[92] Epad: l'Etat pourrait s'abstenir de voter, selon Chatel

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I 16/10/09

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement (également ministre de l'Education), a indiqué dimanche que les fonctionnaires administrateurs de l'Epad pourraient ne pas participer à l'élection du président de cet établissement d'aménagement, posté brigué par Jean Sarkozy, cadet du chef de l'Etat.

Sur Europe 1, M. Chatel s'est vu proposer cette solution par le député socialiste Gaëtan Gorce, pour apaiser la vive polémique autour des ambitions du fils du président, assortie d'accusation de népotisme.

"J'observe", a répondu le ministre, "que dans le passé, il est arrivé que les représentants de l'Etat ne prennent pas part au vote de cette élection. Donc, par souci de clarté et de transparence, on peut très bien imaginer que les représentants de l'Etat ne participent pas au vote" du 4 décembre.

"Ca peut s'imaginer, ça s'est produit par le passé", a répété M. Chatel.

L'élection du successeur de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge, à la présidence de l'Epad, doit avoir lieu le 4 décembre.

Neuf fonctionnaires représentant 4 ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement) siègent à ce conseil d'administration, aux côtés de neuf représentants élus (1 Région IdF, 2 Hauts-de-Seine, 4 pour Paris, Nanterre, Puteaux, Courbevoie, 1 STIF, 1 Chambre de commerce).

L'Epad (Etablissement public pour l'Aménagement de la région de La Défense) gère le développement du grand quartier d'affaires à l'ouest de Paris (3 millions de m2, 1.200 sièges sociaux, 150.000 salariés, 854 millions d'euros d'investissements en 2008).

L'annonce que Jean Sarkozy briguait cette présidence a provoqué une tempête politico-médiatique, les critiques mettant en avant son jeune âge - 23 ans, et son inexepércience - il est en deuxième année de droit.

"La chasse à l'homme, ça suffit", a redit dimanche M. Chatel.

(Source AFP)

Publié dans 92 - Hauts de Seine

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