Pierre Mauroy en faveur d'un Grand Paris
AFP 21/01/09
L'ancien Premier Ministre, sénateur du Nord, soutient la proposition de Philippe Dallier (sénateur UMP de Seine-Saint-Denis) de fusionner les quatre départements de la petite couronne parisienne afin de créer une nouvelle collectivité du Grand Paris à statut particulier.
L'ex-Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, sénateur du Nord et membre du comité Balladur sur la simplification territoriale, s'est prononcé mercredi 21 janvier lors de son audition par la mission sénatoriale sur l'organisation des collectivités territoriales, en faveur d'un "Grand Paris".
Selon le communiqué du Sénat, M. Mauroy "a soutenu la proposition de Philippe Dallier (sénateur UMP de Seine-Saint-Denis) de fusionner les quatre départements de la petite couronne parisienne afin de créer une nouvelle collectivité du Grand Paris à statut particulier", une idée pourtant rejetée par les élus socialistes de la région Ile-de-France. M. Mauroy a d'ailleurs "regretté l'absence de véritables propositions" des élus d'Ile-de-France devant le comité Balladur, a ajouté le communiqué.
Les dirigeants PS des exécutifs de la région et des départements d'Ile-de-France avaient rejeté le 15 janvier, devant le comité Balladur, l'idée d'un Grand Paris. "Ce serait un mammouth", avait ensuite lancé le président de Seine-et-Marne Vincent Eblé, tandis que la première adjointe du maire de Paris, Anne Hidalgo, estimait que "cela n'aurait aucun sens".
Communautés territoriales
M. Mauroy a ajouté devant la mission sénatoriale qu'il avait soumis l'idée d'une réforme des grandes métropoles françaises qui transformerait la quinzaine de communautés urbaines existantes et les grandes villes qui n'avaient pas encore ce statut "en de véritables communautés territoriales". En revanche, il a exprimé son désaccord avec le projet de rapprochement des départements et des régions. Il a aussi estimé impossible de supprimer complètement les financements croisés, qui superposent les financements d'un projet par différents échelons, et s'est prononcé pour garder la clause générale de compétence qui permet à chaque collectivité d'intervenir dans tous les secteurs. Il a enfin critiqué l'absence de propositions concernant les finances.