Grand emprunt : ce que propose le Medef

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LE FIGARO 05/10/09 I Cyrille Lachèvre et Yann Le Galès 


Laurence Parisot, présidente du Medef.

L'organisation présidée par Laurence Parisot insiste sur le soutien financier des PME, le développement de réseaux technologiques et d'infrastructures de transport, et le financement de campus.

Le Medef a finalisé les propositions qu'il soumettra à la commission Juppé-Rocard chargée de définir les priorités d'investissements du grand empruntnational. L'organisation patronale présidée par Laurence Parisot a travaillé tout l'été, sous l'égide de Pierre Nanterme - qui préside sa commission économique - pour collecter et synthé tiser les multiples propositions issues de chacune de ses fédérations industrielles. Le rapport, que Le Figaro s'est procuré, sera présenté le 13 octobre prochain au conseil exécutif du Medef avant d'être envoyé aux deux anciens premiers ministres.

Sept principes ont guidé la réflexion des chefs d'entreprise. En particulier, le Medef recommande de «rendre cet emprunt vertueux en renforçant en parallèle la maîtrise des dépenses publiques», de «concentrer les investissements sur un nombre restreint de programmes transversaux», et, bien entendu, d'investir «sur des projets présentant un retour sur investissement élevé pour le pays». Au final, l'organisation formule neuf propositions. Mais - principale originalité - il ne s'agit pas de neuf suggestions de secteurs dans lesquels investir. Cinq sont des propositions de méthodes. Le Medef juge que les règles de mise en œuvre de ces futurs investissements sont au moins aussi importantes que leur destination. Quatre propositions portent sur le fond et les domaines dans lesquels investir effectivement l'argent qui sera collecté. L'organisation ne se prononce pas, à ce stade, sur un montant idéal de capitaux à lever. Mais ses responsables jugent qu'une fourchette de 15 à 30 milliards d'euros, bien employés, pourrait suffire à stimuler la compétitivité de l'économie française.

• Systématiser les coopérations public-privé

Le Medef propose que les décisions soient prises en «étroite concertation avec le monde des entreprises et en laissant le marché jouer son rôle». Ce n'est qu'en relayant l'investissement privé que l'investissement public générera un effet de levier maximal.

• Assurer un retour sur investissement à un horizon 10-15 ans

Dans la mesure où l'investissement public né du grand emprunt devra se substituer en partie à l'investissement privé, le Medef estime que les projets devront porter sur un horizon plus large que celui de l'entreprise, plutôt traditionnellement fixé à 7-10 ans. Pour autant, le Medef ne souhaite pas que les investissements soient programmés sur plus de 20 ans au motif qu'un délai aussi large «rend très aléatoire un calcul de retour sur investissement».

 Favoriser les programmes transversaux sectoriels

À la différence des grands programmes d'avenir lancés dans les années 1960 et 1970, qui étaient «monosectoriels», le Medef estime que la croissance provient de filières économiques larges, sans frontières entre elles. Il suggère que les projets retenus soient ceux associant le plus d'acteurs à la fois.

• Créer des agences dédiées à la gestion des programmes

Plutôt que de confier la réalisation des programmes d'investissement à des ministères, le Medef recommande de confier les fonds à des agences employant des salariés issus du privé et du public. Il s'inspire de l'exemple de l'Economic Development Board de Singapour, l'agence chargée de planifier la croissance de la cité-État asiatique.

 Renforcer les fonds propres des pme-eti

S'il ne doit y avoir qu'une seule mesure à prendre avec l'argent du grand emprunt, ce doit être celle-ci, insiste le Medef. L'organisation juge notamment indispensable la mise en place de fonds de garantie pour les petites entreprises, qui pourraient recevoir jusqu'à un milliard d'euros par an pendant dix ans.

• Se focaliser sur les filières d'avenir : écotechnologies, biotechnologies, infotechnologies

«La plupart des projets du grand emprunt nécessitent une infrastructure très haut début largement déployée», estime l'organisation patronale. Un tel réseau, déployé dans toute la France, permettra ensuite de développer la télémédecine, la route intelligente ou la smart grid, qui consiste à favoriser la répartition de l'énergie électrique selon la densité de population à un instant donné.

• Investir dans les infrastructures productives (numérique, logistique, transport multimodal)

Pour le Medef, la France doit se doter d'un vrai réseau logistique pour lui donner la capacité de capter les flux du commerce mondial. Cela passe par les ports maritimes, le fret ferroviaire ou encore le renforcement des capacités aéroportuaires.

• Développer des campus supportant des filières d'avenir

Le grand emprunt doit servir à développer le capital humain en rapprochant, sur des pôles d'excellence, des universités, des entreprises et des laboratoires de recherche.

• Conditionner la mise en place de l'emprunt à la réduction de la dépense publique

«Le montant et les critères d'affectation du grand emprunt doivent être définis en cohérence avec la réalité financière des comptes publics», insiste l'organisation patronale. 

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David C. 22/11/2009 02:11


Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l'Argent !

Non à l'emprunt Sarkozy !

Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d'intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des
politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.

Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.

Le château de cartes de la finance est entrain de s'effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l'argent au service de la population.

David C.
david.cabas.over-blog.fr