Jean-Paul Huchon sort de ses gonds

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I LEXPRESS I 07/10/09 Jacques Trentesaux

Alors que le projet de loi sur le Grand Paris doit être présenté, mercredi 7 octobre, en conseil des ministres, le président (PS) du conseil régional d'Ile de France affûte sa riposte. 


Alors que le projet de loi sur le Grand Paris doit être présenté, mercredi 7 octobre, en conseil des ministres, le président (PS) du conseil régional d'Ile de France affûte sa riposte.

"Un grand rêve ringard et archaïque" ; "Une vision napoléonienne de l'urbanisme"... Jean-Paul Huchon n'a pas mâché ses mots à la veille de la présentation en conseil des ministres du projet de loi sur le Grand Paris.

Le président (PS) de la région Ile de France est même allé jusqu'à évoquer une menace "de privatisation de l'aménagement francilien" et "des soupçons de spéculations immobilières" si d'aventure le gouvernement recourait, comme il le craint, à des majors du BTP pour mener à bien son projet.

Jean-Paul Huchon a posé quatre exigences qui risquent d'être autant de voeux pieux: 1/le retrait du projet de loi ; 2/l'approbation du schéma directeur de la région Ile de France (SDRIF); 3/la mise en oeuvre de l'engagement financier de l'Etat dans son "plan de mobilisation des transports franciliens"; 4/la reconnaissance de la pertinence du syndicat Paris métropole comme instance de concertation légitime pour bâtir le Grand Paris. A défaut, le président de la région Ile de France envisage d'engager plusieurs recours contentieux.

Jeudi, le conseil régional devrait ainsi "exiger" que le gouvernement transmette immédiatement au conseil d'Etat le SDRIF tel qu'il a été voté par le conseil régional voici plus d'un an. Ce vote devrait être le préalable à une saisine du tribunal administratif pour non respect du "délai raisonnable" prévu par la loi.

Une saisine du conseil constitutionnel pour "non respect du principe d'autonomie fiscale des collectivités locales" est aussi à l'étude. Les services de la région ont en effet calculé que la part d'autonomie fiscale de la collectivité locale tomberait de 25% à... 9% après l'adoption de la réforme de la taxe professionnelle. A l'évidence, la campagne pour les élections régionales est lancée. 

Publié dans Actualité Grand Paris

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