Gouvernance & Démocratie locale

Mardi 28 avril 2009
PRESSE

LES ECHOS [ 28/04/09  ]

La région capitale accuse le plus faible taux d'intercommunalité de tout l'Hexagone. La petite couronne commence à peine à rattraper son retard.

L'Ile-de-France a le plus faible taux d'intercommunalité des régions métropolitaines avec seulement 49 % de la population et 68 % des communes concernées. La ville de Paris fait toujours figure de grande absente et les communes de la petite couronne peinent à s'organiser autour de centres évidents. Leur forte densité et la présence de nombreux syndicats (le STIF pour les transports, le Siaap pour l'assainissement...) n'ont pas poussé les municipalités à aller plus loin dans la coopération. L'idée d'avoir à partager les recettes de la taxe professionnelle (TP) avec ses voisines moins fortunées en rebute en plus d'une, en petite couronne notamment, où les rivalités politiques, plus exacerbées, ont fait le reste.

Aujourd'hui, l'Ile-de-France compte un peu plus d'une centaine de structures communautaires, qui se sont d'abord développées en grande couronne. Aux portes de Paris, leur essor est plus récent et remonte au début des années 2000. Mais de nombreux rapports ont critiqué l'émergence de « communautés d'aubaine », créées pour bénéficier des dotations financières de l'Etat, comme celles du Bourget-Drancy, de Châtillon-Montrouge ou de Nogent-Le Perreux. A l'inverse, d'autres sont porteuses d'une véritable intercommunalité de projet, comme celles de Plaine Commune, du Val de Bièvre ou des Hauts de Bièvre. Des intercommunalités géantes, dans les Hauts-de-Seine (Arc de Seine - Val-de-Seine) ou en Seine-Saint-Denis, sont en passe de voir le jour.

I. F., Les Echos
Par Grand Paris
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Lundi 4 mai 2009
PRESSE
LE MONDE | 04.05.09

Le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a signé, jeudi 30 avril, l'arrêté de création de Paris Métropole, un syndicat mixte d'études initié, en juin 2008, par le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, un petit groupe de maires de banlieue et la région.

Pour M. Delanoë, cette structure pourrait se voir déléguer, à terme, des compétences en matière d'urbanisme, de logement, de transports et permettre une solidarité fiscale plus forte entre les collectivités de l'agglomération francilienne.

Nicolas Sarkozy a reconnu, mercredi 29 avril, en présentant ses projets pour le Grand Paris, l'intérêt de Paris Métropole, indiquant qu'il pourrait être le point de départ d'une future "agora" des élus d'Ile-de-France. Le syndicat a déjà reçu la demande d'adhésion de 95 collectivités, sur les 174 incluses dans son périmètre. Les Hauts-de-Seine devraient adhérer à l'automne. Le président de Paris Métropole sera élu, en juin, pour un mandat d'un an. La Mairie de Paris souhaite que ce soit un élu de gauche, mais M. Delanoë a indiqué qu'il n'était pas candidat.

Béatrice Jérôme

AFP
04/05/2009

Création du syndicat Paris Métropole


  

 

Le préfet de Paris a pris jeudi l'arrêté de création de Paris Métropole, un syndicat mixte d'étude qui réunit pour le moment 87 collectivités territoriales de la région capitale, a annoncé lundi dans un communiqué la ville de Paris.

"Le préfet de Paris a pris le 30 avril 2009 l'arrêté de création de Paris Métropole, syndicat mixte d'étude qui réunit d'ores et déjà 87 collectivités de la métropole", indique le communiqué, qui ajoute que la séance d'installation de Paris Métropole se déroulera en juin à Clichy-sous-Bois.

La première séance du comité syndical portera sur l'élection du bureau de Paris Métropole, de son président et de ses vice-présidents, ainsi que sur son calendrier de travail.

Des groupes de travail ont été mis en place sur quatre thèmes: logement, déplacements, projets métropolitain, développement et solidarité des territoires, précise le communiqué.

Paris-Métropole est constituée de 61 communes, de droite comme Neuilly-sur-Seine ou de gauche comme Paris, six départements, une région (l'Ile-de-France) et 19 communautés d'agglomération.

Ses statuts prévoient que son président change tous les ans, en fonction de la diversité de ses membres et qu'au sein du bureau soit désigné un nombre équilibré de vices-présidents. Les décisions seront prises à la majorité des deux tiers. Le vote s'effectuera par collèges pour les décisions importantes.

Ces statuts avaient été adoptés en février. Depuis, les adhérents attendaient la signature du préfet, qui est intervenue le 30 avril, au lendemain des annonces du président Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris.

Issu de la conférence métropolitaine lancée en juillet 2006 par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Paris Métropole doit devenir une structure pour entreprendre et gérer "les politiques à l'échelle métropolitaine".

Il était apparu comme un concurrent au projet de Grand Paris du secrétaire d'Etat chargé du développement de la région-capitale Christian Blanc ou à la proposition du comité Balladur, qui avait envisagé de fusionner la capitale avec ses départements limitrophes.

Dans son discours sur le Grand Paris la semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait annoncé des "états généraux du Grand Paris" au début 2010.

"Le Grand Paris, c'est un projet qui n'appartient pas à un parti, qui n'appartient pas à un camp mais qui concerne tout le monde et qui appartient à tout le monde. Tout le monde, c'est tous les élus, c'est tous les maires que je souhaite voir réunis dans une Agora du Grand Paris, en partant de ce que vous avez imaginé, monsieur le maire de Paris, avec Paris-Métropole", avait-il lancé à Bertrand Delanoë.


Par Association Grand Paris
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Mardi 5 mai 2009
PRESSE
Paris Métropole - 5 mai 2009
Communiqué de presse


Le préfet de région, Daniel Canépa, a signé le 30 avril l’arrêté de création du syndicat mixte d’études Paris Métropole au sein duquel « travailleront en commun les élus de nombreuses collectivités de l’agglomération parisienne, assurant un pluralisme à la fois politique et structurel » explique Philippe Laurent, maire de Sceaux et membre fondateur du syndicat.
C’est également l’occasion pour le maire de Sceaux de se féliciter des engagements pris par le chef de l’Etat la semaine dernière lors du discours prononcé au palais de Chaillot pour l’inauguration de l’exposition des travaux issus de la consultation internationale « le Grand Pari de l’agglomération parisienne ». Philippe Laurent souligne en effet l’importance et la nécessité de la complémentarité des grands projets de transports envisagés par la Région et par l’Etat. De la même manière, « l’effort à poursuivre dans le domaine de la construction de logements, comme celui du renforcement de l’attractivité économique, est nécessaire. Il eût été absurde que ces enjeux aient fait l’objet de débats partisans », poursuit-il.
En écho à l’invite présidentielle de constituer une « agora » des élus franciliens, Philippe Laurent souhaite rappeler que « c’est tout le sens du travail qui a démarré avec les réunions de la Conférence métropolitaine avant que celle-ci ne cède la place à Paris Métropole. Nous n’avons pas attendu pour nous mettre à pied d’oeuvre, conscients du rôle crucial des élus locaux - et notamment des maires –, dont la tâche est de répondre quotidiennement aux attentes de la population ».
Le maire de Sceaux exprime par ailleurs un regret : « l’enjeu de la gouvernance brille par son absence. Nicolas Sarkozy a en effet relégué cette question à nos successeurs. Or, si l’on veut relever le défi de la répartition des richesses et de leur mutualisation qui, seules, permettront une véritable cohésion territoriale et la mise en oeuvre d’une réelle solidarité, il faudra assurément savoir, et rapidement, qui pilote », explique Philippe Laurent. « A défaut, les élus territoriaux perdront toute possibilité de participer réellement aux décisions qui concernent la métropole. »

AFP

Intercommunalité - 05/05/2009


Ile-de-France. Création du syndicat Paris Métropole


"Le préfet de Paris a pris le 30 avril 2009 l'arrêté de création de Paris Métropole, syndicat mixte d'étude qui réunit d'ores et déjà 87 collectivités de la métropole", a annoncé le 4 mai la ville de Paris, qui ajoute que la séance d'installation de Paris Métropole se déroulera en juin à Clichy-sous-Bois.

La première séance du comité syndical portera sur l'élection du bureau de Paris Métropole, de son président et de ses vice-présidents, ainsi que sur son calendrier de travail. Des groupes de travail ont été mis en place sur quatre thèmes : logement, déplacements, projets métropolitain, développement et solidarité des territoires, précise le communiqué.
Paris-Métropole est constituée de 61 communes, de droite comme Neuilly-sur-Seine ou de gauche comme Paris, six départements, une région (Ile-de-France) et 19 communautés d'agglomération.

Ses statuts prévoient que son président change tous les ans, en fonction de la diversité de ses membres et qu'au sein du bureau soit désigné un nombre équilibré de vice-présidents. Les décisions seront prises à la majorité des deux tiers. Le vote s'effectuera par collèges pour les décisions importantes.
Depuis l’adoption de ces statuts en février dernier, les adhérents attendaient la signature du préfet, qui est intervenue le 30 avril, au lendemain des annonces du président Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris.

Concurrent du Grand Paris
Issu de la conférence métropolitaine lancée en juillet 2006 par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Paris Métropole doit devenir une structure pour entreprendre et gérer "les politiques à l'échelle métropolitaine".
Il était apparu comme un concurrent au projet de Grand Paris du secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale Christian Blanc ou à la proposition du comité Balladur, qui avait envisagé de fusionner la capitale avec ses départements limitrophes.

"Le Grand Paris, c'est un projet qui n'appartient pas à un parti, qui n'appartient pas à un camp mais qui concerne tout le monde et qui appartient à tout le monde. Tout le monde, c'est tous les élus, c'est tous les maires que je souhaite voir réunis dans une agora du Grand Paris, en partant de ce que vous avez imaginé, monsieur le maire de Paris, avec Paris Métropole", avait lancé Nicolas Sarkozy le 29 avril à Bertrand Delanoë.

AFP

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Lundi 11 mai 2009

PRESSE

AFP >PARIS, 11 mai 2009 - 13h53

Séance d'installation de Paris Métropole le 10 juin à Clichy-sous-Bois

Paris Métropole, syndicat mixte réunissant pour le moment 87 collectivités de la région parisienne, sera installé le 10 juin à Clichy-sous-Bois (Seine Saint-Denis), a annoncé lundi Pierre Mansat (PCF), adjoint au maire de Paris chargé des relations avec les collectivités territoriales.

Cette réunion permettra d'élire les membres du bureau du Syndicat, ses vice-présidents et son président, a précisé M. Mansat devant la presse, à l'issue d'une réunion du secrétariat de Paris Métropole. "Il s'agit de désigner une équipe collective et représentative de la diversité géographique", a-t-il dit.


Par ailleurs, la feuille de route du syndicat est en cours de rédaction autour de quatre thématiques: le logement, les déplacements, les projets métropolitains, le développement et la solidarité des territoires. La séance du 10 juin va par ailleurs entamer un travail sur la modification des statuts, comme les membres du syndicat s'y étaient engagés avec les élus de la majorité présidentielle, a ajouté M. Mansat. Dans tous les cas, quelle que soit sa taille, chaque collectivité comptera pour une voix. Paris Métropole est constitué de 61 communes, de droite comme de gauche, six départements, une région (l'Ile-de-France) et 19 communautés d'agglomération. Ses statuts prévoient que son président change tous les ans et qu'il ait un nombre "équilibré", notamment politiquement, de vice-présidents. Issu de la conférence métropolitaine lancée en juillet 2006 par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Paris Métropole était apparu comme un concurrent au projet de Grand Paris du secrétaire d'Etat chargé du développement de la région-capitale Christian Blanc, ou à la proposition du comité Balladur qui avait envisagé de fusionner la capitale avec ses départements limitrophes. Dans son discours sur le Grand Paris le 29 avril, Nicolas Sarkozy avait souligné l'intérêt de Paris Métropole. Le lendemain, le préfet de Paris prenait l'arrêté de création du syndicat mixte.

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Samedi 16 mai 2009
PRESSE
LES ECHOS 12/05/09

Validé par l'Etat au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris, le syndicat d'études tiendra sa séance d'installation en juin à Clichy-sous-Bois. Un lieu symbolique pour lancer une structure inédite.

C'est dans un lieu très symbolique que se tiendra le 10 juin la séance d'installation du syndicat mixte
ouvert d'études Paris Métropole, ont annoncé hier les élus du secrétariat de la conférence métropolitaine, cette
initiative lancée en 2006 par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dont est issu le syndicat. Ils étaient
réunis pour la première fois après la signature de l'arrêté de création du syndicat le 30 avril par le préfet de la
région I1e-de-France, Daniel Canepa, au lendemain du discours du chef de l'Etat sur le Grand Paris. Ce dernier
avait en quelque sorte validé Paris Métropole en appelant de ses voeux
une « agora des élus ». Le syndicat verra donc officiellement le jour à Clichy-sous-Bois, d'où étaient parties
les émeutes de novembre 2005. Et le lieu fait apparemment consensus à gauche comme à droite, ainsi qu'ont
voulu le montrer hier les élus. « C'est un endroit qui, avec Montfermeil, fait partie des territoires identifiés par le président de la République comme un territoire de projets, à désenclaver », a rappelé le maire UMP de Nogent-sur-Marne, Jacques J. P. Martin.

La séance de juin permettra d'élire les membres du bureau (avec le principe d'un adhérent, une voix), ses vice-présidents et son président. Bertrand Delanoë ne sera pas candidat mais « probablement volontaire pour être vice-président », selon son adjoint Pierre Mansat. Parmi les postulants figurent Philippe Laurent, maire (sans étiquette) de Sceaux, Patrick Braouezec, président (PCF) de la communauté d'agglomération Plaine Commune. Daniel Guiraud et Claude Dilain, maires (PS) des Lilas et de Clichysous- Bois pourraient aussi tenter leur chance.

Recherche de consensus Paris Métropole se concentrera sur quatre thématiques: « le logement », « le développement économique et la solidarité financière et fiscale », « les projets métropolitains » et « les déplacements ». La réunion constitutive verra aussi la modification des statuts sur la sortie du syndicat, comme le demandaient les élus de la majorité présidentielle. Paris Métropole comprend déjà 87 membres (dont 61 communes, 19 EPC1, les 6 départements de gauche d'I1e-de-France ainsi que la région), très majoritairement à gauche. Plusieurs collectivités de droite - dont les Hauts-de-Seine -, jusqu'à présent assez rétives, devraient rapidement intégrer le syndicat. «
Nous sommes un syndicat d'études mais d'abord un lieu de dialogue politique ouvert à tous };, a martelé Pierre Mansat. « Paris Métropole doit faire en sorte que les choses avancent grâce au consensus le plus large chez les élus locaux, il n'y aura pas un projet Paris Métropole contre un autre, il faut associer le maximum d'élus et l'Etat », a rassuré pour sa part Philippe Laurent. « Le fait d'avoir renvoyé à plùs tard le problème de la gouvernance va nous permettre de nous concentrer sur les projets, sans enjeux de pouvoir », veut croire Jacques 1. P. Martin. Un jugement qui risque de s'effriter à l'approche des régionales.

ISABELLE FICEK
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Samedi 16 mai 2009
PRESSE
LA GAZETTE 11/05/09

Un tempo qui ne doit rien au hasard. Le29 avril,àla Cité del'architecture et du patrimoine, Nicolas Sarkozy apporte son onction à Paris métropole (lire «La Gazette» du 4 mai, p.16). Le 30, le préfet de la région Ile-de- France, Daniel Canepa, peut prendre l'arrêté de création du syndicat mixte d'études ouvert.
L'Etat, in fine, donne le «la». Ultime paradoxe, pour une longue marche initiée, menée et popularisée par les élus locaux au premier rang desquels les maires. 87 collectivités intégreront l'instance. La séance d'installation de Paris métropole se déroulera fort symboliquement à Clichy-sous-Bois.

Groupes de travail. Le théâtre des premiers «incendies» de banlieue
en octobre 2005, situé à 90 minutes en transports de Paris, devrait être raccordé par le métro du futur dessiné
par le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, Christian Blanc.Lesdéplacements, à l'instar du logement, des projets métropolitains et du développement et de la solidarité feront, dans les prochains mois, l'objet d'un groupe de travail au sein du syndicat. Philippe Laurent, maire (divers droite) de Sceaux (Hauts-de-Seine) salue la démarche. Mais exprime «un regret »: «Nicolas Sarkozy a relégué l'enjeu de la gouvernance à nos successeurs.
Or, si l'on veut relever le défi de la répartition des richesses, il faudra assurément savoir et, rapidement, qui pilote.» Jean-Baptiste Forray

Paris métropole Les élus prévenus en dernier


 Les élus franciliens ont été très surpris d'apprendre, le 4 mai dans «Le Monde », que le préfet de la région Ile-de- France avait, enfin, pris l'arrêté de création du syndicat mixte d'études ouvert. Ils ont même été d'autant plus marris que l'acte datait du 30 avril, soit quatre jours auparavant.
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Mercredi 20 mai 2009

PRESSE

AFP 20/05/09

Le "Grand Paris" de la police devrait voir le jour cet été

Le projet de décret créant le "Grand Paris" de la police et plaçant sous l'autorité du préfet de police de la capitale la sécurité de Paris et de ses trois départements limitrophes "est prêt et à l'étude" en vue de sa signature cet été, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. C'est un chantier lancé par le président de la République Nicolas Sarkozy qui a été "activé après des incidents liés à des violences urbaines ou des manifestations dans la capitale", ont ajouté ces sources policières et proches du dossier, précisant que ce décret "sera signé cet été". Dans une lettre à la ministre de l'Intérieur en date du 21 avril, que l'AFP a pu consulter, le président Sarkozy et le Premier ministre François Fillon lui demandent "dans la logique du projet de Grand Paris" de "mettre en place dès que possible une direction interdépartementale de la Sécurité publique, placée sous l'autorité du préfet de police (de la capitale), qui aura compétence pour Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne", les départements de la petite couronne. De la sorte, le préfet de police "exercera un commandement fonctionnel sur les effectifs départementaux", ce qui n'est pas le cas actuellement, avec la "responsabilité de la sécurité non seulement sur Paris, mais aussi sur la petite couronne". Selon les sources proches du dossier et policières, il s'agit de "mieux coordonner" l'action de quelque 20.000 policiers de Paris et des trois départements de la petite couronne afin d'être "mieux réactif" face à des violences urbaines ou des manifestations à risques à Paris où des incidents sont parfois le fait, selon la police, de bandes venues de la région parisienne. Un projet de décret en date du 28 avril, que l'AFP a pu consulter dans ses grandes lignes, est actuellement à l'étude et le décret final sera "rapidement finalisé", ont précisé ces sources.

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Vendredi 22 mai 2009
PRESSE
COMMUNIQUE DE L'ADCF (l'association des élus de l'intercommunalité)
http://www.adcf.org/

Résolution adoptée à l’issue de la 6ème journée des présidents d’agglomération

En ce moment décisif de préparation de la réforme des collectivités locales, les présidents
d’agglomération rappellent l’importance des progrès accomplis par le « fait intercommunal
urbain » en l’espace d’une décennie (depuis la loi du 12 juillet 1999 dite
« Chevènement »). Ils demandent une nouvelle étape de ce processus et le renforcement
des autorités publiques territoriales les plus en mesure de répondre aux défis urbains du
XXIème siècle.

La réussite des différents chantiers du Grenelle l’environnement (transports collectifs,
assainissement, maîtrise de l’urbanisation, rénovation thermique des bâtiments, plans
climat territoriaux), la redynamisation et l’attractivité économique de nos territoires
comme la réponse à la crise du logement et aux fractures urbaines persistantes sont autant
d’enjeux qui imposent de renforcer les capacités d’action, juridiques et financières, de
nos agglomérations.

1. Satisfaits des premières orientations débattues avec le gouvernement, les présidents
d’agglomération partagent les objectifs :

- de l’amélioration de la carte actuelle de l’intercommunalité et de son achèvement
rapide au cours de ce mandat,
- de l’introduction d’un mécanisme de désignation directe des élus communautaires
lors des prochaines élections municipales (à travers leur claire identification sur les
listes électorales),
- de mutualisation des services communautaires et communaux, gage d’une plus
grande efficience des services publics locaux,
- de poursuite de l’effort d’intégration institutionnelle des agglomérations,
- de renforcement des compétences communautaires dans les domaines stratégiques
de l’urbanisme, de la gestion des mobilités, de l’intervention foncière, du logement
et de la rénovation urbaine…
Premiers concernés par les impacts de la suppression annoncée de 80% de l’assiette de la
taxe professionnelle, les présidents d’agglomération demandent que soit rapidement défini
un nouvel impôt économique local garantissant la pérennité du lien entre entreprises et
territoires et l’intéressement des intercommunalités aux retombées de la croissance. Elles
réaffirment leur demande d’une taxe assise sur la valeur ajoutée aux côtés des impôts
fonciers assis sur les activités économiques.
Au nom d’une bonne application du principe de subsidiarité, les agglomérations souhaitent
disposer d’une capacité d’appel de compétences actuellement exercées à des échelons
supérieurs. Elles souhaitent disposer d’un « droit d’appel unilatéral » dans certains
domaines (voirie, action sociale, équipements, environnement, aides économiques…) afin :
- d’accroître la cohérence et la simplification des politiques publiques,
- de consacrer une notion de « chef de file » restée à ce jour sans application.

2. Les présidents d’agglomération ont également manifesté leur intérêt pour la création
législative d’un nouveau statut de « collectivité métropolitaine » vers lequel pourraient
tendre des agglomérations candidates.

Ce nouveau statut pourrait être inspiré des propositions formulées par le comité de
réforme des collectivités locales. Les représentants des agglomérations françaises
demandent au demeurant que ce nouveau statut :
- demeure optionnel et non imposé,
- soit ouvert à un panel suffisamment large d’agglomérations,
- soit soumis à la délibération des assemblées communautaires selon des règles de
majorité qualifiée à définir.
Ce nouveau statut, de nature expérimentale, pourrait notamment se traduire par :
- la dévolution de nouvelles compétences et de prérogatives réglementaires,
- des modalités d’intégration fiscale plus ambitieuses et des solidarités financières
renforcées,
- des concours de l’Etat globalisés (DGF « territoriale ») et bonifiés,
- d’un nouveau modèle de gouvernance (assis sur une élection directe de son
exécutif)

3. Par-delà leurs préoccupations institutionnelles, les présidents d’agglomération
rappellent enfin l’importance majeure des coopérations « inter-territoriales » au sein des
grandes aires urbaines et des conurbations les plus complexes.

Ils appellent à une relance active des politiques d’aménagement du territoire appuyées sur
ces rapprochements nécessaires entre territoires. Ils demandent :
- le développement d’outils de coordination souples, adaptés à la maîtrise du
phénomène de métropolisation,
- le renforcement de leur association aux schémas régionaux (ou départementaux) de
planification.
Par Association Grand Paris
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Vendredi 22 mai 2009
PRESSE
LA GAZETTE Aménagement du territoire - 11/05/2009



Les représentants des 90 collectivités et intercommunalités trancheront, le 10 juin 2009, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Mais à un petit mois de la séance officielle d’installation du syndicat mixte d’études ouvert, un consensus semble se dégager. Tous les membres du secrétariat permanent de la conférence métropolitaine, réunis le 11 mai 2009 à l’hôtel de ville de Paris, souhaitent porter un maire à la tête de la future instance. Il ne s’appellera pas Bertrand Delanoë (PS). «Nous n’aurons pas de candidat à la présidence. Le maire de Paris sera sans doute volontaire pour être vice-président», précise Pierre Mansat, son adjoint (PCF) en charge de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France.
Qui, alors ? «Ce sera sans doute un maire de la première couronne (NDLR : composée des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne), pas forcément très connu, confie un membre du secrétariat permanent de la conférence métropolitaine. Chacun se méfie d’une récupération par les appareils politiques».

«Assemblée des égaux»
«Nous sommes l’assemblée des égaux» clame, en écho, Daniel Breuiller, maire (divers gauche) d’Arcueil (Val-de-Marne). «L’agora du Grand Paris que le président de la République appelle de ses vœux», renchérit le maire (Nouveau Centre) de Vincennes, Laurent Lafon. «Le fait que Nicolas Sarkozy ait renvoyé à plus tard les problèmes de gouvernance nous permet de construire quelque chose en dehors des luttes de pouvoir», se réjouit Jacques J-P Martin, maire (UMP) de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).
Edouard Balladur, président du comité pour la réforme des collectivités locales, ne partage cet avis. «Si les communes ne s’organisent pas, cela accroîtra le pouvoir et la tutelle de l’Etat», a-t-il mis en garde, le 7 mai au Sénat, lors de la journée des présidents d’agglomération organisée par l’Assemblée des communautés de France (ADCF). Après avoir prôné ces dernières semaines la fusion des quatre conseils généraux et des intercommunalités du cœur de l’agglomération puis une communauté urbaine, l’ancien premier ministre a évoqué, «à titre personnel» une autre voie : «Une entente interdépartementale à laquelle seraient attribuées certaines compétences de l’Etat, des communes et des départements pour gérer les services d’intérêt commun».

Jean-Baptiste Forray

Par Association Grand Paris
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Lundi 1 juin 2009
PRESSE
JDD 13/05/09
Par Charlotte LANGRAND


Son créateur n'en revient pas lui-même: mardi, la fête des Voisins soufflera ses 10 bougies. Voilà donc une décennie qu'une fois par an les habitants d'un même immeuble sortent tables, chaises et assiettes en carton dans leur hall ou leur cour pour fraterniser autour d'un buffet et partager quelques verres.

Le 26 mai, 8,5 millions de personnes (dont 6,5 millions en France) devraient à nouveau participer à cet "antidote à l'individualisme et au repli sur soi", selon les termes d'Atanase Périfan, géniteur de cette fête qui, au départ, suscitait davantage la douce moquerie que l'engouement. "Je passais pour un véritable Martien! se souvient ce père de quatre enfants, entrepreneur social le jour, militant associatif le soir et adjoint au maire du 17e arrondissement chargé de la solidarité, de la famille et de la proximité. Aujourd'hui, les gens et les élus connaissent l'événement ; le regard des gens sur leurs voisins est en train de changer. Je suis halluciné d'être arrivé à cet anniversaire."

D'hexagonale, la fête est devenue européenne puis a fait des émules plus loin encore. Atanase s'est peu à peu transformé en VRP international. Il revient tout juste de Chypre où la fête sera lancée cette année. Il a fait le déplacement jusqu'à Tokyo l'année dernière, ainsi qu'à Taïwan. Et a rendez-vous au Canada le 3 juin prochain. Vingt-neuf pays en tout et plus de 1 000 mairies européennes et bailleurs sociaux sont aujourd'hui ralliés à la "cause" des voisins. "Au Creusot, à Marseille, à Lisbonne... nous avons tous les mêmes problèmes relationnels, quelle que soit notre culture, constate-t-il. Cette fête est un simple outil de mise en relation. On a tous besoin d'un prétexte pour se parler, pour faire sortir ce gisement de générosité qui existe en chacun de nous."

Même la crise économique, qui incite au repli sur soi, n'entame pas l'enthousiasme de ce quadragénaire hyperactif. "Les difficultés actuelles ont révélé une crise de sens qui prouve que nous avons besoin des autres, Les relations avec les voisins sont très 'durables': on peut partager un abonnement Wi-Fi, faire garder ses enfants ou mutualiser des outils... On se rend des services très utiles qui aident et valorisent les gens."

Atanase Périfan vient de créer "Voisins solidaires"

Atanase Périfan n'a d'ailleurs pas l'intention de s'arrêter là. Il profite des 10 ans de l'événement pour développer le concept et rêve de transformer l'année entière en une fête des voisins permanente ! Il vient de créer "Voisins solidaires", un programme conçu en partenariat avec le ministère du Logement, ainsi que des mairies, des bailleurs sociaux et des associations. Chaque voisin peut donc devenir "solidaire" en s'inscrivant en mairie ou sur voisinssolidaires.fr afin de développer un réseau d'entraide chez lui. L'immeuble estampillé "solidaire" rassemble alors sur un panneau les actualités de l'endroit, recueille les petits mots échangés entre voisins, enregistre les demandes et les propositions de service, etc.

"Nous voulons donner des outils pour que les gens puissent échanger des idées et imaginer des échanges permanents, poursuit Atanase Périfan. C'est une sorte de Wikipédia de la solidarité!" Voisins solidaires s'est même offert les compétences d'un sociologue pour analyser les "freins" qui empêchent les citoyens de "passer à l'action".

Atanase rêve en tout cas d'anéantir tous les obstacles et les timidités de voisinage. Il aimerait même inciter, à terme, le président de la République à créer un "sous-secrétariat à la solidarité entre voisins", voire un "ministère de l'humain" dont il serait évidemment le représentant ! En attendant la concrétisation de ces folles envies, le thème 2009 de la fête des Voisins sera... l'Europe.

Rens. : www.immeublesenfete.com
assure-t-il.
Par Association Grand Paris
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