Economie, Commerce

Vendredi 13 février 2009

PRESSE

LE PARISIEN
Jean-Pierre Vialle
| 11.02.2009

Après des mois de baisse, le chômage est à nouveau à la hausse en Ile-de-France. L’ampleur de la crise est toutefois atténuée par rapport au reste de la France.

On assiste à un retournement. Alors que l’Ile-de-France affichait jusqu’à l’été des baisses du nombre de ses demandeurs d’emploi, voilà le chômage à nouveau en hausse.
Au second semestre 2008, le nombre de demandeurs d’emploi y a augmenté pour la première fois depuis fin 2004. En décembre, par rapport au mois précédent, le nombre de chômeurs a ainsi progressé de 1,5 % contre 2,2 % dans le reste de la France (voir ci-contre) .

En un an, le chômage n’a toutefois progressé « que » de 3,7 % en région parisienne tandis qu’il grimpait de 11,7 % sur l’ensemble du pays. Le choc est néanmoins sensible dans une région dont trois départements (l’Essonne, les Yvelines et la Seine-et-Marne) pouvaient jusqu’à présent se targuer de frôler le plein emploi avec des taux de chômage à peine supérieurs à 5 %, assimilables à un simple chômage de transition entre ceux qui trouvent un emploi et ceux qui en retrouvent un.
Les explications de Raymond Lagré, directeur du Pôle emploi Ile-de-France (ex-ANPE).
Par Grand Paris
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Samedi 28 mars 2009
PRESSE
LEFIGARO 26/03/2009

Entretien avec Christian Blanc
Propos recueillis par Cyrille Lachèvre et Sophie de Ravinel

Le 29 avril, Nicolas Sarkozy dévoilera la «troisième génération de transport parisien», un métro automatique et sous-terrain qui reliera des grands pôles de la région parisienne. Le secrétaire d'État au Développement de la Région capitale en révèle certains aspects.

 



LE FIGARO Vous avez été nommé secrétaire d'État au Développement de la Région capitale en mars 2008. Pourquoi être resté silencieux depuis cette date ?
Christian BLANC J'ai préféré écouter, rencontrer, travailler pour remplir la mission ambitieuse et compliquée qui m'a été confiée par le président de la République. En clair, je ne me voyais pas arpenter les quartiers difficiles avec des photographes ou des équipes de télévision. Si j'avais communiqué sur mes rencontres, on m'aurait reproché de passer du temps avec tel élu et non pas tel autre, en fonction de leurs appartenances politiques. Or, j'ai souhaité pouvoir, par exemple, passer du temps avec la députée Marie-George Buffet dans les quartiers du Blanc-Mesnil et rester libre de trouver pertinent le regard qu'elle porte et les questions qu'elle se pose. Je me sens en responsabilité de ce que sera Paris Région capitale dans dix ou vingt ans : une capitale mondiale de la connaissance, de la création, de l'innovation et de la cohésion sociale.

Quel bilan dressez-vous après ces mois de travaux ?
Le constat d'un immense décalage entre les potentiels de la Région capitale et la réalité d'aujourd'hui. Paris et sa Région, qui représentent le tiers de l'économie de notre pays, ne s'inscrivent pas dans une dynamique de développement économique suffisamment forte pour être moteur de la croissance française. Dessiner l'avenir des grandes métropoles, c'est prévoir ce qui changera et guidera le monde de demain car ce sont elles qui font et feront la croissance mondiale. Ce sont dans leur sein que les innovations apparaissent ainsi que les entreprises à forte croissance. Une occasion unique nous est offerte : celle de concevoir et de construire ensemble notre «ville monde», le Paris du XXIe siècle.

Quels sont donc vos projets économiques pour le Grand Paris ?
Nous avons identifié sept à huit territoires à fort potentiel autour de Paris. Certains étaient déjà connus mais insuffisamment valorisés : le plateau de Saclay, Orly-Rungis, Roissy-Villepinte ou la Défense-Nanterre-Rueil… D'autres émergent, comme autour de Plaine Commune, et qui regroupent des activités liées à la création (cinéma, audiovisuel, mode, luxe), ainsi que des PME spécialisées dans l'économie numérique. À l'est de Paris, nous avons décelé, autour de la cité Descartes à Champs-sur-Marne, un potentiel pour créer un pôle spécialisé dans la croissance verte et le développement durable. Enfin, le territoire compris entre le périphérique sud et Évry concentre la moitié de la production pharmaceutique française. Une réalité trop méconnue.

Comment allez-vous concrètement développer ces zones pour en faire des pôles d'excellence mondiaux ?
Ces territoires ont tous les capacités foncières d'accueillir des plates-formes technologiques, des laboratoires de recherche ou des industries de la création en rapport avec les spécialisations existantes. C'est comme cela que se créent les pôles de compétence mondiaux, par agrégation, par développement de «clusters». Ces territoires doivent être articulés sur les autres métropoles françaises et sur le monde, c'est-à-dire qu'ils doivent être reliés aux aéroports et aux gares TGV. Le réseau de transport interne au Grand Paris fera en sorte que ces territoires soient à moins de trente minutes des aéroports.

Justement, comment s'articule le schéma de transport ?
La troisième génération de transport parisien après le métropolitain et le RER  sera un métro automatique à grande capacité. Ce métro du XXIe siècle aura deux objectifs majeurs : répondre aux besoins les plus urgents de la Région capitale, en fluidifiant le transport de banlieue à banlieue, et permettre de circuler sur la totalité du territoire en reliant les pôles économiques, les aéroports et les gares TGV.

Quel sera son tracé précis ?
Le tracé sera révélé par le chef de l'État le 29 avril. Ce que je peux vous dire, au plan technique, c'est que la ligne fera 130 kilomètres, essentiellement en souterrain. Ce métro entièrement automatisé pourra transporter 40 000 personnes en heure de pointe, à une vitesse de 60 à 80 kilomètres par heure, réalisable en dix à douze ans. Son coût est évalué entre 15  et 20 milliards d'euros. L'idée est de mettre la Défense ou le centre de Paris à vingt-cinq minutes de Roissy Charles-de-Gaulle ou de pouvoir rejoindre le plateau de Saclay en dix minutes depuis Orly. Son financement sera de type public-privé, sur le modèle retenu lors de la construction du métropolitain parisien.

Comment comptez-vous articuler vos travaux avec ceux des architectes ?
Leurs travaux sont d'une très grande richesse, et nous allons favoriser les convergences. Nous nous sommes d'ailleurs déjà réunis en séminaires à Clairefontaine, à ce sujet, dès le 6 mars, quelques jours avant la présentation de leurs projets à Nicolas Sarkozy. Habiter, travailler, circuler, se divertir, se cultiver, innover et créer : voilà notre défi commun. Le président de la République m'a demandé d'harmoniser ces travaux pour parvenir au développement des territoires et des projets urbains. C'est avec l'ensemble de ces équipes, avec les services dédiés de l'État et en liaison avec les élus territoriaux que je vais poursuivre désormais mon travail. Notre mission est simple : nous devons tous ensemble construire cet avenir pour que ce grand rêve devienne une réalité.

Par Grand Paris
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Lundi 13 avril 2009

LE MONDE | 09.04.09 |

L'Ile-de-France résiste à la crise mieux que le Grand Londres, Madrid ou Barcelone. En 2008, la région est restée en tête des quinze grandes métropoles européennes pour le nombre d'emplois créés par des entreprises étrangères. Ce constat tiré d'une enquête de l'association Paris-Ile-de-France Capitale économique, rendue publique mercredi 8 avril, va à l'encontre de l'image d'une région en perte de vitesse véhiculée par Nicolas SarkozyChristian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale et l'UMP régionale. Le président (PS) de la région, Jean-Paul Huchon, et le gouvernement s'opposent sur le modèle de développement économique qui doit permettre de valoriser les atouts de l'Ile-de-France.

et

"N'en déplaise aux esprits chagrins, l'Ile-de-France est attractive", s'est félicité, mercredi, le patron (PS) de la région en marge de la présentation de l'étude annuelle d'Ernst & Young, pour l'association Paris-Ile-de-France-Capitale économique, une structure de lobbying financée à 80 % par des entreprises françaises et étrangères.

Selon cette étude, la première région française serait, malgré la crise, "dans une dynamique de croissance". Parmi les quinze grandes métropoles européennes, l'Ile-de-France fait partie des cinq qui voient croître le nombre d'implantation d'entreprises étrangères en 2008 avec Berlin, la région Nord-Rhénanie-Westphalie, Dublin et la Lombardie.

En 2008, l'Ile-de-France est restée deuxième au classement pour le nombre de société implantées sur son sol. Elle rattrape son retard par rapport au Grand Londres qui la devance toujours, mais de peu. Et en terme d'emplois créés, l'Ile-de-France arrive en tête des quinze métropoles.

Si la Région tire mieux son épingle du jeu que ses voisines dans la compétition internationale, elle ne joue pas pour autant "le rôle moteur nécessaire à l'économie du pays", a soutenu Christian Blanc, le 17 mars, au théâtre de Chaillot. Elle est "pénalisée par son taux de croissance économique depuis dix ans très inférieur à celui de Londres et de la plupart des villes-monde", a déploré le secrétaire d'Etat à la région capitale.

M. Blanc s'est opposé à la mise en oeuvre du Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), estimant qu'il n'était pas suffisamment ambitieux pour dynamiser la croissance économique. Elaboré par le conseil régional et adopté en septembre, le SDRIF fixe des objectifs en matière de logements, d'emplois et de transports pour les trente ans à venir en Ile-de-France, avec un souci de développement durable. En face, M. Blanc a élaboré un contre plan qui, selon lui, sera présenté par M. Sarkozy le 29 avril. Et se dit aujourd'hui soucieux de rechercher des "convergences".

Celles-ci risquent d'être compliquées à obtenir, car des désaccords majeurs existent. M. Huchon estime ainsi que le secrétaire d'Etat veut imposer une forme "d'élitisme territorial" qui consiste à identifier des pôles économiques forts dans la région pour les spécialiser. Le président PS de la région plaide pour "une diversification accrue des activités sur l'ensemble du territoire et le refus de laisser de côtés certaines parties de la région qui seraient a priori moins compétitives". "Aujourd'hui, la région est attractive", reconnaît Valérie Pécresse, candidate UMP à la région en 2010. Mais le schéma directeur de M. Huchon est un facteur qui limite la croissance." Quant aux transports, "on attend depuis longtemps que le conseil régional améliore la situation", commentait-elle mercredi.

"M. Blanc a cherché à intoxiquer l'opinion avec un discours sur le déclin de l'Ile-de-France pour mieux cacher l'incapacité de l'Etat à injecter de l'argent dans les transports et dans la recherche", accuse pour sa part Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) du conseil régional. Président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), M. Huchon a fait voter, mercredi, le lancement de la procédure de débat public sur le prolongement de la ligne 14 du métro parisien jusqu'au nord de Paris. Il s'agit de désengorger la ligne 13, la plus saturée de la capitale, un chantier estimé à 950 millions. "J'attends que l'Etat me dise combien il veut mettre sur ce projet", affirme le président de la région, qui espère une entrevue prochaine avec le chef de l'Etat.


Béatrice Jérôme
Par Grand Paris
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Jeudi 30 avril 2009
PRESSE
LES ECHOS [ 28/04/09 ]

C'est le résultat pour 2009 de l'enquête annuelle réalisée par Mercer. Les villes allemandes et suisses trustent le top 10. Bagdad occupe la dernière place sur 215 villes étudiées et sept villes africaines figurent aux dix dernières places.   


Où vit-on le mieux aujourd'hui dans le monde ? A Vienne révèle l'édition 2009 de l'enquête Mercer sur la qualité de la vie. La capitale autrichienne a en effet détrôné Zurich en tête du palmarès, devenant ainsi la ville qui offre la meilleure qualité de vie au monde. Autre ville suisse, Genève occupe la troisième place tandis que Vancouver et Auckland sont quatrièmes ex-æquo du classement.

Le reste du top 10 pour l'Europe est dominé par les villes allemandes et suisses, dont la plupart ont conservé les mêmes scores qu'en 2008. Zurich, en deuxième position, est talonnée par Genève (3e), Düsseldorf (6e), Munich (7e), Francfort (8e) et Berne (9e).

Le bilan 2009 montre que les villes d'Europe restent dans le haut du classement. Ainsi, Paris se classe en 33e position et Lyon à la 37e place. Au Royaume-Uni, Londres occupe à la 38e place, tandis que Birmingham et Glasgow partagent la 56è position.

Aux Etats-Unis, Honolulu a fait son entrée à la 29e place. Pour l'Asie, Singapour (26e) est la mieux placée, suivie de Tokyo (35e).

En raison de la crise financière actuelle, " les multinationales cherchent à revoir leurs politiques d'affectation internationale afin de réduire les coûts. De nombreuses sociétés prévoient de réduire le nombre d'affectations internationales de moyen à long terme et de restreindre, si possible, les systèmes de rémunération de leurs expatriés même si l'indemnité compensatrice, fondée sur les critères de qualité de vie, restera une composante essentielle du système ", note Mercer.

Sans surprise enfin, Bagdad demeure 215e et dernière. Sept villes d'Afrique figurent dans les dix dernières places : Kinshasa (207e), Nouakchott (208e) , Pointe Noire (209e) ; Khartoum (211e), Brazzaville (212e), Ndjamena (213e) et Bangui (214e).

JEAN-MICHEL GRADT, Les Echos

(*) L'étude passe 215 villes au crible de 39 critères relatifs d'évaluation à la qualité de la vie : environnement politique et social, environnement économique, socioculturel, considérations médicales et sanitaires, écoles et éducation, etc.
Par Grand Paris
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Mercredi 20 mai 2009
PRESSE
Compte rendu
LE MONDE | 19.05.09

"Arrêtez de vous battre. Chacun dans sa chambre !", s'exclament les parents excédés par les querelles de leur progéniture, et qui ont les moyens d'accorder à chacun son propre espace. Le gouvernement, lui, n'est plus dans ce cas. Déficits obligent, au nom de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), il a demandé aux responsables de chambres de commerce et d'industrie (CCI) de "rationaliser" leur organisation. C'est-à-dire, de proposer une solution pour réduire le nombre de chambres (169 aujourd'hui).

Un premier projet, présenté en novembre 2008 par l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), proposait de donner l'essentiel du pouvoir des CCI à 22 chambres régionales. Les bagarres n'ont alors pas tardé : les chambres qui couvrent des territoires inférieurs à celui d'un département ne voulant pas disparaître ; les plus importantes se réjouissant au contraire à l'idée d'absorber leurs voisines plus petites.

ENJEUX IMPORTANTS

Or, au sein de l'ACFCI, chaque chambre dispose d'une voix lorsqu'un projet est soumis au vote. Le responsable d'une chambre ayant quelques centaines d'entreprises dans son périmètre pèse autant que celui de grandes agglomérations où il peut s'en trouver cinq mille fois plus. Pour que la réforme passe, le texte fut donc amendé... Et voté en avril, par 98 voix pour, 59 contre et 12 abstentions. Malgré l'opposition des petites chambres et aussi de certaines grandes - Paris, Lille, Rouen et Grenoble -, mais avec l'approbation des chambres de villes moyennes.

Les grandes villes ont, en effet, tourné casaque. Car aux chambres régionales, le nouveau texte adjoignait des chambres départementales, ce qui allait leur compliquer la vie, ont-elles estimé. Et ce, bien que les chambres dites "territoriales", c'est-à-dire couvrant un territoire inférieur à celui de la région, se voient amputées d'un certain nombre de leurs pouvoirs. Et en particulier de la perception de la taxe additionnelle à la taxe professionnelle (TATP), qui assure, en moyenne, le quart du budget des CCI.

"Ils ont voulu ménager la chèvre et le chou", s'insurge-t-on à la chambre de Paris, désormais alliée objective de celles de petites villes comme Alès (Gard) ou Tarbes, où le rattachement des chambres territoriales à une instance régionale est décrit dans un communiqué comme un moyen de les "castrer de leurs attributs politiques, financiers et managériaux". Diantre !

Malgré ces désaccords, un projet de loi, basé sur la réforme votée en avril, a été élaboré. Il fait actuellement l'objet d'un arbitrage interministériel, avant d'être soumis au Conseil d'Etat, puis au vote des parlementaires avant la fin du mois de juin, dit-on dans l'entourage d'Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé du commerce. Dès lors, le débat s'est déplacé chez les élus locaux. Max Roustan (UMP, Gard) a ainsi élaboré une proposition de loi.

Les enjeux sont importants. Le budget global des CCI avoisine les 5 milliards d'euros. Outre la TATP, elles perçoivent les taxes d'apprentissage, celles de ports et d'aéroports, et facturent divers services aux entreprises situées sur leur territoire.

Annie Kahn
Par Association Grand Paris
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Lundi 1 juin 2009
PRESSE
JDD 23/05/09
Par Hervé GUENOT

Le Grand Paris se construira autour de "territoires de projets". La "vallée des biotechnologies" sera l'un d'entre eux. Dans le sud francilien, des portes de la capitale à Evry, se trouvent la moitié des entreprises de ce secteur de pointe, 40% du potentiel de recherche nationale et le plus important réseau hospitalier européen.

C'est là que cette "vallée des biotechnologies" s'affirmera, avec Cancer campus, qui se construit à Villejuif (Val-de-Marne) autour de l'Institut Gustave-Roussy (IGR). Il s'agit de réunir, sur le même site, l'actuel l'hôpital (142 000 consultations annuelles), ses 300 chercheurs, son école doctorale et un potentiel industriel à venir de start-up et d'entreprises affirmées. But: créer des synergies. "C'est le principe du bio-cluster, modèle pertinent qui organise une chaîne opérationnelle et le croisement des disciplines", explique Arnoul Charoy, chef du projet pour l'association Cancer campus. Le Pr Gilbert Lenoir, vice-président de l'association, estime que "Cancer campus entre dans la logique du Plan Cancer et sera l'un des maillons forts du pôle de compétitivité Médicen".

Dès 2011, des TPE (très petites entreprises), des PME et des grands groupes se seront installés après l'ouverture d'une pépinière d'entreprises dédiée aux start-up et d'un hôtel d'entreprises (total: 7 700 m² pour un investissement de 18 millions d'euros). La construction commence cet été. Au total, une quinzaine de sociétés pourraient être accueillies. L'éventail va des sciences de la vie à l'épidémiologie, en passant par l'instrumentation médicale et la télémédecine. Les possibilités d'accueil sont d'une quarantaine d'entreprises: 1 500 emplois sont attendus dans les cinq ans. Cette synergie scientifique, médicale et industrielle devrait alors constituer une force plus efficace face aux nouvelles formes identifiées du cancer.

Une résidence hôtelière pour chercheurs étrangers

"Cancer campus n'est pas seulement un projet construit autour de l'IGR mais autour de la cancérologie. La venue de l'AP-HP, du CEA et de l'Inserm est pour nous essentielle et nous espérons que l'Institut Curie fera partie de Cancer campus. Nous nous plaçons dans une logique coopérative. Nous souhaitons, par exemple, développer des liens avec le génopôle d'Evry", souligne, pour sa part, Daniel Breuiller, maire (DVG) d'Arcueil et élu de la communauté d'agglomération du Val-de-Bièvre, pilote foncier du projet voté récemment à l'unanimité par les élus communautaires.

Car Cancer campus n'est pas seulement un projet scientifique, c'est aussi, comme son nom l'indique, un projet urbain à l'américaine. Adossé au parc des Hautes-Bruyères, Cancer campus (potentiel : 60 hectares) va restructurer ses terrains (à prix raisonnables), créer une voirie, définir des parcelles. Autre objectif : construire une résidence hôtelière (il existe déjà un hôtel) à l'intention des chercheurs français et étrangers afin de donner au projet une dimension de coopération internationale. Vers 2012-2013, Cancer campus aura trouvé sa vitesse de croisière avec un "bio-parc" de 100 000 m², de nouveaux bâtiments et de nouveaux plateaux techniques. Cancer campus aura alors la taille critique internationale pour lutter à armes égales avec ses concurrents de Boston et de Singapour.
Par Association Grand Paris
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Mardi 2 juin 2009
TRIBUNE LIBRE
http://obouba.over-blog.com/

Olivier Bouba-Olga
Maître de conférences à la Faculté de Sciences Economiques de l'Université de Poitiers et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris (premier cycle ibéro-américain).

Lorsqu'on rapporte le revenu par habitant de l'Ile de France au revenu par habitant de l'ensemble du pays, on obtient, en 2005, un indice de 123 : le niveau de vie en IDF est 23% plus élevé que dans les autres régions. Quand on effectue le même calcul en s'appuyant sur le PIB par habitant, l'indice monte à 152. La différence entre les deux chiffres s'explique par différents mécanismes de redistribution longuement analysés par Davezies, l'idée de base étant qu'une partie des richesses créées en IDF sont distribuées et/ou redistribuées sous formes de revenu dans les autres régions.

J'ai vaguement l'impression que certains tirent de ces chiffres l'idée que la "compétitivité française" serait avant tout celle de l'Ile de France, les autres régions vivant au crochet de la région capitale, sans même lui en être reconnaissant... A commencer par Davezies, dans un article pour La vie des idées,  dans lequel il s'inquiète du déclin de la métropole francilienne qu'il considère comme "à la fois le meilleur atout français dans la nouvelle économie mondialisée et la principale – presque l’unique – pompe à redistribuer les richesses créées – via les budgets publics et sociaux – vers le reste du pays". Pour continuer avec Missika, qui critique l'analyse de Davezie du déclin francilien, mais titre sa contribution "Paris, ville-monde dans une France endormie".

Un examen un peu attentif des données conduit cependant à nuancer ce genre de propos. Dotons nous d'un objectif : mesurer la productivité des régions.Premier indicateur possible, le PIB par habitant, abondamment utilisé pour les comparaisons internationales et interrégionales de productivité.

En rapportant la valeur observée en Ile de France à la valeur France entière, on obtient ce graphique :

Soit une surproductivité de plus de 50% depuis 1990, avec certes quelques variations, mais plutôt négligeables.

Le problème, c'est que le PIB par habitant est un assez mauvais indicateur de productivité, car tous les habitants ne participent pas à la création de richesses, ils n'ont donc pas à être comptabilisés au dénominateur. Un meilleur indicateur est le PIB par emploi, rapport entre les richesses créées et les personnes effectivement mobilisées pour créer ces richesses. Le lien entre ces deux indicateurs est simple à établir :

PIB/H = PIB/L * L/H

avec L le nombre de personnes effectivement mobilisées.

Autrement dit, le PIB part habitant de certaines régions peut être plus important non pas en raison d'une productivité supérieure, mais parce que le rapport L/H y est plus important (ce qui résulte de différentes choses, notamment des considérations démographiques : part moins importante de personnes âgées qui ne sont plus en âge de travailler par exemple ; ou par des différences de taux de chômage).

 Comme on dispose des données sur le PIB par emploi, on peut reprendre et modifier notre graphique :

La surproductivité de 50% est sérieusement entamée, elle tombe à 30% en fin de période. On observe tendanciellement une hausse relative de la productivité apparente du travail de l'Ile de France et une baisse relative de L/H.

Est-ce tout? Non, toujours pas... Les différences de productivité observées à une échelle macro-régionale peuvent en effet s'expliquer par des différences de spécialisation des régions, plus que par des différences intrinsèques de productivité. On retrouve la même idée que dans mon billet consacré aux différences d'intensité technologique entre pays européens.

Pour mesurer l'importance des effets de spécialisation, on peut s'appuyer sur ce que l'on appelle une analyse structurelle-résiduelle, qui permet de dissocier, dans l'écart total de productivité entre une région donnée et l'ensemble de référence, l'écart que l'on peut attribuer au jeu des spécialisations (écart structurel) et l'écart résiduel (ou écart géographique).

Petite difficulté cependant, pour mesurer cela, il faut disposer des valeurs ajoutées et des personnes employées par secteur. Or, si on dispose bien des valeurs ajoutées (seulement jusqu'en 2005 cependant), je n'ai trouvé les données que pour les effectifs salariés, non pas pour salariés et non salariés. J'ai donc dû recalculer une productivité apparente du travail (notée PIB/L*) avant de faire la décomposition entre écart structurel et écart résiduel. Or, on observe un certain écart entre PIB/L et PIB/L* :

Ce qui devrait s'expliquer logiquement par le fait que les non salariés sont moins nombreux en Ile de France que dans les autres régions, ce que j'ai pu vérifier au niveau macro-régional, à partir de ces données (la part des non salariés est de 6% en Ilde de France en 2005, c'est la part la plus faible (hors Corse), à comparer à la moyenne France entière de 9%).

Que nous donne la décomposition écart structurel/écart résiduel? Ceci :

Conclusion ? L'écart initial de productivité de 50% que l'on croyait lire dans les statistiques de PIB par habitant est tombé, après ces quelques décompositions, à un peu plus de 10%. Et encore : la décomposition s'appuie sur une décompostion de l'activité en NES 36. Une décomposition plus fine (mais les données ne sont pas disponibles) pourrait faire apparaître un écart structurel plus forte (l'écart résiduel observé étant décomposé en un écart structurel à une échelle plus fine et un nouvel écart résiduel).

 Au final, l'Ile de France présente donc une productivité macro-régionale supérieure à celle des autres régions françaises, mais les différences sont loin d'atteindre le niveau que certains ont en tête. Une bonne partie des écarts de PIB par habitant s'explique par des écarts démographiques ou de taux de chômage (qui jouent sur L/H) et par des différences de spécialisation. Titrer "Paris, ville-monde dans une France endormie"  a donc de quoi hérisser le poil d'un économiste, surtout lorsqu'il est localisé en province... 

Par Association Grand Paris
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Mardi 9 juin 2009
ETUDE 25/05/09
PARIS METROPOLE : Groupe de travail développement et solidarités

Cet axe de travail a fait l’objet d’un premier cadrage esquissé dans la note diffusée lors de la
Conférence métropolitaine du … novembre 2008. Il s’agit ici, après avoir rappelé ces
orientations d’en préciser le contenu afin d’engager les premiers travaux.

Extrait de la note de novembre 2008

Les moyens d’une métropole mondiale, durable, solidaire et accueillante
Les principaux enjeux dans ce domaine sont connus : ils concernent en premier lieu la création
de richesses sur le territoire métropolitain et simultanément la construction de nouvelles
solidarités financières et fiscales entre les collectivités locales, mais aussi entre les collectivités
locales et l’Etat.
Pour avancer dans cette direction, il s’agira de dégager ensemble les voies de ce développement
économique et de sa traduction spatiale, mais aussi de dresser un état des lieux des disparités
sociales et territoriales, ainsi que sur leurs dynamiques les plus récentes. Un éclairage nouveau
serait également précieux sur la question des ressources dont peuvent disposer les collectivités
pour concrétiser demain les projets qui feront la métropole francilienne du futur. Cet éclairage
devra porter tant sur les ressources fiscales, que sur les dotations de l’Etat, en mettant en
lumière l’évolution dans le temps long de ces financements, ainsi que les difficultés immédiates
des collectivités, conséquence directe de la crise financière actuelle.
Pour rendre crédible la mise en oeuvre de l’ambition métropolitaine décrite précédemment, des
propositions relatives au renforcement des solidarités et à la recherche de ressources nouvelles
devront être avancées, avec réalisme et détermination.

Les propositions du groupe de travail
Pour préciser ces orientations générales, trois pistes de travail sont proposées :
La question des écarts de ressources et de charges entre collectivités et les modalités de
développement des solidarités ;
Le développement des projets collectifs générateurs de ressources nouvelles et les moyens
de leur mutualisation ;
La réflexion sur des ressources nouvelles pour la métropole.

Concernant le premier axe de travail, une étude du Commissariat général du Plan1 a établi une
rigoureuse évaluation des solidarités financières entre l’Etat et les collectivités territoriales, qui
rappelle l’extrême disparité des situations locales et la grande faiblesse des systèmes de correction.
Cette étude montre que le « pouvoir d’achat par habitant » de la commune la mieux dotée en France
représente 8 500 fois celui de la commune la moins bien pourvue, Elle montre également que les 10%
de communes les plus riches disposent de 30% du pouvoir d’achat, et à l’opposé les 10% les plus
pauvres ne bénéficient que d’un peu plus de 1% de ce même pouvoir d’achat.
L’Ile-de-France n’échappe pas à cette concentration de la richesse, mais elle se distingue des autres
régions : parmi les communes de plus de 10 000 habitants 37 d’entre elles y disposent d’un potentiel
fiscal de plus de 1 000 €. En Nord-Pas-de-Calais cet effectif est de 2 communes, en PACA de 9 et de
10 en Rhône-Alpes. En résumé un mécanisme spécifique de solidarité trouve davantage à s’exercer
et à se financer en Ile-de-France.

1 « Evaluation des effets péréquateurs des concours de l’Etat aux collectivités locales ». commissariat général du
Plan 2004- Guy Gilbert (ENS-Cachan) et Alain Guengant (CNRS).
2 Voir Note rapide IAU 446 : Les enjeux de solidarité financière et fiscale en Ile-de-France
Ceci reste toutefois insuffisant et au final les habitants des différentes communes franciliennes
n’ont pas accès à un même ensemble de services et d’équipements collectifs. Une réponse
rapide doit être apportée à cette situation qui ne peut que s’aggraver au travers de la crise
économique et sociale actuelle et qui nuit à l’attractivité de la métropole.
Il convient donc tout d’abord de mesurer au sein de la métropole l’importance des écarts de
ressources et de charges entre communes. Si la mesure de la richesse peut être fait au travers
d’indicateurs classiques (Potentiel fiscal ou financier) la mesure des charges appelle un effort de
méthodologie qui pourrait s’inspirer de l’étude du commissariat au plan précitée.
Il convient ensuite de mesurer l’incidence des différents concours de l’Etat, qu’ils soient effectivement
péréquateurs, c’est à dire dédiés à la compensation des écarts de richesse entre communes, ou non.
Ce premier axe de travail, dont la concrétisation impliquera une traduction législative, pourra aboutir à
un ensemble de propositions visant à améliorer l’efficacité de ces différents dispositifs.3
Mais si la péréquation est une voie nécessaire, elle n’est pas la finalité première ni la réponse
unique à l’amélioration des conditions de vie dans l’ensemble de la métropole. L’ambition
majeure reste la promotion d’un développement partagé, qui passe par la mise en oeuvre de
projets multiples, irriguant l’ensemble des territoires.
En lien avec le groupe travaillant sur la démarche de définition des projets métropolitains, il s’agirait
d’identifier les ressources susceptibles d’être générées par les nouveaux projets, mais aussi les
difficultés financières, administratives ou réglementaires faisant actuellement obstacle à leur mise en
oeuvre.
Sur ce thème, deux axes de travail se dégagent :
- Apprécier l’ampleur des ressources nouvelles susceptibles d’être mises en commun pour stimuler
un développement partagé de tous les territoires et les conséquences de cette mutualisation en
terme de gouvernance ;
- Améliorer les dispositifs financiers, administratifs ou réglementaires dont les membres de Paris
Métropole sont les initiateurs, et proposer des améliorations des dispositifs qui dépendent
d’autres acteurs et notamment de l’Etat.
Enfin il s’agirait d’engager une réflexion prospective quand à de nouvelles ressources pour la
métropole
Les incertitudes liées aux différentes réformes prévues en matière de finances locales (réforme de la
Dotation de solidarité urbaine, suppression de la Taxe professionnelle notamment) liées aux
incidences de la crise économique pour les collectivités territoriales suscitent de l’inquiétude. Dans le
même temps ceci permet un débat propice à l’apparition d’idées nouvelles. Il s’agit donc pour Paris
Métropole, d’un moment d’expression à mettre à profit en étant force de proposition.
Il s’agirait donc d’examiner la faisabilité de ressources alternatives pour la métropole (part de l’Impôt
sur le revenu, ou de la TVA par exemple).

Proposition des modalités de travail :
Sur ces trois axes, le processus de travail pourrait consister en une série de présentations et de
débats au sein de la commission. Ceci pour :
- Partager le diagnostic sur l’ampleur et l’évolution des disparités de ressources et de charges ;
- Préciser les objectifs poursuivis par l’ensemble des membres de la commission ou au contraire
identifier des points éventuels de désaccord ;
- Examiner les pistes de travail récemment explorées et en évaluer la pertinence ;
- Cerner les points techniques ou les nouveaux axes de travail nécessitant le lancement d’études
spécifiques.

3 La démarche évoquée ici vise à redresser une partie des inégalités de ressources du système fiscal et financier en vigueur,
dont la cause majeure est liée à la taxe professionnelle. Il va de soi que le déroulement de cette démarche devra prendre en
compte les réformes envisagées concernant cette taxe.
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Mercredi 24 juin 2009
PRESSE
LES ECHOS 24/06/09

Le patronat d'Ile-de-france a souligné mercredi qu'il veut être présent dans le débat sur le développement de la région, tout en regrettant de ne pas avoir rencontré le secrétaire d'Etat chargé de la région capitale, Christian Blanc.
"Nous n'avons pas été consultés par Christian Blanc" lorsqu'il a mis au point le projet de Grand Paris, lancé le 29 avril par le président Nicolas Sarkozy, a déclaré à la presse Marie-Christine Oghly, présidente du Medef Ile-De-France. "Je ne désespère pas d'être reçue et qu'il prenne en compte nos remarques", a-t-elle ajouté.
Pourtant "le but du Grand Paris est de tirer l'économie vers le haut et de sortir de la crise", a estimé le président du Medef Hauts-de-Seine Jérôme Frantz.
S'appuyant sur une étude d'Opinionway, le Medef a présenté toute une série de propositions, allant des transports au logement en passant par le cadre de vie.
Par Association Grand Paris
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Dimanche 28 juin 2009
PRESSE
JDD 27/06/09

Propos recueillis par Bertrand GRECO

Patrick Devedjian, ministre chargé du Plan de relance et président de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad), accueille Nicolas Sarkozy mardi à la Défense, où il devrait faire des "annonces fortes". L'idée est de faire du quartier, actuel plus grand pôle d'affaires européen en termes de surface, un centre économique incontournable, explique le ministre au JDD.

Quel est le sens de ce déplacement présidentiel?
Dans le cadre du Grand Paris, la Défense tient une place de choix. C'est un pôle économique considérable, historiquement le premier grand quartier d'affaires du monde et le premier d'Europe en nombre de m². En même temps, la Défense est confrontée à une crise de croissance. De nombreux débats sont ouverts: l'extension du périmètre, le rajeunissement nécessaire de certaines tours -qui ne correspondent pas du tout aux normes écologiques et technologiques d'aujourd'hui-, l'amélioration des transports, les liens avec les aéroports, les gares, le port de Gennevilliers... Nicolas Sarkozy a été à l'origine du plan de renouveau de la Défense, en 2007, qui avait généré le droit de reconstruire 500 000 m² supplémentaires. Je poursuis cette tâche.

Annoncera-t-il l'aménagement d'un millions de m² supplémentaires, comme cela se dit?
C'est le Medef qui le dit, je ne crois pas que le Président de la République ait pris le Medef comme porte-parole! Ceci dit, oui, il fera des annonces fortes. Je lui ai proposé -et il a repris cette idée- de faire de la Défense une grande cité financière, rivale de la City de Londres. Aujourd'hui, on voit bien que la City est en grande difficulté, c'est une opportunité historique pour la France de renforcer son attractivité financière. Avec la Société Générale, on va déjà avoir la plus grande salle des marchés du monde, qui sera livrée l'année prochaine. Nous souhaitons que l'université Dauphine vienne s'installer à la Défense, dans les bâtiments du pôle Léonard de Vinci. On pourrait progressivement rassembler tous les grands acteurs financiers français et européens et créer des synergies entre eux.

Sur les transports, quelles sont les lacunes de la Défense?
Actuellement, 250 000 personnes viennent quotidiennement y travailler. Les lignes sont à saturation. Nous voulons donc Eole, qui se prolongerait dans les Yvelines. Le fameux métro automatique [de Christian Blanc] passera aussi par la Défense, ce qui nous permettra d'avoir une liaison directe et rapide avec la Seine-Saint-Denis, et surtout avec l'aéroport de Roissy. Je viens aussi d'engager des discussions intéressantes pour installer une hélistation à proximité, pour la clientèle d'affaires internationale.

Le Président rendra-t-il des arbitrages concernant l'enfouissement de la RN13 qui relie Paris à la Défense, via Neuilly?
L'enfouissement de la RN13 est très important pour la Défense et pour Paris. Mais il faut continuer à travailler, notamment sur le financement, qui pourrait se faire grâce à des droits à construire sur Neuilly. Il faut aussi reconfigurer la Porte Maillot; cela ne peut se faire qu'en coopération avec Paris.

La crise économique ne touche-t-elle pas la Défense de plein fouet?
La Défense souffre de la crise, comme tout le monde. Cependant, le taux d'occupation du site n'a pas faibli. Et l'attractivité reste forte. Trois tours viennent de faire l'objet d'une location longue durée par le groupe Suez-GDF. Il est vrai qu'on constate une réduction des ventes. Mais les locations restent stables, même si certains loyers baissent.

Dans ce contexte, parler de "renouveau de la Défense", est-ce encore crédible?
Le renouveau de la Défense, c'est d'abord répondre aux problèmes des tours obsolètes, en termes d'économie d'énergie ou de productivité économique (câblage, très haut débit...). Pour bien faire, ces tours devraient être remplacées par d'autres. Or, ça coûte très cher de démolir une tour, pour la remplacer par une autre. On a donc institué une règle pour inciter les propriétaires: si vous détruisez une tour à la Défense, on vous donne 40% de droits à construire supplémentaires, au lieu de vous les vendre. Celui qui possède une tour de 80 000 m² peut ainsi la raser pour construire à la place une tour de 126 000 m². C'est rentable pour lui et cela stimule le renouveau.

De nouvelles tours doivent-elles sortir de terre prochainement?
Quatre tours sont en construction ou en démolition-reconstruction: la salle des marchés de la Société Générale dans l'immeuble Basalte (43 000 m²), les tours Athéna, Prétorium (10 000 m² de bureaux) et First (86 000 m²). Elles seront livrées cette année ou l'année prochaine.

La tour Signal de Jean Nouvel est-elle menacée par les défections des investisseurs?
Les investisseurs espagnols ont eu des problèmes graves. Jean Nouvel est en train de reconfigurer son tour de table. Il se débrouille pas mal. Le projet est retardé, mais pas compromis.

Vous venez de confier une mission d'étude à une agence d'architectes, visant à "valoriser le territoire de la Défense" et "conforter son image à travers le monde". Qu'en attendez-vous concrètement?
On veut changer beaucoup de choses à la Défense, à commencer par la signalétique et les itinéraires. S'il y a une critique unanime, c'est qu'on se perd à la Défense. Même les chauffeurs de taxi ne s'y retrouvent pas, certains refusent de s'y rendre! On est en train de reconfigurer tout cela, par exemple en attribuant des noms aux rues, aux places et aux quartiers, comme dans une ville normale, au lieu des chiffres abstraits et souvent incohérents. Par ailleurs, des ouvrages ont vieilli et demandent à être modernisés; ce qui nécessite une grande étude. Enfin, nous avons des espaces très importants sous la dalle qui ne sont pas utilisés. C'est un grand gâchis. Nous réfléchissons sur leur devenir possible. Comme vous le voyez, les projets sur la Défense ne manquent pas!
Par Association Grand Paris
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