Manifestation à Paris pour loger une mère de famille dans le cadre du Dalo

Publié le par Association Grand Paris

Trente personnes se sont rendues jeudi devant la préfecture d'Ile-de-France à Paris pour demander le respect d'une décision de justice, rendue il y a dix mois, sur le relogement d'une mère de famille dans le cadre du Droit au logement opposable (Dalo). Le 5 février, le tribunal administratif avait enjoint le préfet de région, préfet de Paris, "d'assurer le logement" de Khadija Elaouli, 50 ans, qui vit depuis 2002 dans une chambre d'hôtel avec deux de ses deux enfants, âgés de 19 et 18 ans. Cette décision avait été prise dans le cadre de la loi Dalo après le passage devant la commission de médiation, le 14 avril 2008, de Mme Elaouli, déclarée "prioritaire devant être relogée en urgence". Le tribunal avait accompagné sa décision d'une astreinte de 100 euros par jour à payer au Fonds d'aménagement urbain. Les manifestants se sont rassemblés, à l'appel des comités "Solidaires pour les droits" (ATD Quart Monde, d'Amnesty international et Secours catholique) devant la préfecture, 38 rue Barbet-de-Jouy (VIIe), bordée d'hôtels particuliers et de bâtiments administratifs en pierre de taille. Dans cette rue du très chic Faubourg Saint-Germain, une agence immobilière propose à l'achat un "pied à terre" de 61 m2 pour 620.000 euros. Kahdija Elaouli, divorcée après des "violences conjugales", montre la facture de sa chambre de 12 m2 dans un hôtel rue la Réunion (du XXe) : 2.356 euros par mois, dont elle règle 700 euros. Le Comité de suivi du Dalo a assuré la semaine dernière que ce droit "n'est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France", et "alerté le gouvernement sur le non-respect de la loi". Au cabinet du préfet de Paris, on assure que les services de la préfecture "ont toujours essayé de trouver un logement" de type F4 pour Mme Elaouli et ses deux enfants. Les services "sont soumis à deux types de contraintes" : la localisation souhaitée par la famille dans un certain nombre d'arrondissements et les ressources de la famille. "Nous sommes mobilisés sur ce dossier, comme sur tous ceux qui nécessitent une solution rapide et nous entendons bien appliquer la loi Dalo", affirme-t-on de même source.
AFP 04/11/09

Publié dans Logement - Immobilier

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