[92] Apprivoiser la Seine

Publié le par Association Grand Paris

PRESSE I JDD27/09/09

Les Hauts-de-Seine prévoient d’aménager les berges le long de sept de ses communes.

’aménager les berges le long de sept de ses communes.

La Vallée rive gauche est un projet majeur pour les Hauts-de-Seine d’un montant de 200 millions d’euros. C’est un vaste programme d’aménagement des berges de la Seine et de la RD7 entre le pont de Sèvres et Paris, en passant par Issy-les-Moulineaux, Meudon et Sèvres. Dans sept ans, 4,2 kilomètres de berges seront aménagés autour de 20 hectares de voirie et d’espaces verts. Six hectares sont consacrés à la départementale, transformée en boulevard urbain à deux files de circulation par sens, doté de carrefours à feux. Quatorze hectares sont réservés à la création d’espaces verts et paysagers et aux circulations douces. "Ce projet global d’aménagement répond à la volonté d’ouverture des villes sur la Seine. Il vise à reconquérir les rives en les rendant accessibles, agréables, paysagères, tout en améliorant les conditions de circulation sur la RD7", explique Hervé Marseille, vice-président (UMP) du conseil général et maire de Meudon. Désaccord des Verts. Ils préconisent une voirie organisée en une fois deux voies, élargie ponctuellement pour desservir les quartiers, régulée par des ronds-points sans feux, déjà expérimentés avec succès sur le Bas Meudon.

Le consensus est général en revanche sur les aménagements paysagers, même si les Verts le trouvent "trop minéral". "Le projet paysager donne l’idée d’un grand parc linéaire urbain et recrée une biodiversité. Ce sont les dernières berges naturelles avant Paris et ses quais minéraux", souligne Nadia Herbreteau, paysagiste de l’agence Ilex. Le projet trouve son identité dans l’équilibre entre son usage – les visiteurs doivent s’approprier les berges –, et la préservation de berges naturelles sensibles.

Cinq lieux majeurs s’égrennent le long de la Seine

Reliés par des cheminements piétonniers et cyclistes, cinq lieux majeurs s’égrènent le long de la Seine : le belvédère du pont de Sèvres connecté au métro et au tramway (Sèvres), la grande pelouse de l’Echappée Belle (Meudon), le parc urbain, la place des Hirondelles, le mail du pont d’Issy (tous les trois à Issy-les-Moulineaux). "L’Echappée Belle, face à l’île Seguin, se présente comme une grande pelouse agrémentée d’un quai et d’emmarchements qui permettent de toucher l’eau. Quand la façade de l’île Seguin sera reconstituée, l’Echappée Belle deviendra un lieu emblématique. En perspective profonde, on aperçoit toute la Seine en amont", décrit Guerric Péré, paysagiste et patron de l’agence Ilex.

Avant l’enquête publique qui doit se tenir au dernier trimestre, le département des Hauts-de-Seine a donc lancé une campagne d’information sur le projet Vallée rive gauche (VRD). Pour les automobilistes et piétons, des panneaux ; pour tous, un site Internet (www.vallee-rive-gauche.fr) et 172.000 dépliants diffusés sur sept communes (Boulogne, Clamart, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Saint- Cloud, Sèvres et Vanves). "De la propagande", tranche Catherine Candelier, conseillère régionale (Verts), en désaccord avec le projet, notamment sur l’aménagement de la RD7.

Cette campagne d’information marque le début des procédures. Après l’enquête publique à la fin de l’année, la déclaration d’utilité publique doit être obtenue en 2010, les travaux s’échelonner de 2011 à 2015, et l’ouverture prévue en 2016. Cela fera vingt ans qu’on parle d’aménager les berges de la Seine entre Issy et Sèvres

Hervé Guénot - Le Journal du Dimanche

Publié dans 92 - Hauts de Seine

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