Un tramway constesté, mais sur les rails

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I  20 MINUTES I Créé le 29.10.09 à 07h20 | 

Huit ans après la première enquête publique sur le tramway Châtillon-Vélizy-Viroflay (T6), les premiers coups de pioche sont (enfin) donnés. Mais voilà que le dossier refait surface devant le tribunal administratif de Versailles (Yvelines). La justice examine aujourd'hui l'appel de différents plaignants contre ce projet. L'association Oui au tramway Non au tracé conteste plusieurs points du dossier.

D'abord « la partie souterraine sur 1,6 km à Viroflay », explique Monique Jouve, présidente de l'association. « Un ingénieur géologue de Viroflay estime que le passage du tunnelier peut dégrader les fondations des bâtiments », argumente Francine Mendel, membre de l'association, et opposante au maire (DVD) de Viroflay. Le maire, Olivier Lebrun, assure que « l'étroitesse des voies et la densité de la ville ont imposé ce tunnel. Je comprends les inquiétudes, mais les techniques d'aujourd'hui sont fiables. Nous avons pris des garanties. »

Autre critique : le coût. « Nous en sommes aujourd'hui à 384 millions d'euros, pour un projet de départ de 282 millions », s'étrangle l'association. Soit 27,4 millions d'euros du kilomètre. Un peu plus que la moyenne d'une ligne de tramway, de l'ordre de 20 millions d'euros, mais moins que d'autres projets comme le prolongement du tramway des Maréchaux de Paris, 45 millions le km, ou le tramway de Nice, qui s'est terminé à 60 millions/km.

Enfin, le choix d'un tramway sur pneus est aussi très contesté par l'association. « Pourquoi l'appel d'offres a-t-il été lancé uniquement pour ce type de matériel, écartant d'emblée un tram sur rail, alors que le peu d'exemples, à Nancy, Caen ou à Padoue [Italie], nous prouve que le tram sur pneus n'est pas une réussite ? », s'interroge Francine Mendel. « Il y a eu des dysfonctionnements au début, reconnaît Olivier Lebrun. Mais ce n'est plus le cas maintenant. Pour les parties du tracé en côte, le tram sur pneus s'avère plus fiable », assure-t-il.

Le projet a de toute façon été déclaré d'intérêt public en 2006. « Il a démarré, et il est très attendu, notamment pour désenclaver Vélizy et Meudon », poursuit Olivier Lebrun. Reste à savoir quand il verra le jour. La première mise en service était annoncée pour 2007. Puis 2012. Maintenant 2013. « Ou 2014 », hésite le maire de Viroflay. W

Mickaël Bosredon

Publié dans Transports

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