et "également gestionnaire des lignes du réseau express régional dont elle assure l'exploitation à la date du 1er janvier 2010".

Le projet de loi précise en outre que la future Société du Grand Paris, bras armé de l'Etat, "a pour mission principale de concevoir et d'élaborer le schéma d'ensemble et les projets d'infrastructures qui composent le réseau de transport public du Grand Paris et d'en assurer la réalisation".
Les élus des collectivités concernées par le projet, essentiellement de gauche mais aussi de droite, n'ont cessé de reprocher à Christian Blanc un manque de concertation et sur le fond, de faire, dans son texte, la part à l'Etat en matière de transports et d'urbanisme.

L'Association Grand Paris demande des "états généraux sur le projet"

L'Association Grand Paris a estimé le 4 octobre que le projet est "totalement inacceptable en l'état, il ôte toutes les prérogatives d'aménagement aux Communes sans les associer et sans mettre en place de structure intercommunale pérenne pour assurer le développement urbain de la métropole", selon Antonio Duarte, architecte urbaniste et président de l'association, créée en octobre 2006 et qui regroupe plusieurs centaines de Franciliens et des experts. 
L'Association propose que "l'Etat mette en place des états généraux du Grand Paris", présidés par une "personnalité indépendante" et qui "rassemblent des citoyens, des élus locaux et des représentants de l'Etat pour faire des propositions alternatives et sortir la métropole parisienne de la profonde crise de gouvernance post-décentralisation qu'elle traverse".

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