Le grand jour pour le Grand Paris

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I PARIS DEPECHES 07/10/09


Le texte sur le Grand Paris (volet transports), porté par le gouvernement, est à l'ordre du jour du Conseil des ministres de ce mercredi 7 octobre. Ces dernières semaines, le projet a été discuté à Paris, au Conseil régional mais aussi dans les Conseil généraux d'Ile-de-France, il a divisé la droite (Christian Blanc, secrétaire d'État au Développement de la Région Capitale et François Fillon se sont récemment opposés) et les gauches ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde... Le dossier est éminemment politique.
Il y a eu les annonces du président de la République le 29 avril dernier sur le Grand Paris... Depuis, et c'est rassurant, les débats font rage. Le projet sur l'avenir de Paris et de sa région déchaîne les passions. Tous les partis disent ce qu'ils en pensent dans la Capitale, dans les communes, les communautés d'agglomération, dans les Conseils généraux, au Conseil régional. La naissance de Paris "ville monde" concerne absolument tout le monde. Étape importante aujourd'hui à l'Élysée : l'avant projet de loi du gouvernement passe en Conseil des ministres. Et ce matin, on peut déjà dire qu'il y a de bonnes chances pour que le texte définitif soit retenu. La prochaine étape a été fixée à fin novembre : le projet de loi sera présenté aux députes. 
Principal thème contenu dans le projet de loi : les transports. Un "supermétro automatique" de 130km est prévu. En forme de huit géant posé autour de la Capitale, il reliera les "grand pôles économiques et les aéroports". Premiers coups de pioche : 2012.

Les mécontents
Hier mardi, le PS a précisé que ce projet était "technocratique et autoritaire". Dans un communiqué, les socialistes ajoutent que "l'État décidera seul. Par la création d'une Société du Grand Paris (prévue dans le texte, ndlr), le gouvernement reprend le contrôle direct de l'organisation des transports en Ile-de-France, tout en laissant aux collectivités territoriales la charge d'en financer l'exploitation".

Toujours à propos de l'organisation des transports du futur Grand Paris, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France (candidat à sa succession en mars 2010), salue le travail effectué par Mr Carrez, qui a rendu un rapport à François Fillon la semaine dernière. "Le rapport Carrez souhaite une accélération du lancement des projets. Cela a été toujours la volonté de la Région", mais JP.Huchon est "très inquiet des dispositions inscrites à l’avant projet de loi(proposé en Conseil des ministres aujourd'hui, ndlr) qui permettrait au gouvernement de retarder de plus d’un an le lancement de ces projets essentiels pour la vie des Franciliens".

Dans une lettre adressée au Premier ministre en septembre, Bertrand Delanoë maire de Paris, insiste lui sur le projet de loi qui risque de "recentraliser entre les mains de l'Etat l'essentiel des compétences dévolues partout ailleurs aux collectivités locales. En effet, le projet présenté ne se cantonne pas à la création d'un nouveau réseau de transports mais propose aussi d'intervenir sur l'aménagement de larges espaces du territoire francilien".

Des mécontents, il y en a aussi dans les rangs de la droite :  Henri Plagnol, député-maire UMP de Saint-Maur-des-Fossés (94) annonce qu'il ne peut pas "voter en l'état" le projet de loi. D'après lui, les pouvoirs donnés à la Société du Grand Paris"remettent en cause les acquis fondamentaux des lois de décentralisation et sont contraires au principe constitutionnel d'autonomie des collectivités locales".


Les satisfaits

Officiellement, les choses vont beaucoup mieux entre Christian Blanc, secrétaire d'État au Développement de la Région Capitale et François Fillon. Le premier projet de C.Blanc a été retouché par l'exécutif la semaine dernière... Au bord du couac, les deux hommes  ont finalement trouvé un terrain d'entente. Ils parleront d'une seule voix en Conseil des ministres ce matin. 

Jean-François Lamour, du groupe UMP au Conseil de Paris,  se dit "totalement solidaire" du gouvernement. Il affirme qu'il n'y "aura en aucun cas une gestion centralisatrice et étatique".
 

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