Christian Blanc a foi en sa loi

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I 20 MINUTES I Créé le 29.10.09 à 07h20

Christian Blanc face à l'incrédulité des députés. Le secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région-capitale a défendu hier en commission le projet de loi du Grand Paris, qui doit être discuté à l'Assemblée dans trois semaines. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas : manque de vision d'ensemble, crainte des élus provinciaux d'être oubliés, absence de financement... Sur ce dernier point, le secrétaire d'Etat a promis que les « arbitrages seront faits » lorsque la loi passera devant la représentation nationale. Le financement de la double boucle de transport en métro automatique, évaluée à 21 milliards d'euros, sera assuré en partie par « des dotations en capital, un emprunt sur quarante ou cinquante ans et par la captation de tout ou partie de la valorisation foncière ».

Bref, Christian Blanc tourne complètement le dos au rapport du député (UMP) Gilles Carrez, qui avait proposé des pistes de financement. « Les recettes liées à la valorisation foncière et immobilière ne doivent pas faire illusion. Un montant d'un milliard d'euros constitue d'ici à 2025 un objectif ambitieux », indiquait pourtant le parlementaire. Le secrétaire d'Etat a précisé que le Syndicat des transports d'Ile-de-France se verrait confier la gestion de la double boucle, une fois celle-ci construite. Mais devrait payer des droits de passage à la société du Grand Paris qui la réalisera et dans laquelle l'Etat sera majoritaire. Quant à l'amélioration du réseau, Christian Blanc considère qu'elle n'est pas du ressort de l'Etat : « On ne va pas dire à tout le monde d'arriver avec ses sacs de riz ! » W

Alexandre Sulzer

Publié dans Actualité Grand Paris

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