Réforme territoriale : Xavier Bertrand s'engage à consulter les militants UMP

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LES ECHOS I 16/10/09

Le secrétaire général de l'UMP a assuré que le rythme des réformes ne ralentirait pas et s'est déclaré favorable au principe d'une contribution exceptionnelle de la part des banques.  

Invité ce dimanche de l'émission " 17 heures Politique " organisée par iTélé en partenariat avec " Les Echos ", Xavier Bertrand a cherché à minimiser l'impact des récentes controverses concernant la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad. " Tout sujet devient une polémique ", a-t-il déploré, mettant en cause le " monde médiatique " et accusant les socialistes d'être " toujours à l'affût ". Revenant sur les ambitions du fils du chef de l'Etat dans les Hauts-de-Seine, il a affirmé que " Jean Sarkozy n'est pas du genre à demander l'autorisation avant de pousser la porte ". Il a estimé que ce dernier " aura toujours à faire ses preuves plus que les autres ", mais que pour autant " les choses ne doivent pas lui être interdites ".

Le secrétaire général de l'UMP a souligné que, au delà des polémiques, les enjeux essentiels aux yeux des Français demeurent l'emploi, l'insécurité, l'immigration clandestine. " Ils n'ont pas oublié la crise, le reste ils l'entendent mais ce n'est pas leur priorité ", a-t-il observé. Tout en regrettant que " ceux qui ne se sont pas fait à l'élection de Nicolas Sarkozy cherchent à mettre les réformes en panne ", l'ex-ministre du Travail a écarté toute idée d'une " malédiction des deux ans " de mandat présidentiel. " Nous avons été élus en 2007 pour réformer pendant cinq ans et c'est ce que nous ferons ", a-t-il insisté. Affirmant que l'élargissement du RSA à certains jeunes ayant travaillé n'équivalait nullement à la création d'un " RSA Jeunes ", il a récusé toute concession à la " société d'assistanat ". S'affirmant " pas convaincu " par le principe d'une " cagnotte scolaire " destinée à inciter les élèves à assister aux cours, il a réclamé une évaluation de la loi de 2006 sur la suspension des allocations familiales aux parents en cas d'absentéisme de leurs enfants. " Si la loi n'est pas appliquée, il faut la changer ", a-t-il affirmé.

Xavier Bertrand a, par ailleurs, reconnu que la réforme des collectivités locales continuait de faire débat dans son parti, même si les élus étaient de plus en plus nombreux à la soutenir. Et il a annoncé que les militants de l'UMP seraient appelé à se prononcer sur le projet par la voie d'un vote interne. Il a indiqué, en outre, qu'aucune exception ne serait apportée au principe du bouclier fiscal. Tout en affichant son hostilité à l'idée d'un alourdissement du taux de l'impôt sur les sociétés pesant sur les banques, il a affirmé cependant qu'il n'était pas défavorable au principe une contribution exceptionnelle de leur part.

J-F.P., Les Echos

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