RATP: "le temps n'est pas vraiment à l'augmentation de salaires" (Woerth)

Publié le par Association Grand Paris

>PARIS, 10 nov 2009 (AFP) - 09h34

RATP: "le temps n'est pas vraiment à l'augmentation de salaires" (Woerth)

Le ministre du Budget Eric Woerth a estimé mardi sur Europe 1 que le temps n'était "pas vraiment à l'augmentation de salaires" à la RATP, regrettant "qu'on laisse sur le carreau autant de voyageurs", au deuxième jour de grève des conducteurs du RER B. Le trafic du RER B parisien était pour la deuxième journée consécutive perturbé mardi matin par une grève, avec deux trains sur trois en moyenne sur les tronçons exploités par la RATP et un train sur deux sur ceux gérés par la SNCF. Le trafic sur le RER A, fortement touché lui aussi lundi par une grève, était en revanche normal mardi matin. La RATP et la SNCF se partagent l'exploitation des deux lignes sur des tronçons différents, mais sont en train de passer à l'interopérabilité, c'est-à-dire qu'un seul conducteur, qu'il soit RATP ou SNCF, conduit sur toute la ligne. Interrogé sur l'une des revendications des conducteurs du RER A, qui demandent l'intégration dans le salaire d'une prime pour les conducteurs ayant dû être formés à conduire sur le tronçon SNCF, M. Woerth a estimé que "le temps n'est pas vraiment à l'augmentation des salaires de cette manière là". "On sort de la crise, c'est assez compliqué comme ça, mais à la direction de la RATP de juger quelles sont ses possibilités", a-t-il ajouté. "Je regrette simplement qu'on laisse sur le carreau autant de voyageurs", a déclaré le ministre, estimant qu'il fallait vite "dédommager les clients". M. Woerth a rappelé que "le service minimum, lorsque tout le monde est en grève, c'est sûr que ça a du mal à fonctionner, parce que le service minimum c'est un redéploiement des non-grévistes. Lorsque tout le monde est en grève, c'est plus compliqué", a-t-il reconnu. Mais "il a très bien fonctionné jusqu'à présent, notamment à la SNCF, c'est une remarquable réussite", a-t-il insisté. "Maintenant quand il y a un conflit de cette nature où quasiment tous les conducteurs sont en grève, il est difficile de l'appliquer puisqu'il n'y a pas de réquisitions", a-t-il ajouté. Selon lui, "Dominique Bussereau tirera les conclusions de cette grève".



>PARIS, 10 nov 2009 (AFP) - 08h02

Grève du RER: des bouchons correspondant à un jour normal en Ile-de-France

La circulation était dense mardi vers 07H30 sur les axes routiers menant à Paris mais les 155 km de bouchons enregistrés correspondent à la moyenne d'un jour normal, a assuré à l'AFP le Centre national d'information routière (Cnir). Le trafic est "difficile" à l'approche de Paris, notamment sur l'A6 depuis Fresnes ou sur l'A12 depuis Saint-Cyr-l'Ecole, assure le Cnir dans son dernier bulletin mais un porte-parole a assuré à l'AFP que les encombrements relevés étaient "comparables à un jour normal". Certains Franciliens auraient pu décider de prendre leur voiture mardi matin, le trafic du RER B parisien étant perturbé par une grève à la SNCF et à la RATP pour la deuxième journée consécutive. Le trafic sur le RER A, fortement touché lui aussi lundi par une grève, était en revanche normal mardi matin. Les syndicats grévistes (FO, CGT et Sud à la RATP et FO et Sud-Rail à la SNCF) dénoncent les conditions du passage à l'interopérabilité, c'est-à-dire la suppression du changement de conducteur en gare du Nord entre la SNCF et la RATP.



>PARIS, 10 nov 2009 (AFP) - 07h28

Grève sur le RER B : trafic perturbé avec un train sur deux

Le trafic du RER B parisien était pour la deuxième journée consécutive perturbé mardi matin par une grève à la SNCF et à la RATP avec un train sur deux en moyenne, a-t-on appris auprès des deux sociétés de transport. Le trafic sur le RER A, fortement touché lui aussi lundi par une grève, était en revanche normal mardi matin. La RATP, qui exploite la partie du RER B au sud de la gare du Nord, annonçait un train sur deux aux heures de pointe, et aucun trafic entre gare du Nord et Denfert-Rochereau, ce qui empêchait tout trafic entre le nord et le sud de l'agglomération parisienne via cet axe emprunté quotidiennement par quelque 800.000 personnes. Les lignes 4 et 6 du métro ont été renforcées. La SNCF, en charge de la partie nord (entre gare du Nord et Roissy-Charles-de-Gaulle ou Mitry-Claye), faisait également état d'un train sur deux et conseillait aux voyageurs désirant rejoindre Châtelet-Les Halles et Gare de Lyon d'emprunter le RER D. Les syndicats grévistes (FO, CGT et Sud à la RATP et FO et Sud-Rail à la SNCF) dénoncent les conditions du passage à l'interopérabilité, c'est-à-dire la suppression du changement de conducteur en gare du Nord entre la SNCF et la RATP.

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