[92] Epad: Jean Sarkozy jette l'éponge

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I AFP I 21/10/09

Surprise jeudi soir sur le plateau du JT de 20 heures de France 2, où le fils cadet du président de la République a, face à la contestation, annoncé qu'il renonçait à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad). Il en sera toutefois l'un des administrateurs.

 

Jean Sarkozy ne briguera pas la présidence de l'Epad le 4 décembre prochain. (Maxppp)

La pression aura donc été trop forte pour le jeune homme de 23 ans… Jeudi, à la surprise générale, et après deux semaines de vive polémique, Jean Sarkozy a annoncé face à David Pujadas, sur le plateau du 20 heures de France 2, qu'il refusait de briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad). Le fils cadet du président de la République ne devrait pas toutefois renoncer à en être l'un des dix-huit administrateurs. Son élection devrait être validée vendredi en séance publique de l'assemblée départementale des Hauts-de-Seine - séance pour laquelle plus de 200 journalistes français et étrangers se sont accrédités - mais en cas de succès, acquis d'avance, il ne portera pas sa candidature au scrutin du 4 décembre prochain, date à laquelle sera élu le successeur de Patrick Devedjian à la tête de l'Epad.

La voix posée, mais visiblement ému, Jean Sarkozy a expliqué avoir pris cette décision, qu'il qualifie de "difficile", "en (s)on âme et conscience", et sans intervention extérieure. Interrogé sur le fait de savoir si son Président de père a été partie prenante à un tel choix, le chef de la majorité départementale dans les Hauts-de-Seine a joué de la formule. "Si vous voulez savoir si cette décision a été prise avec le président de la République, la réponse est non. Avec mon père, la réponse est oui." Avec une certaine dose de franchise et face à la vague d'indignation qui, à gauche, dans l'opinion publique et même à droite, voyait du népotisme dans sa fulgurante ascension, Jean Sarkozy a avoué ne pas vouloir de "passe-droit ou de traitement de faveur". "Je ne veux d'une victoire entachée d'un tel soupçon", a-t-il ajouté, reconnaissant qu'il y avait "du vrai" dans les critiques qui lui étaient adressées, mais déplorant une "véritable campagne de manipulation et de désinformation" à son encontre. "Je ne cours pas après les titres et les honneurs", a conclu celui que ses détracteurs taxent de "dauphin", affirmant enfin que sa passion pour la politique, et "pour le suffrage universel", sortait "inaltérée" de cette turbulente affaire, "car inaltérable".


>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 22h33

Lefebvre: Jean Sarkozy a fait preuve de "maturité"

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé jeudi que Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, avait "fait preuve de maturité" en renonçant à briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad). "Je crois que les millions de Français qui l'ont écouté aujourd'hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu'il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat", a déclaré M. Lefebvre sur France 2. "Simplement, il ne voulait pas une candidature sur laquelle pèse le soupçon, et le soupçon de favoritisme", a ajouté M. Lefebvre, qualifiant la campagne qui a été menée de "pas ragoutante, c'est le moins que l'on puisse dire".



>NANTERRE, 22 oct 2009 (AFP) - 22h03

Epad: réactions de Fromantin, maire DVD de Neuilly, Marseille (NC) et Solère

- Jean-Christophe Fromantin, maire DVD de Neuilly-sur-Seine: "Les deux dernières semaines m'ont rappelé la campagne de (David) Martinon à Neuilly pendant les municipales de 2008". "Comme la candidature de David Martinon, celle de Jean Sarkozy n'avait pas de sens, il n'y avait pas de projet dans les débats. Il était temps d'arrêter ce cirque qui n'avait aucun sens, ni logique ni fondement". "Nous avons assisté à une polémique surréaliste. Tout s'est focalisé sur un homme, mais, critiques ou soutiens, personne n'a parlé du projet". (déclaration à l'AFP) - Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine (Nouveau Centre): "Ce candidat dont on disait qu'il était trop jeune, qu'il n'avait pas assez d'expérience, a donné là une belle preuve de maturité, en disant qu'il avait tiré des conséquences, et qu'il ne voulait pas voir la situation empirer". Il était face "à une interdiction médiatique d'être candidat". (déclaration à l'AFP) - Thierry Solère, vice-président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine et proche de Jean Sarkozy: "Il y a une partie de l'opinion publique, manipulée par l'opposition, qui réagissait mal à sa candidature à la présidence de l'Epad. Donc, il a fait preuve de maturité et de sa capacité à écouter l'opinion, et il a pris ses responsabilités". "Nous, conseillers généraux des Hauts-de-Seine avons fait confiance à Jean Sarkozy. Il est légitime, en tant qu'élu du département. Mais on a asisté depuis plus de dix jours à une campagne de dénigrement contre Jean Sarkozy". (déclaration à l'AFP).



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 21h23

"Grande maturité politique" de Jean Sarkozy (Apparu, tutelle de l'Epad)

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement et à l'urbanisme et à ce titre tutelle de l'Epad, a salué jeudi une "grande maturité politique" de Jean Sarkozy renonçant à la présidence de cet établisssement public. "C'est une décision courageuse qui fait preuve d'une grande maturité politique", a-t-il déclaré à l'AFP.



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 21h17

Jean Sarkozy renonce à l'Epad : nouvelles réactions politiques

Voici de nouvelles réactions à l'annonce par Jean Sarkozy sur France 2 qu'il ne briguerait pas la présidence de l'Epad le 4 décembre : - Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne : "L'avenir donnera raison à Jean Sarkozy dont l'attitude s'est révélée d'une dignité exceptionnelle face à la meute de ceux qui s'étaient engagés dans une odieuse et incroyable chasse à l'homme qui ne visait en fait que la personne du chef de l'Etat". (communiqué) - Noël Mamère, député Verts de Gironde : "Il était temps. Enfin le président de la République a atterri", "c'est une retraite en règle". "Les dégâts commençaient à être cotons dans sa propre majorité et dans l'opinion". C'était du "mépris pour tous les Mouloud, les Rachid qui cherchent du travail". (déclaration à l'AFP) - Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, se réjouit que Jean Sarkozy "n'hérite pas de l'Epad par héritage de son père", "ça a fait reculer un clan". Le fils du chef de l'Etat "pourra se consacrer à travailler sa deuxième année de droit". (déclaration à l'AFP) - Vincent Gazeilles, conseiller général (Verts) des Hauts-de-Seine : "Le choix de Jean Sarkozy est respectable. C'est une bonne nouvelle". "L'élan populaire a fait reculer Jean Sarkozy, mais c'est simplement un scandale en moins". (déclaration à l'AFP)

>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 20h58

Hortefeux: Jean Sarkozy a pris "une décision courageuse et d'apaisement"

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, a affirmé jeudi sur France2 que Jean Sarkozy, en renonçant à briguer la présidence de l'Epad, a pris "une décision courageuse et d'apaisement". C'est "une décision courageuse, d'apaisement" et c'est une démarche personnelle qui l'honore", a affirmé M. Hortefeux lors de l'émission "A vous de juger". Selon lui, "on ne pouvait imaginer" que la candidature du fils cadet du chef de l'Etat à la présidence du plus important quartier d'affaires d'Europe créerait "une polémique de cette nature". Il y a eu des "mensonges", du mépris, de l'arrogance et de la stupidité", a-t-il ajouté. Brice Hortefeux, qui est également le parrain de Jean Sarkozy, a également rappelé que "ce n'était en rien une nomination" mais une élection, à la tête de l'Epad.



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 20h58

Epad: le "cynisme" de Sarkozy ne "pouvait plus durer" (Marine Le Pen, FN)

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a affirmé jeudi que Nicolas Sarkozy avait compris que son "attitude de mépris et de cynisme" ne "pouvait plus durer", après l'annonce du renoncement de son fils au poste de président de l'Epad. "Je crois que Nicolas Sarkozy commence à se rendre compte que son attitude de mépris et de cynisme à l'égard de l'indignation légitime qui avait saisi le peuple ne pouvait plus durer", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Il recule sur la nomination de son fils. Cela démontre que quand les Français se font entendre, ils peuvent influer sur un pouvoir qui se prend pour monarchique", a ajouté la vice-présidente du FN.



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 20h57

Jean Sarkozy renonce à l'Epad : réactions politiques

Voici des réactions après l'annonce par Jean Sarkozy à France2 qu'il ne briguerait pas la présidence de l'Epad le 4 décembre prochain : - Gilles Carrez (rapporteur général UMP du Budget): "Au regard de toutes ses qualités, c'est une décision tout à fait sage" (déclaration à l'AFP) - Henri Emmanuelli (PS) : "Il a un accès de lucidité. Médicalement parlant, c'est rassurant. C'est une grave erreur qu'ils étaient en train de commettre". (déclaration à l'AFP) - Claude Bartolone (député PS, président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis): "C'est vraiment que la pression de l'opinion publique a dû être plus forte que ce que je ressentais. Dans la population, on sentait que cette caricature était devenue une caricature du système de Sarkozy père. C'est plutôt un recul stratégique. Il va falloir démontrer que c'est une simple posture et que c'est la politique cachée par tout ce système qu'il va falloir continuer à combattre". (déclaration à l'AFP) - Arnaud Montebourg, secrétaire national PS à la rénovation: "c'est un pouvoir, acculé, fragile qui renonce à commettre un acte abusif. C'est la preuve que les combats que nous menons dans tous les domaines peuvent conduire un gouvernement abusif à reculer" (déclaration à l'AFP) - Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche : "Nicolas Sarkozy a été trop loin, cette fois-ci il s'est fait prendre". C'est un "recul sur un acte d'autorité personnelle. C'est le système d'égocratie qui a subi sa première défaite". "Il est temps de tourner la page et de confier l'Epad à la personne la mieux qualifiée", c'est-à-dire le maire de Nanterre, Patrick Jarry (PCF). (déclaration à l'AFP) - Le collectif "Sauvons les riches" s'est félicité de la décision de Jean Sarkozy à qui il avait décerné un "diplôme de fils à papa". Jean Sarkozy "a pris conscience qu'il se trouvait dans l'impasse et qu'il ne devait pas suivre les pas de son père", "on a déjà sauvé quelqu'un!". La manifestation prévue par le collectif vendredi à 10h00 devant le Conseil général des Hauts-de-Seine est maintenue "pour fêter ça". (déclaration à l'AFP) - Le Mouvement des Jeunes Socialistes "se félicite du retrait de la candidature de Jean Sarkozy" face "au front d'indignation républicain, qui a enfin réussi à mettre à mal le régime sarkoziste des privilèges". "Le MJS avait lancé une campagne d'adoption des jeunes en recherche d'emplois auprès de Nicolas Sarkozy, et attend toujours les réponses du Président de la République pour faire face aux 25% de chômages chez les moins de 25 ans" (communiqué).



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 20h51

Hamon (PS): Nicolas Sarkozy a "reculé" sous la pression de l'indignation des Français

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a affirmé jeudi soir que le président Nicolas Sarkozy avait "reculé" sous la pression de "l'indignation" des Français et avait demandé à son fils Jean Sarkozy de "renoncer" à la présidence de l'Epad. "Le président de la République a reculé sous la pression de l'indignation populaire et d'une immense majorité des Français", a déclaré M. Hamon à l'AFP peu après l'annonce par Jean Sarkozy sur France 2 qu'il ne briguerait pas la présidence de l'Epad. "Le président de la République a demandé à son fils de renoncer à une fonction pour laquelle, manifestement, il n'était pas prêt" et relevait "du favoritisme évident", a ajouté le porte-parole. "C'est bien qu'il soit revenu sur terre" et "ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible¨, a insisté M. Hamon. Selon lui, "les arguments invoqués par l'UMP et par le président lui-même" pour défendre la candidature de Jean Sarkozy étaient en "totale contradiction avec les valeurs invoquées par le président de la République quand il parle de mérite, de travail et d'effort".



>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 20h46

Epad: L'UMP "salue le courage et l'abnégation de Jean Sarkozy"

Le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé a salué jeudi soir "le courage et l'abnégation de Jean Sarkozy" qui avait annoncé un peu plus tôt sur France 2 qu'il renonçait à briguer la présidence de l'Epad le 4 décembre. "Je salue son courage, son abnégation", a déclaré M. Paillé à l'AFP. "Je suis convaincu que les Français qui doutaient de sa valeur personnelle ont pu vérifier ce soir à travers ses propos son sens de l'intérêt général, sa stature et son talent", a ajouté le porte-parole adjoint.




>NANTERRE, 22 oct 2009 (AFP) - 20h23

Jean Sarkozy renonce à l'Epad : "une grande victoire" (Nadine Garcia, PCF)

L'annonce du renoncement de Jean Sarkozy au poste de président de l'Epad est "une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme", a déclaré jeudi à l'AFP la conseillère générale (PCF) des Hauts-de-Seine, Nadine Garcia. "Dans notre pays, personne ne peut accepter de tels actes de népotisme. Je suis ravie si la mobilisation peut conduire le président de la République et son fils à changer d'attitude", a-t-elle ajouté. Selon la conseillère générale de Nanterre, les nombreuses réactions qui ont accompagné cette candidature, "en France et à l'étranger", ont "tourné le pays en ridicule". Nadine Garcia maintient sa candidature à la tête de l'Epad: "je travaille à La Défense, ça serait la première fois qu'un salarié ferait partie du conseil d'administration".

Publié dans 92 - Hauts de Seine

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