Mercredi 24 septembre 2008

PRESSE

METRO

24-09-2008

Le rééquilibrage Est-Ouest est au menu du schéma directeur voté demain...

Alors que le schéma di­recteur francilien (Sdrif) doit être adopté ce soir, le président (PS) du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a tenté hier une ultime opération séduction en rencontrant des chefs d’entreprise de Val d’Europe (Seine-et-Marne), dont le principal employeur, Euro Disney, pour défendre son plan d’aménagement à l’horizon 2030. “Le développement de l’Est francilien est inscrit dans le texte du Sdrif, assure le chef de l’exécutif régional. Val d’Europe résume nos priorités : on y construit 600 logements par an, soit 1% de l’objectif du Sdrif. On y favorise l’équilibre entrehabitat et emploi, les transports publics, la densification du bâti et le respect de l‘environnement.”

Consensus politique

“Le Sdrif est trop restrictif sur l’emploi et la croissance. A l’est, il faut développer un grand pôle d’affaires et une écopolis.”
Roger Karoutchi (UMP), chef de l’opposition régionale et adversaire du projet, hier.

Le site n’a pas été choisi au hasard : avec ses 23 000 habitants (contre 5 000 en 1989), et 50 000 emplois induits par la présence de l’entreprise américaine, il n’est pas seulement le royaume de Mickey. Il est aussi le fruit d’un partenariat public-privé à 6 milliards d’euros (600 millions d’investissement public) et d’un certain consensus politique entre les collectivités locales et l’Etat. “La fiscalité est un peu abondante, tempère Dominique Cocquet, directeur général adjoint au développement chez Euro Disney. Mais, avec 3 milliards d’euros de TVA, il y a un vrai retour sur investissement.”

Seule inquiétude chez Disney : “Face à Paris et la Défense, l’Est doit rester un territoire de grands projets. On le sent dans le texte du Sdrif, mais pas forcément sur le terrain. Pour cela, il faut un consensus entre l’Etat et la Région.” Val d’Europe suscite en tout cas un intérêt unanime : dans quelques jours, c’est Roger Karoutchi, chef de file UMP de l’opposition régionale, qui se rendra à la rencontre des chefs d’entreprise.

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Samedi 16 août 2008

PRESSE

18/07/2008

Le président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon a qualifié le 18 juillet de "mauvais coup" le nouveau dispositif envisagé par l'Etat pour imposer ses projets en Ile-de-France. Selon un article de l'avant-projet de loi Grenelle 2, l'Etat pourrait décider la réalisation de projets d'intérêts généraux (PIG) en Ile-de-France, lui permettant de contourner le schéma directeur d'aménagement de la région (SDRIF), qui doit être adopté le 25 septembre.
"Devant l'impossibilité pour l'Etat, juridiquement, de s'opposer au SDRIF, comme je l'avais dit, et devant l'unanimité de la commission d'enquête, l'idée a dû venir à certains technocrates de percer des trous dans le SDRIF, de jouer au poinçonneur des Lilas dans notre schéma", a déclaré Jean-Paul Huchon.

Il s'agirait pour l'Etat de "découper à l'intérieur du SDRIF des territoires ou des tranches dans lesquelles l'Etat reprendrait la main", estime-t-il. Il vient d'envoyer la version finale du SDRIF élaborée par la région au secrétaire d'Etat chargé du développement de la région-capitale Christian Blanc. L'Etat a jusqu'au 1er septembre pour proposer des modifications.
"J'ai eu l'occasion d'expliquer à Jean-Louis Borloo (ministre de l'Ecologie, ndlr) que ceci nous paraissait être un mauvais coup", a-t-il affirmé à propos des projets d'intérêts généraux. "L'idée de découper des petits PIG à l'intérieur du grand SDRIF est une idée assez autoritaire", a-t-il dit. Le conseil régional "est disponible pour travailler avec l'Etat d'ici septembre", a-t-il ajouté. Le nouveau schéma directeur doit être approuvé par décret en conseil d'Etat.
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Samedi 5 juillet 2008
PRESSE

Coulisses
par Sibylle Vincendon
LIBERATION QUOTIDIEN : mercredi 2 juillet 2008
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Le souci d’aménager la métropole parisienne, le Grand Paris, est tout neuf, mais certains projets, eux, traînent depuis longtemps dans les tiroirs. La liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express, entre l’aéroport et la gare de l’Est, à Paris, est l’un de ceux-là, «un serpent de mer», a asséné hier Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie. «A un moment, il faut trancher», a renchéri Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. On n’en est pas là, mais une étape est franchie. Le gouvernement va en effet commencer à négocier avec un groupement dirigé par Vinci, le seul en fait qui soit encore candidat à la construction et à l’exploitation de cette nouvelle ligne entièrement sur fonds privés. Si les négociations aboutissent, l’Etat pourrait conclure avec Vinci pour une ouverture vers 2015. C’est un «feu vert de principe, je dis bien de principe», a martelé Jean-Louis Borloo, histoire de souligner que la solitude du candidat n’en faisait pas obligatoirement le gagnant de la compétition. Il a aussi affirmé que la remise à niveau du RER B, l’actuelle desserte étant à bout de souffle, serait réalisée avant. A ces préalables, s’ajoute une incertitude : l’impact que pourraient avoir les plans de Christian Blanc, le secrétaire d’Etat à la Région capitale. Il mènera la négociation avec Vinci, tout en réfléchissant à d’autres hypothèses. Dont peut-être une liaison entre l’aéroport et le quartier d’affaires de La Défense.

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