[92] Une élue de l'Epad appelle le parlement à défendre "l'intérêt général"

Publié le par Association Grand Paris

>PARIS, 22 oct 2009 (AFP) - 18h26

Une élue de l'Epad appelle le parlement à défendre "l'intérêt général"

La conseillère régionale PS d'Ile-de-France, Marie-Laure Meyer, représentant la Région à l'Epad, a appelé les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et de la Cour des comptes à défendre "l'intérêt général", menacé selon elle, à La Défense. Dans un courrier adressé aux présidents Beranrd Accoyer, Gérard Larcher et Philippe Séguin et au vice-président du Conseil d'Etat, dont l'AFP a eu copie, l'élue dénonce "les risques majeurs" que les décrets de fusion de l'Epad et de l'Epasa, "font peser sur la crédibilité de l'action publique". La Défense doit s'étendre au-delà de ses frontières actuelles (Puteaux, Courbevoie, Nanterre) via la fusion de l'Epad avec un autre établissement public, l'Epasa, qui chapeaute une partie de Nanterre. Les décrets liés à ce projet sont actuellement soumis pour avis aux collectivités locales concernées. Nanterre et Courbevoie se sont déjà prononcés contre. "La polémique actuelle sur la prochaine élection du président du CA de l'Epad (Jean Sarkozy, NDLR) n'est que le reflet d'une situation bien plus grave de gouvernance inadaptée et de gestion approximative", écrit l'élue qui dit s'exprimer en plein accord avec le président de la Région Jean-Paul Huchon. Selon elle, les modalités de la fusion "ne permettent pas d'imaginer réunies les conditions d'une amélioration de la situation dégradée actuelle". L'aménagement de La Défense doit "éviter la spéculation immobilière" et l'établissement public chargé de son aménagement "doit permettre un partenariat efficace" Etat-collectivités territoriales, écrit la conseillère régionale. "L'éventuelle fusion des deux établissements publics, le choix d'un périmètre, l'organisation d'une gouvernance favorisant la transparence des informations doivent-ils se décider à la hâte, avant même les arbitrages parlementaires en cours", s'interroge l'élue, dans une allusion aux débats sur le Grand Paris, la compétence et la fiscalité locales. "L'intérêt général ne se décrète pas", souligne Mme Meyer en appelant les présidents du Parlement et de la Cour des comptes à contribuer "à rétablir dans les Hauts-de-Seine une garantie de crédibilité républicaine".

Publié dans 92 - Hauts de Seine

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